Mme de Thomerel, Daniel, Madeleine
MADELEINE
Do quel amant pariez-vous? (MoaTomeat da louIm.) En vérité, je ne comprends rien à votre colère.
MADAME DE THOMEREL.
Et VOUS croyez qu’aujourd’hui , lorsque la passion aveugle, ardente, me pousse vers lui, vous croyez, vous avez pu croire que j’allais partir! Non, non, madame ! je reste! Mais, est-ce que vous ■limez, est-ce que vous savez aimer, vous? Queile est la douleur qui vous l’aurait appris? Avez-vous pleuré loin de lui? Avez-vous foulé aux pieds votre noriri, votre dignité, votre honneur? Êtes-vous passée parThumilialion, la honte, le remords? (sapprochtntdeMadeleina*.) Allons doncl est-ce que vous aimez? Est-ce que vous savez aimer, vous ? .
MADELEINE, patsant à l’sitrdmitd gauche *■
Madame, madame!
DANIEL
Non ! elle n’a pas pleuré loin de moi, mais elle m’a empêché de pleurer près d’elle ; elle n’a pas foulé* aux pieds son nom , sa dignité, son honneur, mais elle a fait mon nom glorieux, elle m’a rendu intacts ma dignité et mon honneur. Vous aviez tout détruit sur votre pas.sage, elle a tout relevé! Je maudissais, j’ai prié. Vous avez été le hasard de ma vie, elle en a été la Providence! Lorsque vous avez quitté ma maison, les larmes et le deuil y sont entrés; elle, en me quittant, ne me laissera que des regrets sans amertume, un souvenir qui sera éternellement doux, ayant été éternellement pur ! Ah! vous avez raison, elle n’aime pas, elle ne sait pas aimer!
(m. de charlj et Flambier pantieent. )