SCÈNE PREMIÈRE
FLAMBÏ^R, MAURICE A
FLAMBIEH, *
Ne bougez pas, Maurice, je fais les yeux.
MAURICE, se levant.
Ne faites pas les yeux, Flambier, je bouge, (s-étirant.) Ouf! savezvous que c’est dur, à la longue !
FLAMBIER.
Que diriez-vous donc, si vous étiez modèle ?
MAURICE
Je dirais que je suis fatigué. (ii f.u quoique* p»..) Où met-on le tabac ?
FLAMBIER, k son chevalet, U travaille.
Il doit flâner quelque part par là sur la cheminée. ^
MAURICE
Le voilà. Avez-vous du papier à cigarettes ?
I. Tonte» les indicalions sont prises de la salle. Le premier personnage inscrit tient toujours la gauche .du spectateur. — Les changements de place sont indiqués par des notes.
Du duc Job, tenez, (u i* lui P&HSO . )
MAURICE, allant à reatr^me droite.
J*ai bien fait d’oublier le mien. Avez-vous vu Daniel ce malin ?
(il roule une cig;ârette et l’allume.)
FLAMBIER, aana bouger.
Il travaille.
MAURICE, fumant.
C’est à peine si on l’aperçoit. Oh I je n’en veux pas dire de mal, devant vous surtout, devant vous le compagnon fidèle, l'ami inséparable I Cherchez bien dans vos souvenirs, Flambier, vous devez être son père ?
FLAMBIER, souriant.
C'est possible, mais je ne me le rappelle pas-
MAURICE
Vous l’avez eu si jeune I — Mais enfin, pourquoi semble-t-ilnous fuir? Il allait dans le monde, il n’y va plus. Il allait à l'Opéra, il n’y va plus. Le soir, il est sorti ; le matin il n’est pas rentré. Je l’avait chercher partout, et on ne l’a trouvé nulle part, d’où je conclus que c’est un homme perdu I
FLAMBIER.
Puisqu’on vous dit qu’il travaille.
MAURICE
Alofê, il travaille trop.
FLAMBIER.
Continuons-nous la séance ?
MAURICE
Volontiers, mais n’oubliez pas de dire à Daniel que la première foi^iue je le rencontrerai, je lui demanderai un service?
* FLAMBIER.
Vous le lui direz bien vous-même ; il doit venir voir votre por- ' trait.
MAURICE
S’il en est ainsi, je lui pardonne. s. plaçant à u droit, d. Fumbior •« nsardant.) Que faites-vous? .