‹ Daniel Lambert drame en cinq actes en proseChapitre 3 sur 117 · ACTE I · texte numérisé non relu

ACTE I

PLAMBIER.

Je ûnis voire cravate. Hein, qu’en dites-vous?

MAURICE

Elle parle. Laissez-moi un peu me regarder? Ah! c'est parfait!

PLAMBIER.

Bon ! bon ! retournez à votre fauteuil.

MAURICE^, aa rataerant à la plaça*

Toujours le môme ! il vous saute à la gorge au premier compliment qu’on lui fait ! (Reprenant la poaa.) Jc VOUS assure que mon oncle sera enchanté.

PLAMBIER.

Cela ne sortira pas de la famille. Vous vous envoyez loin?

* MAURICE

A Versailles. Je vais m’y ennuyer, mais que voulez-vous? il ne faut rien refuser aux parents âgés — de soixante mille livres de rente.

PLAMBIER.

On ne’dira pas que vous ne respectez pas la vieillesse au moijis ! Ah ! quel banquier vous ferez, Maurice ! Moi, j’ai manqué ma vocation, et sans mon père je serais aujourd’hui dans le commerce, au lieu de broyer...

MAURICE

Du noir ? — vous dites cela.

PLASIB1ER, traTftUlant.

Et je l’aurais fait; est-ce que vous croyez que je me prends au sérieux? J’exécute des tableaux, des portraits et tout ce qui concerne mon état, car pour moi, c’est un état, mais je sais bien que je ne suis qu’un manœuvre. Après tout ce n’cst pas de ma faute, et je ne m’en veux pas. Mon père, un bourgeois, ayant entendu parler de ces faux dieux qui roulent voiture, a voulu que je fusse peintre. — Si tu n’es pas artiste, je te déshérite ! — Il n’avait rien à me léguer, aussi ai-je dû lui obéir. Après deux CÆntsVénds de Milo, trois" cents Germanicus et un millier d’écorchés, je savais camper un bonhomme. Ma première galette, — une Suzanne aux bains qui ♦ «

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