ACTE II
MADELEINE
Vous avez eu tort, monsieur; fiés demain je verrai le ministre, et tout ce que je pourrai faire pour vous, soyez sûr que je le ferai. — Avez-vous des concurrents ?
DE VI GE, M ras«ejani.
Je n’en connais qu’un , dont l’intelligence et la capacité m’effraient.
MAURICE
Vous êtes peureux, vicomte.
MADELEINE
C’est fâcheux.
DANIEL
D’autant plus fâcheux, madame, que je viens solliciter voire protection pour lui aussi.
MADELEINE
Sérieusement ?
MAURICE
Si'rieusement, madame.
DANIEL
Le concurrent de M. do Vige est un de mes bons camarades, et je comprendrai d’autant mieux l’indécision du ministre, que je serais moi-même fort embarrassé pour choisir entre eux deux.
MADELEINE
Et quel est-il ?
MAURICE, se lerant.
Moi, madame.
MADELEINE, se levtni aveo st/^prise.
Vous, monsieur? Mais je ne pourrai vous faire nommer ensemble I
DE VIGE.
Nous le savons, madame, et nous sommes résignés d’avance.
DANIEL
Faites un miracle, madame la comtesse.
MAURICE
Nous ne pouvons être également partagés, mais notre reconnaissance sera la même.
MADELEINE, triTerunt à rextrjme (luche
Je tAcherai d’arranger les choses à voire salisraclion commune.
(a D»ni.i.) Et à la vôtre aussi, monsieur.
DANIEL
Ce n'est pas en vain qu’on vient à vous, madame; mon nom est bien peu de chose, mais, j’en suis sûr, M. le ministre se souvient encore de mon père, qui a servi pendant trente ans sous ses ordres.
MADELEINE
Ah ! — vous no demanderez donc jamais rien pour vous, mon- ' sieur?
DANIEL
Jamais, madame, par égoïsme.
Celte fois je ferai des mécontents, c’est de votre faute; mais ce que je puis promettre (à <i« vira et k Mearice} c’est une réponse pour mercredi chez le baron, où j’espère vous rencontrer. (Deniet ■«
retire rerele foud à droite.)
MAUBICE.
Nous n’y manquerons pas, madame.
MADELEINE
Comptez sur moi, messieurs.
DE VICE
Notre avenir ne peut être mieux placé qu’entre vos blanches
mains. (lleforteDtper le fond aprit avoir aalué reapeotueuM-ment la oomietee.)