‹ Daniel Lambert drame en cinq actes en proseChapitre 56 sur 117 · ACTE II. .S · texte numérisé non relu

ACTE II. .S

Vous n’avez pas douté de la sincérité de mon dévouement. Vos amis seront nommés, je vous le promets, (uong suence.) Qu’avezvousŸ

DANIEL, iprAi un« court» bëtiution et preoant la main d» HadaUin*.

J'ai menti tout à l'heure en disant que j'étais venu pour eux seuls.

MADELEINE

Comment ?

DANIEL

Oui. — Madeleine, vous avez toujours été bonne et dévouée pour moi; j’étais venu à vous parce que j’étais faible et isolé; j’étais venu à vous parce que vous chantiez mes refrains inconnus, comme je les entendais chanter la nuit dans mes rêves; aujourd’hui je viens à vous parce que je soulTre.

* MADELEINE

Daniel !

DANIEL

Écoutez -moi, Madeleine; nous parlions un jour de l’amitié comparée à l’amour, et je vous disais ; — Il est certains services qu’un homme peut demander à un ami, mais qu’il ne demandera jamais à sa maltresse. Alors vous me posâtes cette question : Mais si, moi, par exemple, moi qui n’ai pas éteetqui no serai jamais votre maîtresse, si je vous donnais mon amitié, uneamitiésiire et vraie, hésiteriezvous â vous adresser à moi dans les circonstances dont vous voulez parler? Je ne répondis point. — Eh bien! Madeleine, aujourrl’hui ^ c’est à cette amitié vraie, comme vous disiez alors, que je viens faire appel; car le service que j’ai à vous demander est un de ceux qu’on ne peut réclamer que d’un ami : — c’est un service d’argent !

IIADELEl?i E) âveo effusion et rejetant sa broderie.

Ah I merci, Daniel ! — Mais à l’émotion qui vous domine, à votre trouble, ami, je devine que des circonstances graves, terribles peut-être, vous ont amené vers moi. Fuis-je sans indiscrétion vous demander une confidence entière et...

DANIEL, dan» un troubla eztrdina.

Madeleine...

MADELBINR.

Ne pouvez-vous pas tout me dire? Un [grand malheur vous menace ?

DANIEL

Oui !

MADELEINE

Est-ce que votre mère?

DANIEL, TiT0meoi>

Oui, Madeleine... Ma mère!

MADELEINE, nreo émotion.

Ah!

DANIEL, tr^s-gtoé.

Ma mère est à Neuilly depuis huit jours... et gravement malade... Les sacrifices... — (s« lerant arec dcMspoir et honte-) Ail! Made!einc, allez, il faut que je sois bien désespéré pour m’adresser à vous!

MADELEINE, ae leTant.

Ah! no me dites pas cela, et laissez-moi plutôt vous remercier de m’avoir assez estimée pour me demander un service qui nous honore tous deux.

D. A NI EL, A pArt avec bonlo.

Oh ! Dieu I

MADELEINE

Cette somme qui vous est nécessaire... (u. dacharig paraît a« fond.) Ah! tenez, voici justement le comte, (m. a* cbarir «t Danui ta aaïuent.)

SCÈjSE VIII.

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