FUmbitr, Mauiice^Saniel
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DANIEL
D’une calomnie, Maurice.
FLAHBIER.
Il y à longtemps déjà que la calomnie a volé à la renommée ses cent voix I
MAURICE
Je suis tout confus, mon cher Daniel, de mon étourderie, qui m‘a fait oublier un instant que la position que j’occupe chez M. de Charly, c’est à vous que je la dois.
DANIEL
A madame la comtesse, voulez-vous dire? ^
MAURICE
Je ne la connaissais pas alors, et c'est vous... Il faut avouer que je suis d’une maladresse inouïe, je vous fâche juste au moment où j’ai un service à vous demander.
DANIEL
Je ne m’en souviendrai que lorsque je vous l’aurai rendu, si je puis vous le rendre. De quoi s’agit-il ?(u sw.«.j sur la chaise où posait
Maurice*)
flÂmimkh.
Je n OCOUtC pâS. (il monte rer» le foud reculer son cberalet et ranger ses cou"* leurs.)
MAURICE) se iournaDt Vers Flambier.
Écoutez plutôt, Flambier, car, pour obtenir quelque chose, deux amis valent mieux qu’un. Voici l'aflaire; vous savez que le mercredi est le jour de réception de madame de Charly. Mercredi dernier, j’appris, par un de ces hasards que les contredanses seules peuvent fournir à un jeune homme qui danse, qu’une place de secrétaire d’ambassade était vacante; sans m’inquiéter de la localité, je cours rédiger une pétition que je remets séance tenante à M. do Charly. Elle fut favorablement accueillie par lui; mais il me prévint que j’avais déjà un compétiteur. Vous n’igiiorez pas, mon cher Daniel, que ces nominations dépendent du ministère des affaires étrangères, et que le ministre actuel est frère de madame de* Charly. Elle n’a qu’un mot à dire pour me faire nommer, mais ce mot, je n’ai pas encore osé le lui demander. L’affaire est