ACTE I
manteau et qui parlent du soleil pour vivre grassement à l’ombre. Non certes je ne te donnerais pas ma fille 1 — Vous pouvez vous lever, Maurice, votre portrait est fini; mais, s’il est ressemblant,
f renez-vous-en à Daniel , qui m’a fait sortir de mon caractère !
Maurice le 1ère. Flambler nettoie sa palette et la remet dane ea boîte à couleurs. ) DANIEL, traTCrsant à l’extrême droite^.
Quel singulier garçon I
MAURICE
Vous le poussez à bout; voyons, Daniel, pourquoi désespérer ainsi de l’avenir? L’opéra que vous terminez nous promet des merveilles; chacun vous accueille avec empressement; le monde vous est ouvert ; que pouvez-vous désirer de plus ?
DANIEL
' Je désire que vous me montriez votre portrait que je n’ai pas encore vu.
*' MAURICE
Vous le verrez à votre aise tout à l’heure. Mais répondez-moi. Pourquoi n’allez-vous plus chez la comtesse Madeleine?
DANIEL, hésitant»
Je n’ai pas d’habit noir.
, MAURICE
C’est une raison de tailleur que vous me donnez là!
DANIEL
Voulez-vous que j’y aille en bras de chemise?
PLAMBIER, tout en rangeant ses boîtes»
Voilà une idée qui aurait charmé mon père; comme il aurait trou\é cela artiste 1
MAURICE
C’est une charmante femme. Vous avez été son amant, n’est-ce pas, Daniel?
Maurice I
DANIEL, Tirement*
MAURICE
Allons, allons, ne vous fâchez pas d’une plaisanterie.