‹ Daniel le prophète, exposé dans une suite de lecons pour une école du dimancheChapitre 129 sur 198 · DAMBL DEVANT LA VISION · texte numérisé non relu

DAMBL DEVANT LA VISION

Ce retour va nous conduire jusqu'aux premières réponses

qu'un des anges de la vision lui fait entendre. Daniel, en

effet, lé consulte par deux fois : une première fois sur les

quatre monarchies, une seconde fois sur la petite corne^ et

l'ange , à son tour, lui répond par deux fois : une première

fois sur la suite dés empires, une seconde fois sur la suite de

la Religion. *- Voub comprendrez donc bien, que, puisqu'il

n'est point encore ici question de cette seconde réponse de

l'ange, nous soyons obligés de laisser pour quelque lerops la

petite corne et de revenir è la bête qui la porte, je veux dire,

aux destinées purement politiques de l'empire des Latins.

Toutefois, mes amis, ne vous plaignes paB de ce retard ; car

en étudiant ainsi de plus près les destinées de Rome, et en

comparant pour cela notre prophétie avec celle qui avait été

donnée quarante-huii ans plus tôt à Nébuchadnetsar et avec

celle qui fut donnée six cents ans plus tard à l'apôtre saint

Jean, nous Verrons descendre encore de vives lumières, j'ose

vous le promettre, sur ces admirables révélations.

Pour aujourd'hui donc , je l'ai dit , nous retournons à la personne de Daniel. — Où l'avions-nous laissé ?

— Nous l'aviohs laissé dans son lit à Babylone, au milieu de la nuit et devant là vision.

•-«-'Oui, dans son lit et devrait la vision ; mais agité, profondément ému et dans le tumulte sublime de cette nuit miraculeuse. *— Qu'on se mette à sa place. Les mystères de l'avenir, les longues destinées des empires et de l'Église , lés gloires inénarrables du ciel passaient devant ses yeux ; l'Ancien des jours, les millions d'anges , les trônes dressés, les livres ouverts, un fleuve immense de feu sortant du trône et se répandant de devant kri ! Ses émotions allaient croissent et c'en était déjà trop pour lui, jusqu'à ee qu'enfin, voyant arriver le Fils de l'homme en sa gloire , il ne peut pins soti<-

436 leçon xlii. — dan. vu, 43, 14, 46, 46, 47, 48.

tenir tant de splendeurs , il tombe en défaillance. Mais à peine a-tril repris ses sens* qu'il s'enhardit par deux fois à faire des questions à l'un des assistants, et 'que par deux fois il reçoit des réponses.

Je commence par expliquer, mot après moi, les versets de notre texte; tout y demande notre attention : il s'agit de Jésus-Christ 1 rien ne saurait surpasser l'importance et la solennité de cette partie de la vision. J'y consacre donc cette heure; nous en sommes au verset 13.

Je regardais encore dans les visions de la nuit, et voici comme le Fils de l'homme qui venait avec les nuées des deux*

On pourrait traduire plutôt : Et voici comme un Fils d'homme; ainsi qu'a dit saint Jean, au treiizème verset de l'Apocalypse : Et voici un être semblable à un fils d'homme. — En effet, chers enfants , aucun prophète, jusqu'à cette époque, n'avait désigné le Messie par ce nom spécial, « Le Fils de l'homme; » et c'est, à ce qu'il semble , d'après Daniel qu'on a dès lors pris l'usage de l'appeler ainsi. Daniel a donc pu dire : Et voici comme un Fils d homme qui venait Tvee les nuées descieux.

Mais quel étonnement, je vous le demande, et quel trouble un tel spectacle n'eût-il pas jeté dans les pensées de ce prophète , s'il n'y avait été préparé par les connaissances de sa foi? Un fils d'homme dans le ciel! et ce fils d'homme se présentant tout seul devant l'Ancien des jours qu'on voit assis là sur son trône de feu ! Que dis-je ? ce fils d'homme passant à travers tous les anges et toutes ces flammes de feu , pour quoi faire? pour recevoir de son Dieu « la seigneurie et l'honneur et le règne/ » — Quel spectacle, ô mon Dieu ! — La gloire ineffable était révélée à Daniel dans son éclat le plus effrayant; les trônes étaient dressés; l'Ancien des jours était là devant lui ; à .peine déjà des yeux mortels peuvent-ils soute-

Page 1