‹ Daniel le prophète, exposé dans une suite de lecons pour une école du dimancheChapitre 13 sur 198 · XXIV AVERTISSEMENT · texte numérisé non relu

XXIV AVERTISSEMENT

rais plutôt ces additions dans les notes, à la fin du volume.

On voudra bien comprendre que, si je rappelle ces dates, c'est pour rendre témoignage, non pas à la sagacité des interprétations, qui ne sont point nouvelles et qui ne m'appartiennent point en propre, mais à la clarté des prédictions, à la beauté des prophéties, à la divinité des Écritures.

Déjà dans les jours du trop fameux philosophe néoplatonicien Porphyre, il y a seize cents ans, les incrédules, à la lecture du XIe chapitre de Daniel, déclaraient ses prédictions sur les successeurs d'Alexandre trop claires pour avoir été faites au temps de notre prophète. « On n'a pu les écrire, disaient-ils, que trois cents ans après, aux jours des rois Àsmonéens; car si elles étaient de Daniel, Daniel serait certainement un prophète et la Bible serait de Dieu! » — Je ne désespère pas qu'à lire avec nous son chapitre VIIe et les développements que lui a donnés saint Jean , plus d'un Porphyre moderne n'en vienne à dire aussi que ces prophéties sur l'Empire décem-royal et papal des Latins, comme aussi sur leur Empire Rouge et sur la démocratie des derniers temps, sont trop claires pour être de Daniel et pour être de Jean; qu'on n'a pu les écrire qu'aux jours de Robespierre et de Bonaparte, du roi Louis- Philippe et du général Cavaignac; parce que, si elles étaient de Daniel ou de Jean , Daniel ou Jean seraient certainement des prophètes, et la Bible serait de Dieu!

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