‹ Daniel le prophète, exposé dans une suite de lecons pour une école du dimancheChapitre 14 sur 198 · DE L'AUTEUR. XXV · texte numérisé non relu

DE L'AUTEUR. XXV

Ce qu'on trouvera donc ici , je l'ai dit, ce ne sont pas les développements de la prophétie de l'avenir ; c'en est plutôt le iil conducteur, tel que Daniel l'a fourni pour comprendre saint Paul et pour expliquer saint Jean. Je viens mettre seulement un des bouts de ce fil dans les mains de la jeunesse; et j'ose espérer que, les éléments du problème une fois bien reconnus au sein de nos églises, il s'y lèvera des hommes studieux qui chercheront à mieux faire. — Si leur marche est bien réglée, s'ils s'attachent au texte, s'ils respectent l'harmonie des révélations, s'ils savent reconnaître les jalons déjà plantés sur la route par l'expérience des temps et les travaux de leurs devanciers, de précieuses clartés naîtront sur leurs traces, et la foi de nos troupeaux en sera saintement affermie.

Il est sur ce sujet une remarque du grand Newton, qui me parait aussi juste qu'elle est encourageante. 11 la faisait, il y a cent cinquante ans, sur les travaux de ses prédécesseurs au XVIIe siècle. — C'est que tous les interprètes, même les plus faibles, ont pu contribuer en quelque mesure et malgré leurs erreurs à l'avancement de la science. — Il n'en connaissait pas un qui n'eût servi par quelque endroit à faire acquérir à l'interprétation des prophéties quelque lumière nouvelle; pas un qui n'eût su, tout en s' égarant sur plusieurs points, planter cependant quelquefois, en traversant la vraie route, quelque jalon directeur dont ses successeurs sauront profiter et qu'on n'arrachera plus. - Tel fut aussi le

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cas de ce grand homme. Lui-même à son tour put faire fausse route sur bien des points; mais il rendit sur beaucoup d'autres des services dont la science se souvient et qui demeurent après lui.

Je voudrais moi-même exprimer en terminant une pensée analogue mais inverse.

C'est que, de tous les interprètes, même les plus heureux, les Irénée, les Hippolyte et les Jérôme; puis les Yaudois et les Wicklefites; puis les Mède, les Vintrîga, les Newton, les Cressener, jusqu'au cortège moderne des Faber, des Gunninghame , des Irving, des Bickersteth, des Birks, et jusqu'à l'excellent Elliott, il n'en est aucun non plus, quelque grands qu'aient été ses services, qui ne se soit trompé sur plusieurs points. — Est-il besoin de dire que l'Auteur ne rappelle cette pensée que pour se t appliquer, et qu'à son tour, bien qu'il ait évité de se lancer dans les prophéties de l'avenir et s'en soit tenu le plus souvent à celles du passé, ne se flatte nullement d'avoir échappé dans son travail à l'infirmité commune? Il a marché partout dans cette recherche avec un désir honnête de rencontrer la vérité, et il a voulu suivre le plus souvent avec respect la route déjà marquée de nombreux jalons par ses devanciers. Il a pleine confiance dans l'exactitude au moins des grands traits de son interprétation ; mais il n'ose se flatter de n'avoir point erré sur leurs détails. — Il pense avoir pu (comme Newton le disait des plus faibles) rendre à son tour quelque humble service à la science; par exemple, sur l'in-

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