‹ Daniel le prophète, exposé dans une suite de lecons pour une école du dimancheChapitre 131 sur 198 · VOICI COMMR LE FILS DE I.' NOMME · texte numérisé non relu

VOICI COMMR LE FILS DE I.' NOMME

— Très bien ; elle n'a donc point eu de commencement , puisqu'elle a précédé tout commencement, et quau commencement elle était déjà. Et qu est-il ajouté ?

— « Elle était alors auprès de Dieu. »

— Oui, et, par conséquent, distincte du Père; mais en même temps, elle était Dku> une avec le Père et le Saint- Esprit. Achevez le passage.

— a Elle était auprès de Dieu et elle était Dieu. Toutes a choses ont été faites par son moyen, et rien de ce qui a été a fait, n'a été fait sans elle, »

— Rien de ce qui a été fait ; rien, vous l'entendez ! — Et n'est-il pas ajouté cependant que « cette Parole a été faite « chair? »

— Oui, au verset 14. « Et la Parole a été faite chair; et <c elle a habité parmi nons , et nous avons contemplé sa a gloire comme du Fils unique du Père. »

— Vous comprendrez donc désormais que, si Daniel se contente de dire : Et voici comme le Fils de F homme , c'est que la Parole n'était pas homme dès le commencement, et qu'elle ne pouvait apparaître comme homme à Daniel qu'en figure. Elle était alors la Parole éternelle, le Saint d'Israël, l'Ange de la Face; et quand elle se manifestait déjà par intervalles à ses fidèles, c'était pour préluder à son incarnation réelle, qui ne devait s'accomplir que dans la plénitude des temps, a Personne n'a jamais vu Dieu,» dit saint Jean; a mais le Fils unique, qui est dans le sein du Père, est celui a qui l'a manifesté (i). » — Aussi ce grand Tertullien de Carthage dont je vous parlais dimanche, disait-il à ce sujet , « qu'alors le Fils de Dieu voulut montrer de loin une appâte rence de son humanité.» — C'est ainsi qu'il se fit voir au

(1) Jean], 18.

46* leçon xlii. — dax. Vil, 43, 44, 49, 46, 47, 48.

patriarche Abraham sous les chênes de Mamré (4); au patriarche Jacob en Mésopotamie fi) ; au saint homme Moïse, sur la montagne d'Horeb (3); à Josué, sur te* bords du Jourdain (4) ; à Gédéon, tous lé chêne de Hopbra (5) ;aux parents de Samson, dans les plaines de Tsorah (6), Et c'est encore ainsi qu'il conduisait les Hébreux dans te désert <7).— Liae*moi là-dessus l'épi tre aux Galates, au chapitre lV,ferset 1.

« Quand la plénitude des temps est venue, Dieu a envoyé a son Fils, né d'une femme *

Vous le voyez donc, chers enfante , ce n'est que « en la plénitude des temps » que notre Seigneur Jésus-Christ, le Fils unique du Père, a commencé d'être homme lorsqu'il est apparu sur la terre , né d'une femme et médiateur unique entre Dieu et les hommes; car auparavant il n'avait point encore revêtu notre chair, pour nous être uni par le lien de la fraternité, et pour .arriver à nous tel que l'avaient annoncé les prophètes , je veux dire , comme fils d'Abraham et fils de David. — Mais continuons d'exposer nos versets.

Et il vint jusqu'à t Ancien des jours, et il se tint devant lui»

Il y aurait plutôt dans l'original : Et ils le firent approcher de lui; ce qui se rapporterait aux saints anges se rangeant pour lui faire place. — Ici Jésus-Christ nous est représenté comme la Parole faite chair , anéantie jusqu'à prendre la forme d'un serviteur, et recevant du Père, en tant que Fils de l'homme et qu'Emmanuel, « la gloire qu'il avait auprès a du Père avant que le monde fût ; un nom au-dessus de a tout nom; afin qu'au nom de Jésus, tout genou se ploie, « au ciel et sur la terre, et que toute langue confesse qu'il

(1) Gcn. XVIÎI. — <2) Gen. XXXI, 11-13; XXXII, ^40; XXXV, 0. - (3) Exod. III ; Act. VII, 30. — (4) Jos. V, 13.— (5) Jug. VI. — (6) Jug. III, 22. — (7) 1 Cor. X, 1-10.

DBVANf L'ANCIRN Dftfl lOUKS. 463

« eit le smaiftut, à la gloire de Dieu le Père (4). » —Quant à sa divinité « il est toujours le même, hier, aujourd'hui et éter» « nettement (S) ; » il n'a rien à recevoir, il est Jéhovah ; « lui et « le Père ne sont qu'un (3),» et a il soutient toutes choses par c la parole de sa puissance (A) ; s mais quant à son humanité, en tant qu'Emmanuel ou que « Dieu avec nous (5) , » il s'est a anéanti (6); » et c'est dans cet a anéantissement » qu'il a été relevé du Père et qu'il en a reçu le royaume. « Le Seigneur a c dit à mon Seigneur c Assieds-toi à ma droite, jusqu'à ce que a j'aie mis tes ennemis pour marchepied à teB pieds (7). »

Quelques commentateurs n'ont su voir dans la scène ici décrite du Fils de l'homme devant l'Ancien des jours, que l'ascension glorieuse de noire Seigneur, alors qu'il vint s'asseoir à la droite de Dieu (8). MaÎ6 c'était faire une erreur grave; c'était méoonnattre la belle unité de cette vision, qui, jusque4à, s'est majestueusement développée dans l'ordre naturel et continu des événements, et c'était d'ailleurs oublier les habitudes de l'Esprit prophétique. Le Saint-Esprit, il est vrai, pour qui mille ans sont comme un jour, se plaît sou»» vent à présenter comme en un même tableau des scènes diverses et successives de l'avenir, lorsque rien, à nos yeux, ne peut les séparer encore. Ainsi je ne repousse pas la pensée que, dans ce passage, le Saint-Esprit ait pu contempler d'un seul coup d'œil le Fils de l'homme dans toute sa carrière de gloire, depuis le jour où il s'est assis à la droite de Dieu, jusqu'au jour où (suivant la parole des anges) (9), descendant du ciel de la même manière qu'on l'y avait vu monter , il reviendra pour « l'éclatante apparition de son second avènement. » — Et si Daniel nous y semble voir sa

(1) Jean XVIII, 5 ; Ph. II, Ml.— (2) Héb. XIII, 8.— (3) Jean X, 30. — (4) Héb. I, 3. — (5) Matlb. I, 23. — (6) Ph. II, 7. — (7) Ps. CX, 1? Matth. XXII, M. — (8) Marc XVI, 19. — (9) Act. I, 11.

4G4 leçon xlii. — dan. vu, 43. 4 4, 45, 46, 47, 48.

séance à la droite de Dieu et son dernier retour comme deux événements qui se toucheraient, c'est parée que rien ne nous a été révélé de ce qui peut intervenir dans le ciel, et parce que a le ciel (comme il est écrit) doit contenir notre « Sauveur jusqu'au temps du rétablissement de toutes les « choses que Dieu a prononcées par la bouche de tous ses a saints prophètes dès le commencement du monde (1). »

Ce rapprochement prophétique de deux grands faits de l'avenir d'ailleurs éloignés l'un de l'autre est dans les habitudes du Saint-Esprit. Ainsi parle-t-il souvent dans les psaumes . dans les prophètes et dans les Évangiles. Écoutez-le, par exemple, au psaume GX : a L'Éternel a dit à mon Seigneur: a Assieds-toi à ma droite » (voilà l'ascension), — « jusqu'à ce « que j'aie mis tes ennemis comme marchepied de tes pieds ■ (voilà la seconde venue). Et au psaume second : « L'Éternel « m'a dit: Tu es mon Fils, je t'ai engendré aujourd'hui (voilà a l'incarnation) ; » a demande-moi et je te donnerai en héri- « tage les nations et en possession les bouts de la terre a (voilà la seconde Venin1) ! —J'en pourrais citer bien d'autres exemples.

Il en est des événements dans l'avenir comme des astres dans le ciel. — Voyez au firmament ces deux étoiles de grandeur et d'éclat différent qui forment une même constellation et qui semblent presque se toucher. En réalité , l'une des deux est peut-être plus distante de son apparente voisine que celle-ci ne l'est de nous : d'où vient donc leur rapprochement, et pourquoi cette illusion? — - Ah , c'est que , vus de la terre, les deux astres se projettent pour nous vers le même point du ciel sans que rien nous indique les profondeurs de l'espace qui s'étendent entre deux. Ne dirait-on pas,

(1) Art. III, 21.

LE FILS DE L* HOMME VKiNANT SUR LES NUÉBS. 165

tant ils semblent proches, que l'un va couvrir l'autre et qu'à peine un cheveu les sépare? Et cependant ils sont peat-étre plus éloignés entre eux qu'en une belle nuit d'avril Siriiis ne Test d'Antarès , alors que l'un se couche sur le Jura et que l'autre se lève sur les Alpes. — Eh bien, chers enfants , voilà justement ce qui se passe dans le ciel de la prophétie, quand les événements futurs nous y sont présentés vers un môme point de l'avenir, sans que rien nous révèle les faits intermédiaires. Il peut nous paraître alors aussi qu'à peine une heure les sépare; parce que nous ignorons entièrement ce qui doit se passer entre deux et que notre esprit les projette sur un même point de l'avenir, tandis qu'il y a peutêtre des siècles entre l'un et l'autre ; mais ces siècles vous ne les voyez pas, et les deux événements vous semblent se toucher. — Voulez-vous que j'en donne des exemples? — Voyez la prophétie où Jésus-Christ , sur la montagne des Oliviers, r avant-veille de sa mort , prédisait la ruine des Israélites et et leur relèvement. Vous pourriez croire au premier aspect que cette ruine et ce relèvement se suivent sans intervalle ; et cependant , l'une devait arriver dans quarante ans , et l'autre dans deux mille. — Voyez encore tous les passages d'Ésaïe et des autres prophètes qui annonçaient à la fois les deux venues du Messie, l'une dans l'humiliation et l'autre dans la gloire. Les Juifs les confondaient comme un seul événement, et nous savons bien, nous, que plus de dix-neu siècles les devaient séparer.

J'espère donc, chers enfants, que vous l'avez compris : quand Daniel ici voit le Fils de ? homme venant avec les nuées des cieux , et les anges lui faisant place devant l'Ancien des jours, c'est Jésus-Christ qui, monté au ciel et assis à la droite de Dieu , reçoit enfin du Père la seigneurie et F honneur et le règne, tous les peuples, les nations et les langues lui étant assit-

466 leçon XUI* — DAN. vu, 43, 44, 45, 46, 47, 48.

jettis; c'est Jésus-Christ redetoendtut du ciel, «pour « bier ses élus des quatre venu et pour amener U justice a des siècles ; » alors que fa grandeur des royaume* qui sont sous tous les cieux sera damée au peuple des saints du Souverain : sa domination est une domination éternelle qui 9èe passera point à d'autres; et son règne ne sera point dissipé* -— Je pasae maintenant au verset 15.

Alors r esprit me défaillit dans mon corps ^ à moi Daniel, et les visions de ma tête me troublèrent.

Il y a proprement dans le chaldéen de Daniel : Alors f esprit me fut coupé, (coupé! c'est précisément aussi là ce que signifie notre mot français de syncope, dans son étyraologie), alors r esprit me fut coupé, à moi Daniel, au milieu de son fourrée» (car notre corps , après tout , n'est qu'une pauvre enveloppe où l'esprit est engagé , comme une épée aoérée et brillante le serait dans sa gatne).

Mais voyez , chers entants, voyez Daniel ! Le voilà couché

sur son lit à la renverse , pâle , immobile, sans connaissance.

Ah ! certes , je ne m'en étonne pas ! c'est ainsi qu'il arriva

toujours aux hommes de Dieu, même les plus fidèles, toutes

les fois qu'ils se virent transportés avant le temps devant la

gloire magnifique. aNul homme ne peut voir sa lace et vivre,»

estr-il écrit; et tous les grands prophètes, jusqu'à ce saint

Jean même que le Fils de l'homme aima comme on aime

ici bas un ami, oui, jusqu'à oe saint Jean qui reposait sa

tête sur le sein du Fils de l'homme au souper de la Pàque,

tous, à la vue de sa gloire , durent « tomber comme morts à

a ses pieds, » — « Hélas , c'en est fait de moi , » s'écriait le

grand Ésaïe , quand il eut vu Jésus-Qirist siégeant sur son

trône haut et élevé (i ) ; « c'en est fait de moi, parce que mes

(1) Jean XII, 41 -, Esaïe VI, t-Q, 10 j Jug. XIII, 32.

m Flty DE L'HOMME VENANT SUR LEft NUÉES. 467

9 yeux oflt vu te Roi, l'Éternel des années 1 » — « Çertainev ment nous mourrons, avait crié Mançab, parce que nous ? avons vu Dieu I »■*-*• Et quand saint Jean , dans Patmos , eut entendu cette vois, écl$taitfe comme la trompette ; f Je * suis l'AJpïia et l'Oméga, le Premier et )p Dernier ; » et que, s' étant retourné, ii eut vu sept chandeliers d'or, et au milieu de* sept chandelier* d'or , un être semhlable à un homme , dont le visage était comme le soleil quand jl luit dans sa fprçe , fdors ce gran4 apôtre lui-même dut succomber ! -— Voua comprendre* donc ici que, môme pour un Daniel, c'ep était trop de cette vision du Fils de l'homme arrivant dans sa gloire sur les nuées du oiel.

Sans doute que dqjà les longues calamités de l'Église exposées à ses yeux, cette, affreuse apostasie, cette grande voix de blasphème qui retentissait à travers les siècles et qui cour vrait du bruit de ses insolences tout le tumulte des nations, cette terriblç guerre faite aux saints du Très-Haut pendant un temps, des temps , et la moitié d'un tempe, tous ces objets de tristesse et de terreur l'avaient fort ébranlé; mais ce qui le frappe comme de mort, ah ! c'est l'arrivée de notre Rédempteur en s* gloire magnifique ; c'est son ineffable majesté» — : Aussi, le voyez-vous, ce prophète de Dieu? -«-A cet aspect | ii défaille; les visions de sa tête le troublent; et son ffîprît, comme une épée que vous auriez brisée en son four? re&u, est coupé dans son enveloppe, hélas, trop étroite et trop frêle pour de tels ébranlements. — U tombe à la renverse , évanoui sur sa couche; ft la vision pour un temps demeure suspendue.

On est ému (n'est-ce pas?) chers enfants, à cette vue. — On se $gure ce majestueux vieillard couché là sur ton Ut; ce beau visage, ces nobles traits, pâles, froids, immobiles comme ceufc d'un trépaçsé, coqs leur couronne do cheveux, blancs l

168 leçon xlii. — da*. vil, 13, M, 45, 46, 47, 48.

Quel spectacle ! Ce grand prophète , cet illustre Daniel , cet ami de Nébuchadnetsar , ce gouverneur de Babylone, que dis-je? cet ami de Dieu, cet homme de prière, l'égal de Noé et l'égal de Job, le voilà renversé sans connaissance, parce qu'il a vu son Rédempteur arrivant dans sa gloire sur les nuées des cieux.

Entrons donc dans cette maison de Babylone, mes amis montons à cette chambre du vieillard , approchons-nous comme sur la pointe des pieds; silence et respect! — Le voyez-vous, ce prophète de Dieu, sur ce Kt où il est couché sans vie 7 Contemplez-le bien, car il vient de voir Jésus-Christ ! — D est tard; le ciel de la Chaldée roule en silence audessus de rBuphrate et marque déjà minuit au méridien de Babylone; tout repose à cette heure dans cette grande cité; tous les bruits ont cessé, le chant des joueurs de harpe, le roulement de la meule , le labeur des ouvriers , la voix de l'époux et de l'épouse; et vous n'entendez plus que le cri lointain du guet militaire sur le rempart, et le murmure majestueux du grand fleuve qui précipite ses flots. Le jeune roi Belsatsar dort dans son palais sur la rive occidentale; tandis que, vis-à-vis, dans le temple de Bel, au sommet de la haute tour, à l'observatoire de Babylone, les mages du royaume observent en silence les astres de la nuit, pour établir l'horoscope de l'Empire et pour guider les conseils de leur roi. — Se doutent-ils, ces mages, qu'il y ait, à cette même heure, dans Babylone, un homme devant qui la Puissance éternelle qui fait tourner sur son axe la sphère des mondes déroule le ciel des prophéties, les mystères de l'avenir et toutes les destinées des empires, destinées devant la grandeur desquelles celles de Babylone et de Belsatsar n'apparaissent pins que comme un point sanglant? Non, ils ne s'en doutent pas. Si vous le leur disiez, ils ne vous croiraient pas; et cependant

LE FILS DE L'ilOMMK VENAIT SUR LES NUEES 169

tous ces mystères de l'avenir, toutes ces destinées des empires, écrites, ce jour-là même, par Daniel en son livre, se liront dans vingt-quatre siècles par delà les Alpes, sur les rives lointaines du Rhône , à des enfants de Genève ! — Ces sages de la Chaldéè contemplent le ciel : devant eux, au midi, le Serpent, la Couronne, Antarès; à gauche, Ophiuehus, Hercule, Pégase, l'Aigle et la Lyre; à droite, du côté de Jérusalem, la Baleine, la Vierge, le Lion, Acturus; mais à cette même heure, Cyrus et ses Mèdes, Alexandre et ses Macédoniens, Pompée et ses légions, Alaric et ses Goths, l'Homme de péché et tous ses attentats jusqu'à la fin des siècles, tout cela, tout cela vient de passer en ordre comme une grande armée ou comme un ciel étoile, devant les yeux de ce vieillard que vous voyez là étendu sur sa couche! — Mais aussi, chers enfants, quand, après tout cela, il a vu paraître enfin ce Fils de l'homme à qui doivent être donnés tous les royaumes de la terre et qui doit juger les vivants et les morts, ô alors il a perdu connaissance, il est tombé comme mort à la renverse, semblable à un trépassé.

Toutefois, il n'est pas mort; il n'est qu'évanoui; il faut seulement qu'il se remette de ses bruyantes émotions et de toutes ses terreurs.

Oh! oui, repose, bon Daniel, repose quelques instants du moins ta tête fatiguée et ton cœur travaillé ! car il faut encore que tes yeux se rouvrent sur cette grande vision, et que même tu nous en écrives le récit dans les oracles de ton Dieu!

En effet, chers enfants, comme nous le lisons au verset 16, les sens épuisés du Prophète lui ayant été rendus, il revint à lui-même et se trouva de nouveau devant cette scène sublime qui l'avait d'abord si puissamment ébranlé. Mais il avait reçu de son Dieu dans l'intervalle une telle mesure de forces nou-

470 leçon xm. — dam, vu, 43, 44, 45, 46, 47, 48.

velles , qu'à peipç replacé devant c#a splendeurs , il an psi assez supporter l'éclat pour vouloir aussitôt en pénétrer le sens, — Tout autre que lui, peufcétre, moine soutenu de la vertu d'en baut, fût demeuré passif et silencieux au sein de eatte vision céleste; mais le zèle de |a maison de Dieu l'eebaidit; il se lève ; et il vîeut à l'un des auges de lumière qu'il mit vus arriver avec le Fils de 1'bomme et qui se tenaient datant le trôna. Êcoutes~le, c'est au verset 16.

Alors je m'approchai de fum dm smiitemie , etj* hé dnasadai la vérité (il veut dire le seps) de tout* m tkmm (eu de tous ces symboles). Et il vie parla et m dmma f interprétation de ce$ chose*.

Il nous faudra, dimanche prochain , étudier de plus pris la réponse de lange; et pour cela comparer eea révélations avec celles qui avaient été données à Nébuchsdnetear sur le même sujet, comme avec celles qui fuient (dus tard accordées à Jean dans l'Ile de Patojos, D en sortira pour noua de nouvelles clartés, et nous y recevrons une clef pour oes admirables mystères. — Je passe maintenant au venant 17.

Ces quatre bête* sont quatre roi$ qui êéfherxmt sur la terre.

Quand il dit quatre rois , vous vous rappelés que c'ait quatre suites de rois pu quatre royaumes; car il sait bieu dire plus bas (au v. 23) que la quatrième bel* seaa w qvatrfc* royaume sur la terre; et au vçsset 84, que tes dix cornet «a* dix rois qui s'élèveront de ce royaume. -~ Voua l'entendes, A ne dit plus rot, mais royaume.

Ces quatre bêtes féroces sont donc quatre empires qui doivent 9e succéder dans le gouvernement du monde civile et dans l'oppression du peuple de Dieu. -r-C' est le tepipt d* Gentils dont a parlé Jésus et durant lequel JéruaaAeiji <W être foulée aux pieds. ~- Daniel n'a pu coaoevoîr de doute

i/ancc bxpuqu? lbs quatmb bêtes. 474

sur le sens de ces interprétations. Les quatre mwarcbiee du chapitre II ne sont-elles pas nécessairement les quatre monarchies du chapitre VII; puisqu'elles atteignent également 1? règne universel de Jésus-Christ? — Écoulons, en effet, les explications de l'ange au* versets 47 et 18. .

Cçe, quatre bêtes sont quatre rm qui s élèveront sur la terre* Et les saints du Souverain recevront le royaume et obtiendront le royaume jusqu'au siècle et au siècle des siècles.

C'est donc encore ici par ce royaume des saints sur la terre que se terminent toutes les prédictions de l'avenir; c'est par là que se consomme tout le mystère de Dieu. — Il y faudra revenir, car c'est le couronnement de l'œuvre de Jésus* Christ. *~ Il est venu comme le second Adam qui devait réparer la ruine du premier et briser la puissance de Satan ; ses sainte « régneront sur la terre, et ce royaume universel « ne s&ra jamais dissipé.

Cependant, après ces premières explications de l'ange, Daniel en désire de plus précises touchant la quatrième monarchie, et trois considérations surtout l'enhardissent à les demander. — Premièrement, c'est que ce sont là (il le voit bien) les jours les plus sinistres de l'Église, les temps de ses derniers combats. — En second lieu, c'est que toute la vision se rapporte évidemment à cette petite corne qui doit surgir de la monarchie romaine. — Enfin, c'est que cette monarchie est toute différente des trois autres , comme il va le dire au verset 9.

19. Alors je voulus savoir la vérité touchant la quatrième bête qui était différente de toutes les autres

— Et différente, par quoi?

— Par la forme de son gouvernement, par sa puissance, par ses dix cornes et par sa longue durée.

— Très biens œa>s surtout, par sa haine contre les saints,

172 leçon xlii. — dan. vu, 43, 44, 15, 16, 47, 48.

haine qui n'est point imputée aux trois autres monarchies.

— Celles-ci tuaient des hommes, celle-là tue des chrétiens ; car elle marche sous l'influence de cette petite corne qui « blasphème contre Dieu » et 0 prétend changer ses lois! »

— Voilà donc qui tous explique la sainte curiosité de Daniel et l'instance de ses questions. Aussi, que dites-vous de sa hardiesse? il est là debout devant l'ange de lumière; il a d'autres explications encore à lui demander!

Alors je voulus savoir la vérité touchant la quatrième bête

qui était différente de toutes les autres Mais je m'arrête ici.

J'oubliais que ce verset ne fait plus partie de votre leçon de ce jour.

Vous aurez donc à me réciter pour dimanche ce verset 19 et le commencement du verset 20. — Ce sera le sujet de notre leçxm prochaine , où je me propose de vous foire saisir les rapports qui existent entre les trois grandes révélations chronologiques données dans la Bible sur l'avenir politique de cette dernière monarchie. — J'espère que cette recherche jettera beaucoup de jour sur la Petite Corne et sur toute la suite de nos travaux. — Je finirai maintenant par une seule réflexion.

Chacun de vous, je le pense, l'aura déjà faite à part soi pendant que nous assistions aux émotions de Daniel et que nous avions sous les yeux ce prophète évanoui. — La voici, elle est très simple.

Vous avez vu Daniel renversé à l'aspect de son bien aimé Sauveur. Or, maintenant, je le demande, si cette vue anticipée de l'arrivée encore lointaine du Fils de l'homme sur les nuées du ciel a pu causer tant d'ébranlement an prophète de Dieu, que sera-ce pour nous de cette arrivée môme, quand elle s'accomplira dans sa réalité! — Oui! si cette venue de Jésus- Christ a rempli de tant d'émotion une âme si pure, un homme

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