‹ Daniel le prophète, exposé dans une suite de lecons pour une école du dimancheChapitre 141 sur 198 · CE QUI REMPLACE LA CORNE · texte numérisé non relu

CE QUI REMPLACE LA CORNE

j'espère que jusqu'ici vous avez tous compris les rapports de Daniel et de Jean dans leur description politique et religieuse de l'empire latin; et que les plus jeunes mêmes d'entre vous pourraient me répéter tout ce que j'en ai dit. — Jean revoit ce qu'avait vu Daniel ; mais le revoyant six cent cinquante années plus tard, il le voit mieux, soit quant à la bête, soit quant à la corne. — Quant à la bête, je vous prie, qu'a-t-il fait?

— Il a revu en trois tableaux, dans ses chapitres XII, XIII et XVII, ce que Daniel, dans son chapitre VII, n'avait vu qu'en un seul.

— Et quant à la petite corne, qu'a-t-il fait?

— Quant à la petite corne , il a représenté, dans ses deux derniers tableaux, aux chapitres XIII et XVIT, ce que Daniel, dans son chapitre VII, n'avait vu qu'en un seul.

— Arrêtons-nous donc ici, mes amis. Cette leçon n'est que préparatoire ; et je n'ai voulu pour aujourd'hui que vous faire entrevoir de loin l'admirable accord de toutes ces prophéties.— J'essaierai, dimanche, de vous expliquer ces trois tableaux de Jean; et nous prierons Dieu qu'il fasse servir à notre édification ce travail important, en nous mettant en

état, non pas d'interpréter toute l'Apocalypse (je ne suis ici que pour Daniel), mais de rendre à nos yeux plus clair et plus sacré le divin livre que vous étudiez.

Vous vous préparerez donc pour la leçon prochaine avec ce but devant les yeux; car de quoi s'agit-il ici pour nous, si ce n'est de glorifier Dieu dans sa parole et dans sa providence, pour apprendre à le glorifier ensuite dans nos affections et dans notre vie? — Que chacun donc s'y prépare, cette semaine, par là prière et par la lecture. — J'ai dit par la prière : il faut que chacun de vous demande à Dieu, matin et soir, de lui donner pour cette étude un cœur attentif

et recueilli. Et j'ai dit aussi par vos lectures : je vous en recommanderai deux, l'une pour l'intelligence, l'autre pour k dévotion.

Pour l'intelligence, je vous prie de relire, cette semaine, à plusieurs reprises et avec beaucoup d'attention, les chapitres XII,. XIII et XVII de l'Apocalypse, en prenant même quelques notes, et (s'il était possible) en vous mettant en état de les réciter par cœur. — Et pour la dévotion , je voudrais que dimanche, dès le matin, avant de partir pour l'oratoire, chacun de vous se mît à lire, en se plaçant devant Dieu, le premier et le dernier chapitre de ces Révélations divines de saint Jean. Cette lecture vous disposera le cœur pour le travail que nous ferons ensuite; car vous y verrez d'abord las bénédictions de Dieu attachées à l'étude de ce livre : « Bience heureux, » vous sera-t-il dit dès l'entrée, a bienheureux a celui qui lit et ceux qui écoutent les paroles de la proa phétie de ce livre! » — Ensuite, vous y recevrez l'impression comme d'une voix qui vous dirait : Ame immortelle, tu n'as que deux lieux devant toi , la droite ou la gauche, la lumière ou les ténèbres, le paradis avec les bénis du Père, avec Jésus et ses anges, ou la géhenne avec les maudits (1), avec le diable et ses anges. Tu naquis à la gauche, dans les ténèbres> dans la mort et sous la puissance du diable : — il faut que par Jésus-Christ tu passes à la droite , des ténèbres à la lumière, de la mort à la vie et de la puissance du Diable à la puissance de Dieu ! (2) — Mais une autre impression que produiront sur vous, je l'espère, ces deux chapitres, c'est qu'ils vous feront entendre avec éclat ce cri de toute la bible : Jésus-Christ vient! ce cri de Jésus-Christ luimarne : « Me voici, me voici, je viens bientôt! »

(1) Matth. XXV, 3M1. — (2) Actes XXVÏ, 18.

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