NOMS
Les sauterelles, symbole des Arabes t — . * Les habitants de « la Syrie, ditVolney (chap. XX, sert. 5), ont remarqué que • le» sauterelles viennent constamment du désert d'Arabie. »
Voyez aussi Lebruyn, vol. II, p. 143.
te vent d'orient les jette sur l'Egypte (Exode X* 1 S); lèvent du midi , fur la Syrie et l'Asie Mineure ; le vent dn couchant, sur la Perse et sur l'Inde.
Leur nom même , en hébreu (arebeh) , rappelle aussitôt h roreiBe celui d'un Arabe ( arebi ), et celui du désert (arabûh).
d. Les cheveux longs des Arabes, à la manière des femmes, leur bandeau de tête, leur moustache et leur barbe, les ont toujours distingués. Tous les siècles les ont décrits tels que les peint ici l'Apôtre.
Qu'on écoute Pline, aux jours de saint Jean : « Arabes mi- « trati degunt, dit- il , aut intonso crine. Barba abraditur, « praeterquam insuperiore labro. Aliis et hxc intonsa.» (Hist. Nat., lib. VI, 38.)
Qu'on écoute Théodore de Mopsueste (sur Jérôme X), aux jours de l'invasion des Goths : « Saracenos, ait, comam fronte « quidem detondere, retrà autem intonsam demittere. »
Qu'on écoute Jérôme, dans le même temps : « Ecee subito « equorum camelorumque sessores Ismaelitae inruunt, ertnitis « vittatisque capitibus. s (Vie de Malchus.)
Qu'on écoute Joinville, aux jours des croisades : « Joinville, « dit Michaud (Corresp. d'Orient, tom. VI, p. 7), ajoute que les « Bédouins ont les cheveux longs, ainsi que la barbe, et qu'ils « « sont presque tous laids et hideux à regarder. »
Qu'en écouté nos contemporains de la Revue Britannique (sur Aden, juin 1840, p. 36&) : « Les Arabe» de l'Iémen , dit- « elle, portent de longs cheveux nattés »
Ainsi ce double caractère « d'un visage viril avec de longs cheveux de femme, » les a toujours distingués. —'Tous les Goths, nous disent les historiens, laissaient bien, comme eux, croître leur chevelure; mais à Poppoarte des Arabes, ils se rasaient tous la ligure (à F exception peut-être des Lombards) : et c'est par inadvertance qu'en ma leçon xxviir» j'ai parlé de leurs barbes. J'aurais dû me souvenir de ce passage ofr Jérôme les décrit « avec leur visage de femme, » poursuivant, le fer en • main, les Romains barbus : — Fœmineas incisas faeies prae-
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« ferentes, vironim et benè barbatorum fugientia terga confo- « diant ( in baiam, VIII ). »
e. L'histoire de Mahomet atteste abondamment ce trait caractéristique des Arabes. — Il leur dit, dans son Roran ( t. H, p 104) : « Dieu tous a donné des cottes de maille pour vous défendre « dans yos guerres. » — 11 avait loi-même sept cuirasses pour son usage particulier. (Gagnier, III, 328-334,)
« La salle d'armes , à Alep , » dit Ëusèbe de Salle, dans ses « Pérégrinations en Orient, « renferme encore des millions de • flèches, des armures, cuissards, brassards , cuirasses et plas- « trons , que les Sarrasins portèrent bien avant les checa- « tiers. » (Tom. I , p. 193, Paris 1840 )
a Les guerriers d'Occident, » dit Michaud (dans son Histoire des Croisades) , * n'étaient point encore couverts de cette pe- « santé armure de fer décrite dans les historiens du moyen âge, « et qu'ils empruntèrent des Sarrasins. » (T. I, p. 186.)
« Au siège d'Antioche (dit Gibbon, tom. XI, p. 342), en 1098, t les gardes de Kerboga , prince de Mosul, au nombre de trois « mille hommes, étaient , ainsi que leur chevaux , complète- « ment couverts d'une armure d'acier. »
Voyez aussi (dans l'édition anglaise), tome XI, pages 296, 300, 304, 389, 391, 405.
« Quand Ibrahim Pacha (dit Burkhardt, t. II) prit Déraîeh, « capitale des Wéchabites, en 181 ?, on trouva dans les soutera rains quatre cents cottes de mailles et des armures antiques.* (Voy. en Arabie, trad. d'Eyriès.)
ee. « Itinéraire, » tome II, p. 201. (Paris, 1811.)
/. Nous nous contenterons ici de citer Michaud (Correspondance d'Orient, tome II , p 167), en date du 29 août 1837.
« La plupart des maisons , dit-il , sont peintes en dehors : « le rouge, le jaune et le bleu , couleurs privilégiées, sont ré- « servées aux Osmanlis. Les rayas ne peuvent appliquer à l'ex- « térieur de leurs demeures que les couleurs qu'ils portent sur « leurs bottines, le gris et le brun foncé ; car le Prophète a dit « que, si les logements des Chrétiens ou des Juifs avaient quelque « éclat, les dévots Musulmans, en passant devant ces maisons, « pourraient répandre sur elles les bénédictions de l'Islamisme, « ce qui serait une méprisé sacrilège. »
« Toutefois (ajoute Michaud), depuis quelque temps, les
« règles sont moins sévères à cet égard ; le Grand Seigneur ac- « corde volontiers aux rayas de choisir pour leurs maisons les « couleurs qui jusqu'à présent leur étaient interdites. »
$r. Tous les historiens sont d'accord sur le rôle décisif qu'a joué l'artillerie des Turcs au dernier siège de Constantinople.— Lisez Ducas, ch. 35.— -Voyez là-dessus, dans Gibbon, les détails les plus curieux : tome XII, p. 400 ; tome XIII, pages 66, 81, 92, 93, 102, 103.— Édit. française, Paris 1819.
h. Nous avons pleine information de cette date par deux célèbres historiens arabes, Abulfeda et Elmakin , et (après eux) par Al-' Bondarî et Emad-Eddin.
LeTurc TbogruI Beg, noramé'solennellement par le Calife de Mahomet « Protecteur et Gouverneur de l'empire des Moslems,» après avoir résidé treize mois dans la citadelle de Bagdad, « en « sortit avec ses Turcomans , nous dit Abulfeda , pour sa pre- « mière expédition, le 10 Dzoulcaad de Tan de l'Hégire 448. » (Voyez Elliott, Horse Apoc, 3e édit, t. I, p. 495.)
Or, d'après les Tablettes chronologiques de Picot ( ou Lenglet Dufresnoy) , cette année 448, finissant le 9 mare 1057 de notre ère , le mois arabe Dulkagiadath (en turc Zilkigge), ou le douzième mois de cette année (t. I, p. 245), a eu son dixième jour vingt jours avant le 9 mars , ou le mardi 17 février 1057 de l'ère chrétienne.
i. Ce fut le 6 avril 1453 (Univ. History.tomeXVII, pages 211-217), que Mahomet II, à la tête de ? 00, 000 hommes, vînt poser son camp devant Constantinople ; ce fut le 25 mai qu'il promit à ses soldats mutinés le pillage de cette grande cité pendant trois jours; ce fut le dimanche, 27, qu'il proclama , par une illumination générale de sa flotte et de son camp , un jeûne pour le lendemain , 28 ; ce fut le 29, dès trois heures du matin , que commença l'assaut universel ( à dix heures et demi le rempart était pris ) ; ce fut, dès ce moment, tout le mardi 29 , tout le mercredi 30 et tout le jeudi 31 , que la ville fut abandonnée à l'armée turque pour le sac le plus cruel dont l'Histoire fasse mention (rien n'égale les horreurs récitées par le fameux Michel Ducas, auteur contemporain ) ; enfin, ce fut le vendredi matin , 1er juin, que Mahomet fit son entrée publique et triomphale dans la cité impériale, et la déclara désormais capitale de l'empire ottoman.
406 notes.
A. L'exactitude de cette prophétie est frappante.
Prenons d'abord l'événement dans l'Histoire.
Celle-ci nous a fût savoir, avons-nous dit, lejoar jffltcv et de la sortie de Thogrul-Beg et de l'entrée de Mahomet. $ashment , elle ne nous en a pas dit V heure : j'ai dd la supposer-}
Or, du 17 février 1067 (je suppose à trois heures aprà nif),
ou Thegrul»Beg est sorti de Bagdad , jusqu'au l~ juin I4a <jt
suppose à sept heures trois-quarts), où Mahomet II a faitas entrée dans Constantinople, il y a juste:
Apsl Jours. Béates.