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Et maintenant, prenons la Prophétie.
Elle donne aux Turcs, « pour tuer politiquement va tkn et la terre prophétique, *
Une année (facrot, et non wuffcO, tm trois, unjottr et mt heure.
Uns année (soit 365 jours ïjKsfî-)» c'est-à-dire 365 SS It 1.4
Un mois (soit 30 jours) c'est-à-dire 30
Un jour c'est-ft-dire f
Unsbbokb (soh l/Side jour) • . * c'est-à-dire 0 15 S 14
En tout, 396 1 03 16 M
Cet accomplissement est bien digne d'attention : D'ailleurs, plusieurs interprètes ont pensé que , par une dseUe application (dont ils citent d'autres exemples)» cette période d'une année , un mois , un jour et une heure ( soit 396 as, 103 jours , 16 heures et 3/4 ) , assignée aux Tures « pour ter « politiquement un tiers de la terre prophétique» » pourrait bka se rapporter également au temps pendant lequel ee peuple doit tenir sous ses pieds Constantinople et l'empire d'Orient ; c'està-dire, s'étendre du 1er juin 1453 au 11 ou 13 septembre 184S. — Ne prédisons pas ; attendons les faits, c'est à eux d'interpréter : un avenir très prochain nous fera connaître si cette pensée était juste.
/. Oserons-nous rappeler ici qu'en 1829» quand les Eusses, sous Diebitsch, passant leBalkan ets'eraparant d'Anérrnepte/pai* rent sur le point de prendre Constantinople , tous dîmes m amis des Prophéties, que eetévénement nous semblait ne powoir encore ; s'accomplir, parée que la chute de l'Empire tare (dé» gn e au u« verset de ce chapitre XI), ne doit pas «voir lies sans
nolfes 40t
qu'une grande révolution Sotiafe (désignée au verset précédent) 6e MH accomplie dans l'Occident, sans « qtrtm des dit États de l'empire latin soit tombé , * et sans que * sept mille noww d'hommes y aient péri. »
Aujourd'hui , vingt ans après, mais par un raisonnement inverse, croyant reconnaître dans le verset 13 « le grand tremblement de terre * de février 1848, la chute du1 royaume de France et l'abolition de sa noblesse, nous nous sentons porté à regarder comme très prochain l'accomplissement du verset 14, ou le renversement de l'Empire turc. Mais nous désirons être très sobre sur les accomplissements à venir. Les faits nous instruiront.
m. Cette prophétie dÉzéobiel est une des plus détaillées et des plus frappantes de l'Écriture. Il faudrait l'étudier de près. Le roi vient du fond de l'aquilon ; il est dit de ce pays deMagog que Josephe (l'historien), Jérôme, Théodorét, EustaobiuS et presque tous les Pères i aussi bien que Bochart, Gurtler etCalmet, nous disent désigner la Scythie. Il estd'ai Heurs prince de trois races i de Ross, de Mosk et de Tobal (soit des Russes, des Moscovites et des Tobolscites). — « Nous ne doutons pas, disait déjà Cal met, il y a cent quarante ans, « que Rosh ou Ross d'Ézéchiel « ne signifie la Russie; d'autres, joutait-il, croient que les Mos- « covites sont descendus de Mosk ou Mesek , et c'est le senti- « ment qui nous paraît le plus probable. » (Dictionn.)— Tout le reste de cette prophétie confirme ces indications.
». Voyez, dans Daniel XI , les débats des rois du Nofd et du Midi , mis en parallèle avec les chapitres XXXVIII et XXXIX d'Ézéchiel.
o. Dans un acte en soixante et dix articles, dont on ne voulut lire que cinquante en plein Concile. — Voyez, dans Von der Hardt, le recueil si tonseieneieux et si authentique des actes de ce Concile, en si* vokmee<-~ fit Lenfant, Histoire du Concile.
LEÇON XLV, a. • Qua, a* condttfi nrbeRoftift* ad captant eamdem itrbem, Rom
mani sub regibus priififim, consuitbus deindè, ac dUStàêotlbus decmvirùqw ac tribunes cansuiartbus gessere. » i Livii > ltb. VI,eap. l.)
fc, « Urbtfti ROfttam a principe reget babnere. Libertaftera et Consulat*** L* firutus imtintft. Dtôtatutto ad Uniras swne-
bantur. Meque decenwiralis potestas ultra biennion, oeea tribunorum mUUumconsularejus diù valuit- Non Cime, m Suite longa dominatio : et Pompeii Crassique poteatia tnfesarera, Lepidi atque Antonii arma in Augustum cessât : qa cuncta , disoordiis civilibus fessa , noraine Principis «b nperium accepit. » (Tacite, Annal., lib. I, cap. 1.)
c. Ammien Mareellin, XVI, 10.— (Dans son Histoire des Empereurs romains, en 31 livres, dont les i8 dentiers senkmeti sont venus jusqu'à nous.
d. Le fameux poète latin Claudien, an temps d'Alaric et de Te* pereur Honorius , le décrit presque comme Jean :
« Hi volucres (ollunt aquilas; bi picta draconum « Colla levant : multumque tumet per nubila serpens, « Iratus stimulante ooto, vivit que receptis « FUtibus, et vario menti tur sibila lia tu. »
Quand on étudie les hiéroglyphes d'Egypte, on voit que.de les temps les plus anciens , le pouvoir souverain , cbei les païens , était représenté par le double signe du sokil et àa dragon. (Voyez Antiq. d'Egypte, par Osburn, Tract Society, Lond. 1841 .)— Le nom même commun à tons les roisd'Égfpfe, ope en copte, 5PD en hébreu (Pharaon), lequel signifiait ex» tement « Le Soleil » en langue égyptienne, était toujours » compagne de son signe hiéroglyphique , symbole de la souveraineté ; et ce signe était toujours le disque du soleil (0)i inversé le plus souvent par le Dragon (l'Uraus) ^^.
e. Dans une lettre de ce vrai Israélite.
a. Les cornes sont adhérentes à la peau. Quand on dépouille, à la boucherie , un bœuf ou un agneau , on enlève les tomes a enlevant la peau. — Se revêtir de celle-ci, c'est donc en prends les cornes ; et vice versa.
b. « L'Apocalypse avec une explication , » par Messire Jacqa» Bénigne Bossuet,p. 309. (Paris, 1689.)
c. « Exposition des prédictions faites à l'Église , » par le Poe Lambert (zélé catholique romain). Tome II, p. 327 (Paris, 1806). — « Il n'y a point de milieu» » dit-il (en réfutant respectuetf* ment M. Bossuet) , « il faut ou démentir hautement l'oracle &
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« l'Apocalypse sur la terrible catastrophe réservée à Rome, ou « convenir de bonne foi que ces menaces regardent Rome chré- « tienne , et que l'exécution en est renvoyée à un avenir que « nous attendons encore. » (Page 347.)
d. « Affaires de Rome, » (Paris 1836-1837), page 52. —Voyez, « Ein Beytrag zur Geschichte des modem Radicalisme und Communîsmus. » Râle 1847.
« Lamennais, entreprenant d'unir la Papauté à la Démocra- « tie, faisait une oeuvre bien plus hardie et féconde, une œuvre « capable d'ébranler l'Europe sur ses fondements, et qui, on ne « saurait se le dissimuler, a jeté de profondes racines, même « dans le clergé catholique, bien que Lamennais et sa doctrine « aient été condamnés par le Vatican. »
e. Écoutez , par exemple , Lamartine. Qu'on se rappelle son brillant discours de l'an 1847 au peuple de Mâcon, sept mois avant la grande révolution de Février 1848.
/. Sous divers noms peut-être.
Tout ce texte était écrit et recopié pour l'impression très longtemps avant les bouleversements de cet hiver ; mais nous aurions eu bien d'autres traits à placer dans ces leçons si elles eussent été faites plus tard. — Par exemple ,. on pourrait demander aujourd'hui ce qu'il faut penser de la République française dans le système des dix rois démocratisés. Est-elle encore un des dix royaumes, ou faut-il l'en exclure ? Son Président ne peut-il pas compter lui-même comme un roi citoyen, sans en avoir le nom ? N'avons-nous pas vu déjà, dans le chapitre XVII des Révélations de saint Jean, les sept rois désigner sept formes de gouvernement dont une seule portait cette dénomination ? — D'un autre côté , je l'ai dit, il y a bien des raisons de croire que c'est de la France et de sa dernière révolution qu'il est dit, au chapitre XI : * Un dixième de la Cité tomba. » — S'il en était ainsi , ce grand peuple , dans sa chute, pourrait n'être plus compté parmi les dix royaumes de l'Occident; un autre devrait surgir et prendre sa place pour compléter le nombre. La suite des faits en décidera.
g. Le 2 décembre 1804 , le souverain Pontife romain , qui avait, dans ce but, passé les Alpes au sein de l'hiver, sacrait Napoléon dans la nef de Notre-Dame.-— « Il est devenu l'oint du Sei- « gneur, » disaient les évéques de France, dans leur Catéchisme
d'alors; « il Pest détenu par la eoiiséoration qull a rtçK « souverain Pontife , chef de l'Église universelle 1 » (Vof^ du Consulat et de l'Empire, par Ch. de Lacretelte. Pan,
A. Voyez Jean- Jacques Rousseau : « Dédicace » du « Discoon «l'origine de l'inégalité parmi les hommes» » page x.
i. L'esprit de prophétie ne dédaigne pas ces détails. — H tnic » diqué les couleurs des Turcs et les couleurs deBabykw;i désigne également celles de la démocratie. U était naturd qft signalât d'avance ce qui devait frapper tous les yen — H y «à eu bien plus à dire sur le drapeau rouge depuis que mm vm vu les scènes de cet hiver. — Ajoutons seulement que m ast se prononce toujours plus, comme tous les autres. Le 6e» nement provisoire de Février, alors même que , par la tarie éloquente de Lamartine, il faisait prévaloir pour Je mmt* h drapeau tricolore * a semblé prévoir et préparer uee nusformation prochaine , quand il a fait un décret sur Faut des trois couleurs. — Depuis la chute de Louis^XVI à celk k Louis-Philippe , le drapeau français consistait en oo «ne* elles étaient posées perpendiculairement dans cet ordre, i partir de la hampe : le rouge, le blanc et le bleu ; mais pr h nouvel arrêté, « le rouge, est-il dit, doit être éeartate, sepbes • au bord et flotter au vent.» On peut ainsi l'élargir à rotate et c'est un pas pour arriver au rouge sans partage.
k. Voyes * Affaires de Rome. » Paris, 1836-1837, page 36
LEÇON XLVEL
o Khazon, Khizajon : Esaïe XXII, 1. — Ezéch. VHrîS.-û* I, * .— Job. XXXY, 16. — Zach. XM, 10, - Joël II, *&
LEÇON XLVHL
a. Nous avons cru pouvoir conclure son âge du premier verset fe son livre , qui nous paraît destiné à eu fixer la dm»ra*^ et qui parle de ta trentième année , laquelle, dit-il, cernspow à la cinquième de la captivité de Jéchonias. —Le dticr**1' chester, cependant , repousse notre conclusion et sapp* 4* cette trentième année, au lieu d'indiquer l'âge du prophète t^ du précède* jubilé des Juifs. (The tiares ef Dasid, p. *>' Gela pourrait être, mats demeure, ce nous, semble, vu****
b. Chap. X. — « De vaticinfo Sept, stfbdam. » — J'ai cité son interprétation , sans me décider encore sur les éléments du problème et sur la solution qu'il en donne.
c. « Tous , dît Elliott, à la seule exception d'Andréas et de Bède. » — Voyez, fforwJpocal.i tom. III, p. 186 (3* édit.)*
d. On pourrait dire, de la même manière , que la c Précession des équinoxes » fait sur notre globe, autour de Taxe de l'écliptique, un jour de 25,868 ans.
e. Tome II, p. 37$. Version de Du Ryes. Amsterdam, 1746.
EXPLICATION DES PENTAPLES.
a. J'ai cru devoir suivre ici le texte de Théon plutôt que celui de Syncelle.— En effet, le Canon astronomique de Ptolémée nous a été conservé par deux anciens auteurs qui, tout en donnant la même liste des rois, varient dans leurs chiffres , à partir du treizième règne, celui d'Assaradia. — L'un de ces auteurs est Georges le Syncelle, historien grec de Constantinople, qui mourut l'an 800 ; l'autre, plus ancien de 600 ans, est ce fameux Théon , mathématicien d'Alexandrie , qui fut père de la célèbre llypathie et qui publia, vers l'an 380, dans son * Commentaire sur l'Almageste de Ptolémée, l'ouvrage le plus précieux d Astronomie que noua aient transmis les Grecs, après celui de Ptolémée.
6. Paul III, Alexandre Faraèse. — « Étant cardinal , dit Ltonrente «(ancien secrétaire de l'Inquisition, dans son Portrait poli- « tique des Papes Jusqu'en 1825), il se déguisa pour contracter • un mariage nul et de mauvaise toi de son côté, avec une daine « de Bologne , à laquelle il persuada qu'il était libre et major- « dôme du Légat. Il eut «Telle deux enfants sacrilèges , ajoute «Llorente, Pierre -Louis et Constance. Le fils, devenu duc « de Parme par la faveur du souverain pontife, son père, est « le tronc de la maison Farnèse , alliée à toutes les maisons « souveraines de l'Europe » — Ce fut en 1731 qu'Elisabeth Farnèse épousa Philippe V, petit-fils de Louis XIV. Elle est la grand'mère du Ferdinand de Naples dont Louis - Philippe a épousé la fille.
412 ÏIOTBS.
c. Voyez « The Record » du 12 octobre 1846.
d. Pendant qu'on imprime ees notes , nous entendons fart p quelques personnes , contre notre doctrine des dix roû, mt éjeetkm que nous n'avions point imaginée . — « Vos dix ras, dit-on, ne sauraient être ceux dont Daniel a parlé, pareeqae ci, d'après le texte du verset 24, devaient s 'élever de ce rogsw, tandis que les vôtres, au lieu de s'élever de J'empire latin, im* vaient des forêts asiatiques ou des plus lointaines régnes k la Scandinavie ! • — Nous répondons au contraire , quant i oet accomplissement, que rien ne saurait être plus exact. — Tt» ces chefs militaires arrivaient sans royaume, à la tête de Um armées dans les provinces de l'Empire ; ils avaient quitté pu» jamais le pays de leur naissance ; ils n'avaient jusque là «Tatén domaine que les champs où leurs bataillons dressaient e&aav jour leurs tentes ; mais une fois établis dans les province i* maines, ils se partagent le tiers des terres ou les deux tiers; et faisant asseoir leur général sur un grand bouclier, ils T& vent avec des cris de joie et le proclament roi , ici de Rat* et d'Italie , là de la grande Gaule qui s'appellera France; ici de la Cisalpine qu'on nommera Lombardie, là de la Transalpine qui sera la Burgundie; ici de la Bétique désormais TA* dalousie , là du Noricum qui sera la Gépédie. — En un mot, ce sont bien dix rois qui s'élèvent de ce royaume. — Refiso ce que nous en avons dit dans notre leçon XXXVI, pages 23 et 264.— Et remarquez , d'aileurs , qne nulle part il D'est fi (comme des royaumes grecs) • qu'ils s'élèveront de la natkm.* — Qu'on veuille bien noter, en effet, cette différence du langage qu'emploie ici Daniel avec celui dont il fait usage au chapitre suivant pour expliquer les quatre cornes apparues sur la Uk du bouc macédonien ( après que celle d* Alexandre le Grand avait été rompue). — Gomment les quatre royaumes des Gréa sont-ils représentés? « Ce sont, dit Daniel verset 22, quatre « royaumes qui s'établiront de cette nation. » Il ne dit pas « & ce royaume ( comme pour les rois goths) », mais « de cette nation ; » car c'étaient des Grecs.