TRENTE -CINQUIÈME LEÇON
(Daniel, ch. VII, t. S-15.)
8. Je considérais ces cornes ; et voici, une autre petite corne montait entre elles , et trois des premières cornes furent arrachées par elle; et voici , il y avait en cette corne des yeux semblables aux yeux iun homme , et une bouche qui disait de grandes choses.
9. Je regardais , jusqu'à ce que les trônes furent roulés , et que F Ancien des jours s1 assit : son vêtement était blanc comme la neige, et les cheveux de sa tête étaient comme de la laine nette ; son trône était des flammes de feu, et ses roues un feu ardent.
10. Un fleuve de feu sortait et se répandait de devant lui; mille milliers le servaient , et dix mille millions assistaient devant lui; le jugement se tint, et les livres furent ouverts.
4 1 . Et je regardais à cause de la voix des grandes paroles que cette corne proférait ; je regardais donc jusqu'à ce que la bête fut tuée , et que son corps fut détruit et donné pour être brûlé au feu.
12. La domination fut aussi ôtée aux autres bêtes, quoiqu'une longue vie leur eût été donnée jusqu'à un temps et un temps.
13. Je regardais encore dans les visions de la nuit; et voici comme le Fils de l Homme qui venait avec les nuées des deux , et il vint jusqu'à t Ancien des jours, et se tint devant lui.
1-4. Et il lui donna la seigneurie, et l honneur, et le règne; et tous les jmiples , les nations et les langues le serviront; sa domination est une domination éternelle qui ne passera point, et son règne ne sera point dissipé.
15. Alors, I esprit me défaillit dans mon corps , à moi Daniel , et les visions de ma tête me troublèrent.
Quelle majesté dans cette vision , et comme on s'associe en la lisant à ces émotions de Daniel ! — Pour moi , chers enfants , j'ose le dire : en vous les entendant encore réciter tout à l'heure , je croyais presque les ressentir. On se le figure, ce grand prophète, défaillant sur son lit : les visions de sa tête Vont troublé , et C esprit lui défaut en son corps; c'était d'abord (jusq'au verset 7) les empires de ce monde qui passaient devant ses yeux : maintenant ce sont les églises de Dieu , leurs angoisses, leur écrasement, leur délivrance ; car la bête est enfin tuée, et son corps donné au feu pour être brûlé. C'était d'abord la Politique : c'est maintenant la Religion ; c'est le mystère d'iniquité; c'est la petite corne, qui s'élève contre Dieu et contre ses saints , jusqu'à ce que le Fils de l'homme arrive sur les nuées du ciel. Vous le voyez : il s'agit ici des plus grands intérêts du règne de Dieu. Aussi , que la scène devient sublime ! Les trônes se roulent , l'Ancien des jours s'assied sur son trône de feu , une rivière ardente sort de devant lui, des milliers de milliers d'anges assistent en sa présence, le jugement se tient, les livres sont ouverts !... Ah !