LIVRE TROISIÈME
la guerre l’année précédente, il avait remis cette direction et tous les droits du commandement aux mains d'un général étranger, d’un Polonais estimé [wur sa science militaire, et ne s’étaK réservé que les devoirs du soldat. Il les remi>lit comme il avait toujours fait, en héros. Il fut vaincu. D’autres ont dit l’état respeclif des deux armées, les mauvaises conditions où recommença la lutte et les causes diverses de la défaite. (iharIcs-Albcrt , vaincu, ne jwuvait plus ni régner, ni vivre. Sa foi lui défendait le suicide; la douleur devait suBirc a le délivrer de la vie. Il légua à sou fils aîné, Victor-Emmanuel, son trône, son épée et sa vengeance, et alla mourir en exil , laissant pour testament ù son peuple une parole de religieuse espérance :
« Si la divine Providence n’a pas permis que la régénération italienne s’accomplit, j’ai la confiance;, du moins, qu’elle n’est que différée; que tant d'c.xem|)lcs de vertu, tant d’actes de courage et de générosité, émanés de la nation , ne demeureront pas inutiles, et que les adversités passées engageront seulement les populations italiennes h être une autre fois plus nnies, afin d’être invincibles. »
Ces exemples de vertu qu’invoquait le mallieureux Charles- Albert allaient être renouvélés et surpassés dans la sainte citadelle et le suprême asile de la liberté italienne I