SCÈNE VII
Les Mêmes, moins UIDAGHE.
MISTRESS POWETIS.
L'insolent!
Nous voilà du moins tranquilles jusq^u'à demain!... Et ma tante ne va plus rêver gendarmes!
MISTllESS POWERS.
Nous vous laissons, Lea!... Vous avez besoin de repos, mon enfant... Je suis enchantée de vous et de votre lettre.
LEA
En y réfléchissant, ma tante, elle est peut-être un peu sèche.
MISTRESS POWERS
Oh! point du tout!
LEA
Oh! si!... et j'en ai comme un petit remords. (Allant à Fargis.) Voulez-vous dire à Daniel, monsieur, qu'il recevra une autre lettre demain matin, un peu plus... un peu plus longue?
MISTRESS POWERS
Vous allez vous fatiguer à lui écrire?
LEA
C'est l'affaire d'un instant, ma tante... Et je ne veux pas le laisser ce soir sous une impression si pénible.
DANIEL ROCIÎAT
Votre fiommission sera faite dans un instant, miss Lea...
LEA
Merci! mon cher voisin.
FAllGTS, saluant.
Mesdames...
MISTRESS POWER*
Bonsoir, mon voisin. (Fargis sort avea Casimir. — A Lea.) Bon-
soir, ehère enfant.
ESTHER
Veui-tu que je reste avec toi?...
LEA
Pourquoi?... Allez dormir tous, et prenons des forces pour la bataille de demain... Bonsoir, mon bon, mon excellent Gharley. (Elle lui tend la main que Gharley, sans rien dire, porte à ses lèvres. — A tous.) A demain!...
MISTRESS POWERS
Bonne nuit!... ma nièce...
Tout le monde sort par la gauche. — Pendant ce qui précède, une femme de chambre a pris sur les consoles du fond, les deux lampes, et les a portées sur la cheminée de la chamhre à coucher qui, par la glace sans tain, paraît doucement éclairée.
LEA, allant au canapé à droite.
Vous pouvez vous retirer, Claudine!,.. Si j'ai besoin de vous, je sonnerai.