FRONTISPICE DE - CONTES DE LA VINGTIÈME ANNÉE
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1878, les Funérailles de la reine fl, imière, d-’une grandeur extraorc
ses souvenirs de tout petit enfant, le retour en sa patrie des cendres du poète Moratin.
Tenez, au bonheur du hasard et au hasard du souvenir, voici le Noël Madrilène où, après avoir entonné les Villancicos de l’Enfantdivin, le peuple, quelque temps
tantinople, autant d’impressions justes où tout est deviné supérieurement, sans oublier, grande composition donnée en prime aux souscripteurs de l’ouvrage d’Hippolyte Magen, les Prêtres et les Moines à travers les âges , effroyable et grotesque procession de l’Inquisition, l’une des premières estampes dessinées de la main gauche.
Et nous ne disons rien, mais on n’aurait jamais tout dit avec Vierge, de ses innombrables dessins au Tour du Monde , au
qu’il fasse, se répand, joyeux, dans les rues en chantant et en dansant ; tenez, voici Y Attaque d’un train en Andalousie , YIncendie de la Bibliothèque de l’Escorial, le Mariage du roi d’Espagne, le Supplice du garrot., la Prise de Cuença, les Rameaux à Séville, une Corrida de taureaux aveuglante de soleil, étouffante de poussière, frémissante de passion, absolument originale après Goya ; tenez, voici Alfortville inondé, le Jour des morts à Paris, Y Appel de la territoriale, Y Arrivée de Louise Michel; tenez, voici la Fête de Sainte Rosalie à Païenne, le Brigandage en Sicile, Y Invasion des Sauterelles en Algérie, une Fête de nuit à Cons-
Magasin Pittoresque , au Musée des Familles, à la Mosaïque , et surtout à La Vie Moderne par lui fondée avec son ami Bergerat
raire, vous trouverez, remarquable entre tous, le dessin fameux des Folles de la Salpêtrière, ainsi que la Foire de Séville, les Emeutes à Barcelone , toute une Suite sur l'Exposition Universelle et un Portrait de Vierge, daté de 1879, largement crayonné par Louis Galice.
On a vu comment Vierge, illustrant Beaumarchais, avait prouvé une juste appréciation du conventionnel scénique; les choses du théâtre amusèrent beaucoup son crayon et de ses très nombreux croquis sur la Korrigane, sur le Roi de Lahore, sur les grâces des ballerines, sur les cocasses excentricités des féeries, sur les mœurs des coulisses, on ferait un album délicieux et caractéristique. Son crayon, à la hauteur de toutes les nouveautés du progrès, s’est joué aux aveuglantes incandescences de l’électricité, aux papillottements des paillettes sous les ampoules, physicien, magicien surprenant qui ne demande qu’un peu de noir pour irradier une feuille blanche.
Aussi puissamment extraordinaires que les Histoires même d’Edgard Poë sont les fantastiques conceptions de Vierge accompagnant Hans Pfaal, le Double assassinat de la rue Morgue et le Manuscrit de la bouteille, où l’artiste a introduit un très ressemblant Portrait épisodique de son père.
Ecoutons encore une fois Delacroix, dont il est toujours sain et profitable de méditer les libres appréciations en matière d’art, éma-
qui, après avoir rêvé ce prodige, sut résoudre ce
\ problème, une Revue
^ vivante ! En cette très \ intéressante collection,
recueil vraiment litté-
nant d’un esprit au-dessus de toute jalousie, supérieure esthétique toujours équitable et de justesse absolue :
« Si vous n’êtes pas assez habile pour faire le croquis d’un homme qui se jette par la fenêtre pendant le temps qu’il met à tomber du quatrième étage sur le sol, vous ne pourrez jamais produire de grandes machines. »
Vierge a passé sa vie à réussir ce croquis — des deux mains !
Aussi, après une particulière Exposition de son oeuvre chez Bing, à laquelle tout Paris s’intéressa vivement en 1898, Y Universelle de 1900, se préoccupant ^de sa boutonnière, vint-elle changer son ruban en rosette.
La dominante du noir crayon de Vierge est la couleur, nous l’avons dit. Répétons -le pour expliquer à quel point il sut avoir la couleur de la couleur dès qu’il fut en volonté d’y toucher, soit au pastel, soit à l’aquarelle, soit à l’huile.
Comme Pastelliste, sans posséder, bien entendu, la toute puissante virtuosité de ce prestigieux broyeur d’arc-en-ciel qu’est le