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« irrite de la réponse hautaine et spontanée de lésprii. S'il n’est pas admissible qu'il ait voulu s'inlliger une leçon à lui môme, le respect dont il était 1 objet permet encore moins d’attribuer cette pensée aux personnes de son entourage. D'ailleurs, on nous le dit, il n’était jamais h la table. Quant au langage, n’oublions pas que les esprits n’en font pas usage entre eux, mais commu niquent simplement par la pensée. Ils n'emploient le langage articulé que par rapport à nous et toujours dans la forme qui nous est habituelle. Quoi d’étonnant à ce qu’un esprit d’une grande élévation, comme paraît être l’interlocuteur de Victor Hugo, ait voulu parlerai) poète dans son propre langage ? Tout autre style eût été au-dessous des circonstances et du milieu.
Les phénomènes de la table ont amené des adhésions nombreuses au spiritisme. La table qui se dresse et bondit, avec ou sans contact, et dicte des mots imprévus, impressionne les sceptiques, ébranle les incrédules. -Mais les convictions ne se fixent et ne se consolident que lorsque le phénomène revêt un caractère intelligent et fournit des preuves d’identité. Sans cela, l’impression première se dissipe vite, et on arrive à expliquer le fait par une toute autre cause que l’intervention des esprits.
Les faits purement physiques sont impuissants à faire des convictions durables. Le professeur Charles Richet le reconnaît lui-même. Il a vu à Milan, à Rome, a Paris, des manifestations très significatives ; il a signé
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des procès-verbaux concluants; mais peu après, par la force de l’habitude, il retombe dans ses hésitations d’an tan.
« Notre conviction », dit-il dans son discours prononcé en 1899, à la Société anglaise des recherches psychiques(1), «celle des hommes qui ont vu, devrait servir à convaincre les autres; mais, au contraire, c'est la conviction négative de ceux qui n’ont rien vu et ne devraient rien dire, qui affaiblit et arrive à détruire la nôtre. »
Nous venons de voir, dans les cas cités, que la table peut devenir l’instrument d’esprits éminents. Ces cas sont assez rares. Le plus souvent, ce sont des âmes de faible intelligence qui se manifesten! par ce procédé. Leurs communications sont généralement banales ou même grossières et sans valeur. Plus l’esprit est inférieur, plus il lui est facile d’agir sur les objets matériels. Les esprits avancés ne se servent de la table qu’exceptionnellement et à défaut d’un autre moyen Le contact et la manipulation des fluides nécessaires aux manifestations de ce genre impose un certain malaise aux esprits de nature subtile et délicate ; mais bien souvent aussi, leur affection, leur sollicitude pour nous leur faitsurmonter bien des difficultés.
Les manifestations de la table ne sont que le vesti bule du spiritisme, un acheminement vers des phénomènes plus nobles et plus instructifs. Ne vous attardez pas aux expériences physiques; mais, lorsque vous
(i) Reuue scientifique et morale du spiritisme, njoo, p. 517.
en aurez retiré ce qu’elles peuvent vous procurer de certitude, cherchez des modes de communication plus parfaits, susceptibles de vous conduire à la véritable connaissance de l’être et de ses destinées.