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ECRITURE DIRECTE OU PSYCHOGRAP1I1E

Dans son livre : Recherches sur le spiritualisme, p. loS, W. Crookes cite plusieurs exemples de psychographie :

« Je m'étais assis près du médium, Miss Fox; et les seules autres personnes présentes étaient ma femme et une de ses parentes. Je tenais les deux mains du médium dans une des miennes, tandis qu'elle avait posé ses deux pieds sur les miens. Une feuille de papier avait été déposée sur la table, devant nous, et de ma main restée libre je tenais un crayon. »

« Une main lumineuse descendit du plafond du salon et, après avoir Hotte quelques secondes près de moi, prit le crayon de ma main, écrivit rapidement sur la feuille de papier, rejeta le crayon, puis s’éleva au dessus de nos têtes en se perdant peu à peu dans l’obscurité. »

\ksakof, dans Animismeel spiritisme (pp. 112et 113), cite plusieurs cas, où des mains d’esprits matérialisées écrivent sous les yeux des assistants.

Voici des faits plus récents, obtenus au village de Douchy (Nord) et présentés au Congrès spirite de Paris, 1900, par le docteur Dusart (1) :

« Le 4 mars 1898 , le médium Maria I)..., entourée de cinq personnes, montre une cbaise vide sur laquelle elle dit voir l’esprit d’Agnès, sa cousine, décédée depuis plusieurs années, occupé à écrire sur des morceaux de papier découpés en forme de cœur. Un instant après, tous les assistants voient une main déposer sur la table un paquet contenant cinq

(î) Voir Compte rendu du Congrès spirite et spiritualiste de 1900, p. 186.

cœurs en papier sur fun desquels est écrite une courle prière. M. et M me N..., parents d’Agnès, reconnaissent l'écriture de leur fille et fondent en larmes. »

« A une autre séance, on vit, à deux reprises, une plume déposée sur la table se dresser, écrire seule deux lignes et reprendre sa place. »

En d'autres cas, c’est sur l’ardoise que sont tracées les communications directes.

Ici, une remarque s'impose. Nous savons que certaines radiations exercent une action dissolvante sur les fluides. Une lumière trop vive, la fixité des regards sur le point où se produisent les expériences, peuvent paralyser la force psychique et faire obstacle aux manifestations, alors que, au contraire, l’obscurité les favorise. Mais celle-ci rend le contrôle plus difficile et diminue la valeur des résultats obtenus. Il faut donc y recourir le moins possible, sauf en ce qui concerne les phénomènes lumineux, qu'on ne saurait provoquer sans elle.

Les expériences d'écriture sur ardoises offrent cet avantage précieux qu elles peuvent être poursuivies en pleine lumière et être soumises à uncontrole sévère, en même temps qu elles réunissent les conditions les plus favorables à la préparation des phénomènes. En elïet, les ardoises appliquées l’une contre l'autre constituent par leurs faces intérieures une chambre absolument obscure, semblable à In chambre noire des photographes, et, par cela même, très propice à l'action lluidique.

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Dans toutes les expériences que nous allons citer, les ardoises étaient neuves, nettes de tout caractère, achetées et apportées par les expérimentateurs; souvent, afin d'éviter toute substitution frauduleuse, elles portent une marque secrète. Elles étaient, ou solidement liées par deux, ou bien scellées et cachetées et même, comme dans le cas de M rae L. Andrews et W. Petty, fortement vissées l’une contre l’autre. Dans ces conditions, des messages apparaissent à l'intérieur de ces ardoises, que l’on n’a pas perdues de vue un seul instant. Parfois même, les mains des expérimentateurs ne les quittent pas. En d’autres cas, ni le médium, ni aucun autre des assistants ne touche les ardoises. Un morceau de crayon étant laissé dans l’intervalle vide, on entend, pendant toute la durée du phénomène, le grincement de ce crayon sur le schiste et le bruit caractéristique qui se produit lorsqu'on met la ponctuation ou que Ton barre les /.

Sous le titre : Psychography , Stainton Moses, allas Oxon,a écrit, au sujet des phénomènes de l'écriture sur ardoises, un ouvrage très documenté où il cite de nombreux faits observés par lui même, dans une période de dix années; à ces faits, viennent s’en ajouter d’autres de même nature, vus et attestés par des chercheurs non moins sérieux.

On y trouve des témoignages collectifs émanant de personnalités considérables ou d’observateurs sceptiques. Dans le nombre, l’auteur cite souvent les noms de O’Sullivan, ministre des Etats-Unis près la cour de Portugal, le conseiller Thiersch, le professeur de droit criminel Wach ; les professeurs Zœllner, Eechner,

W eber et Scheibner, de l’Université de Leipzig; Ilarrison, rédacteur en chef du Spiritualist, de Londres; Robert Dale Owen, ministre des Etats-Unis à Naples, etc.

La plupart de ces faits ayant été reproduits dans plusieurs revues et journaux (1), nous n’en citerons qu’un petit nombre.

Sergeant Cox, président de la Société psychologique de la Grande-Bretagne, déclare avoir obtenu plusieurs messages sur ardoise par l'intermédiaire du médium Slade. Voici un extrait de son témoignage :

« Les mains de Slade reposaient sur la table et tout son corps était sous mes yeux, des pieds à la tète. Il prit l'ardoise que j’avais soigneusement inspectée pour m assurer qu’il n’y existait aucune trace d’écriture et, y déposant un fragment de crayon d'ardoise, il l’appliqua contre la face inférieure du plateau de la table. Aussitôt, j'entendis un bruit comme si on écrivait sur l’ardoise.

« Ouelques coups précipités ayant indiqué que l’écriture était terminée, l’ardoise fut retournée et on put lire la communication suivante, écrite en caractères clairs et parfaitement formés : « ( lier Sergeant, vous étudiez un sujet qui mérite toute votre attention ; l’homme qui arrive à croire à cette vérité devient meilleur dans la plupart des cas. Tel est notre but, lorsque nous revenons sur la terre poussés par le désir de rendre les hommes plus sages el plus purs »

Le révérend J. Savage, prédicateur de renom, cite

(1) Voir notamment The Spiritualist, de Londres, 21 septembre 1877; Liyht, du 3 février 1900; Ilevue spirite , Paris : numéros de juin, juillet, août, septembre, novembre, décembre 1900. Voir aussi Eug. Nus, Choses de Vautre monde , pp. 333 , 330 .

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