ÉCRITURE DIRECTE OU USYCHOGRAPHIE
le témoignage d'un rabbin juif de ses amis, sceptique au sujet de la possibilité de communiquer avec un autre monde :
« Il était allé voir un médium de Chicago, muni d’un bille! qu’il adressait à son père décédé quelques années auparavant en Allemagne et qu’il avait rédigé en allemand et en caractères hébraïques, atin d empêcher le médium de découvrir, par un moyen quelconque, ce don! il pouvail être question. Il plaça le billet entre deux ardoises qu'il attacha solidement ensemble et il les fixa sur une suspension qui se trouvait au-dessus de la table à laquelle ils étaient assis. C’estdans ces conditions qu’ayant ouvert les ardoisesau bout d’un instant, il y trouva une réponse à son billet, signée de son père et écrite, elle aussi, en allemand avec des caractères hébraïques. »
Parfois, les caractères tracés sur l’ardoise sont si petits qu’ils ne peuvent être lus sans le secours d’un verre fortement grossissant. Les caractères diffèrent suivant les communiquants et le type de chaque écri ture se maintient exactement pendant toute la durée des expériences, si longue soit-elle. Non seulement le caractère de l’écriture reste constant; mais les messages révèlent la présence d’une individualité consciente qui déclare avoir vécu sur la terre, dans la condition humaine. Ils ont leur originalité, pour le fond et pour la forme; les intelligences se distinguent nettement les unes des autres par leurs communications, comme elles se distinguent du médium.
Certains messages obtenus en présence de Slade, de Monck ou Watkins, furent écrits en grec ancien
DANS i/lN'VISIRLE
ou moderne, en espagnol, portugais, russe, suédois, hollandais, allemand, arabe ou chinois. Or, tous les témoins attestent que ni l’un ni l’autre de ces médiums ne connaissait ces langues. Par cela même, il y avait impossibilité de suspecter la moindre fraude de leur part.
Robert Dale Owen, expérimentant avec Slade, avait placé sur ses propres genoux, en pleine lumière, uue ardoise recouverle d une feuille de papier. l T ne main lluidique, semblable à celle dont parle \Y. Crookes et venue de dessous la table, apparut et traça une communication sur cette feuille :
« La main ressemblait en tous pointsà celle dune statue de femme, en marbre. Les doigls étaient délicats. Elle était détachée et se terminait en vapeur au niveau du poignet. Elle commença d’écrire et continua sous mes yeux pendant deux ou trois minutes. Elle glissa ensuite doucement sous la table. Cinq minutes après, une seconde main, plus petite que la première, vint écrire à son tour et disparut comme la précédente. Le premier message, en anglais, était signé du nom de la femme décédée du docteur Slade; le dernier était en grec (1). »
Aucun de ces phénomènes ne saurait être considéré comme une hallucination, puisque, chaque fois, récriture reste comme une preuve irrécusable de l’action des esprits.
La communication la plus étendue reçue sur ardoises
(i Oxon, Psychography, ch. Il, traduction Dusart. Voir aussi The Spiritualiste 187O, il, p. 1C2, avec le fac-similé de l'écriture*