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Dans l'train

H. DE GLASSON, ea balayeur Louis XV; trentehuit ans, très f^aad, élégant, l'air correct et sérieux.

M"' PAQUERETTE DE LYANE.en Salomé; élancée, blonde, rose, très jolie; marche sans parler au bras de H. de Glasson.

M. DE Glasson, à part. — Pas bavarde, ma danseuse!... et dire que je me suis laissé aller à demander le cotillon!... Ma mère a la rage de me marier... et elle a tort!... Ma feiAme m'ennuiera... je sens ça d'avance... c'est écrit dans i'air... Voyons?... quoique je n'aie pas très envie d'épouser cette... s entrevue » ci,...

je vais suivre mon personnage jusqu'au bout.-.. Éducalion austère — m'a dit maman, — principes sévères... peu ou pas de monde... légèrement sentimentale... veut être aimée pour elle-même!... Qu'est-ce que je vais bien lui dire, àcelte innocente jeune personne?... Je ne sais pas parler aux innocentes... le manque d'habitude I... Enfin, je retrouverai bien dans ma mémoire quelques bonnes vieilles phrases... ça fait toujours bien... les jeunes filles doivent aimer ça [...Dommage que ça soitniaison, roucoulant et sentimental, les jeunes filles I... sans ça, ce serait gentil... celle-ci surtout... elle est vraiment bien jolie... et pas mal habillée du tout... de beaux bras, qu'elle montre franchement!... une poitrine qui se dresse... le costume exact... sauf les pieds qui ne sont pas nus... Elle ne parlera pas!... il faut absolument que ce soit moi qui commence... {Il examine Pâq'uereUe à la dérobée.)

Pâquerette, à elle-même. — Pas liant, M. de Glasson... grand Dieu! si j'épousais ce moa-

sienr-tà, je crois que je mourrais d'ennui au bout de huit jours!... Il m'a invitée pour le cotillon. .. et je n'ai pas osé refuser, à cause de ina.iuan qui me faisait des signes... Pauvre maman 1... c'est son idée fixe, ce mariage!... Il n'est pas laid, du reste, M. de Glasson!... Mais il a l'air sévère. . . et correct. . . et moi je déleste les gens corrects!... Maman m'a accablée de recommandations... « Pâquerette, il n'aime que « les femmes raisonnables, instruites, sé- « rieuses!... il a horreur des futilités, du pac potage inutile... de la coquetlerie... heureu- « ment, loi, tu es modeste, douce, réservée, a timide... tu n'as pas les allures des jeunes € filles modernes!... » Pauv'mamanl c'est bien pour lui faire plaisir!... J'ai une faim!... rj'^spère qu'il va me faire manger quelque chose? Il a l'air indécis... Approcherons-nous du buffet... approcherons-nous pas?... Décidément il n'est pas débrouillard... nous restons là en plan... tous le monde nous passe dessus... Il peut avoir de très grandes qualités,

S ce n'est pas un mari pour aller dans les les!... S'il parlait, au moins? je m'ennuiei peut-être moins?... et encore, je n'en sais 3 rien!.,, (Elle le regarde entre les cils.) I. DE GussoN, faisant un effort pour par- — Je vous demande pardon de ne pas vous [ler plus vite au buffet, mademoiselle, mais le foule est si compacte...

^AQUEBETTE. — Oh! je DO SUIS pas pressée, nsieur... (A part.) Est-ce assez niais, cette onse?... J'espère que oui!...

d. DE Glasson. — Charmant, ce bail n'estpas, mademoiselle?...

i*AQUEBETTE. — Tout à fait charmant...

i. DE GLAssoH,opoW. — Ma tête se brise...

ne trouve pas un mot à articuler!... (Haut.) Iheureusement, la chaleur augmente I... Il . étouffant...

f*AQUERETTE, très grave. — Les bougies cout beaucoup!... (A part.) Je tâche de me intenir à la hauteur, mais si ça continue, ça va pas être lacilel...

M. DE Glasson. — J'ai eu le plaisir de vou apercevoir hier au Bois...

Pâquerette. — Ah ! oui, je suis montée cheval hier matin!...

M. DE Glasson. — Et, vous comprenez, ma demoiselle, que quand od a eu le bonheur à vous apercevoir... on... on ne...

Pâquerette, à pari. — Il ne sortira jamai de cette phrase-là si je ne lui tends pas ta pei che... et je ne la lui tendrai pas...

M. DE Glasson. — Il est impossible de vou oublier...

Pâquerette, modeste. — Oh ! monsieui (A part.) Il en est sorti !1!

M. DE Glasson. — Aimez-vous à monter cheval, mademoiselle?

Pâquerette. — Beaucoup !

M. DE Glasson. — Quel bel animal que I cheval!... Ne trouvez-vous pas? (S'em6rouï7^)i dans sa phrase.) Cette bête qui... que...

Pâquerette, n'y tejumt pitts. — Qui est 1 plus noble conquête de l'homme...

4MS h TRAIN

, interdit. — J'allais le dire...

; part. — Je le pensais bien...

I, parvenant enfin à faire pas- 'ès du buffet. — Qu'eslH» que

- Ce que vous voudrez, mon-

. — Maisqu'aimez-vous?...

oubliant. — Tout t et j'ai une

[, surpris, à part. — Tiens !

I (Haut.) Voulez-vous d'abord

— Je veux bien. {Elle boit de

. — Je suis doublement heu-

;e bon appétit, d'êlre parvenu

chemin...

'istraite. — Fredonnant :

, pour retourner en France, I que celui de l'honneur.-.

M. DE Glasson, qui a mal entendu. — Voi dites, mademoiselle?...

Pâquerette. — Rien, monsieur... rien.

{A part.) Mon Dieu ! si maman m'avait entei duel... C'est, qu'il a de si drôles de phrase ce monsieur ! toujours des vieux clichés « foule compacie, fmyer un chemin ». S' s'ennuie autant que moi, je le plains, toujoun

M. DE Glasson. — Est-ce que vous aimez campagne, mademoiselle?...

Pâquerette. — Et vous?...

M. DE Glasson, à part. — Une question i tieu d'une réponse !... Il parait que toutes l femmes sont les mêmes, innocentes ou autres!

(Haut.) Moi... j'aimais la campagne lorsque , faisais valoir, lorsque j'élevais... mais aujou d'hui que l'E^culture...

Pâquerette, madiinalement. — Manque ( bras. . .

M. DE Glasson. — Etsurtout d'essor...

Pâquerette. — La pensée aussi...

M. DE Glasson, étonna. — La pensée?

Paqueretts, distraite, mangeant un aspic de crevettes. — Parce que : « l'essor de la pensée!... » {Apart.) Allons! bon!... Je ne sais plus ce que je dis!... Ce n'est pas ma faute... c'est ce singulier langage!...

M. DE Glasson, c part. ~- Elle n'a pas beaucoup de suite dans les idées, mais elle est bien jolie,mangeant ses crevettes!... elle a un drôle de petit bec en pointe!... {Haut.) Vous, mademoiselle, je suis bien sûr que vous préférez Paris à la campagne? On aime à s'amuser quand on est au début de la vie...

Pâquerette, entre ses dents. — A la fleur de l'âge...

M. DE Glasson. — Vous dites, mademoiselle?...

Pâquerette. — Je dis que j'aime aussi la campagne.

M. DE Glasson. — Sans doute. Vous devez savoir vous occuper, vous suffire à vous-même. ..Vous êtes, m'a-t-on dit, excellente musicienne...

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Pâquerette. — Je chante un peu.

M. DE Glasson. — Je suis certain que vous jouez aussi du piano... j'adore le piano I

Pâquerette, à part. — Comme ça tombe bien! Moi qui l'exècreL..

M. DE Glassom. — J'espère avoir l'honneur d'être admis à vous entendre?...

Pâquerette. — Ob! tant que vous voudrez !. .. (A part.) Il parle comme un discours de réception à l'Académie Française : «. Messieurs, l'honneur d'être admis à m'asseoir dans cette enceinte... ï Ça doit être rudement fatigant de parler comme ça !

M. DE Glassok. — C'est, je crois, le mardi que Mn>« de Lyane reçoit?...

Pâquerette. — Oui Monsieur, c'est le mardi ...{A part.) Que maman a exerce les droits sacrés de l'hospitalité t... J'avais envie de lui répondre ça... Bah !... Il ne s'en serait peutêtre pas aperçu I...

M. DE Glasson. — Ce costume de Salomé vous va i ravir!...

NS L TBAIN

part. — « Sied » à ravir eût note ! la langue lui a proba-

, — Et, quoique Salomé soit

dition

part. — Vlan ! « la tradition »

) Oui... j'aurais dû mettre

r. — Oh! mademoiselle, ca-

leveux blonds!... Mais vous

I fait un tour de force, en

iphonie en jaune. .

part. — Aïe ! J'attendais la

, conlintiant, — Une symqui ne nuit pas au blond de tinairelejaunene sied qu'aux

part. — Le voilà donc, le

. — Il éteint et pâlit les

Pâquerette. — Croyez-vous? {A part.) C'est un poncif!...

M. DE GLAssON,à}KErt, la regardant. — Elle est décidément ranssante ( Quel meurtre d'empailler ces petites créatures-là 1 de les forcer à passer toutes au fond d'un même moule ! Je me fais le plus banal que je peux, et je me demande si, malgré ça, elle me comprend?

Si je risquais un semblant de déclaration...

Comment m'y prendre?... (Haut.) Mademoiselle?

Pâquerette, qui semble préoccupée. — Monsieur!

M. DE Glasson. — A quoi pensez-vous?

Vous semblés rêveuse?

, Pâquerette. — Je pense que vous sencz bien aimable de m'attraper un petit pain.-.lùbas, voyez-vous?... un petit doré?...

M. DE Glasson. — Voilà, mademoiselle!

(A part.) Et il y a des penseurs qui se demandent à quoi rêvent les jeunes filles, et des naïfs qui croient que c'est à eux...-

:=lnC00^lc

E, le regardant. — Et vous, à

vous?

iSON. — Je me dis qu'il doit être

!S difficile de vous plaire!...

E. — Mais oui. Pourquoi me

us ça?...

4SS0N, à part. — Tant pis! je me

lut.) Parce que je vous trouve si

[ue je serais bien heureux d'es-

,. qu'un jour... vous consentirez...

B, riant malgré elle. — A « couflamme! ï...

ssoN, interdit. — Vous vous mo-

'E. — Presque pas!... {Riant.) khi

langage est d'un cocasse ! Non là,

-moi que vous ne parlez pas touçal... que c'est à mon intention

le vous avez soili ces phrases-là?...

:tcra pas, oh non I mais ça me ras-

ir vous...

ISSON, saisi. — Excusez ma gau-

chérie, mademoiselle, mais je ne sais comment vous dire...

Pâquerette. — Votre gaucherie, allons donc!... Vous m'avez prise pour une ingénue de Mossieu Scribe? Voilà tout!... Comme on sait que vous ne voulez épouser qu'une jeune ûlle de ce modèle-là, on...

M, DE Glassom. — Permettez

Pâquerette, continuant. — On vous a dit que j'appartenais à celte intéressante catégorie. Eh bien I on vous a trompé ; vous pouvez causer avec moi et ne pas arborer, pour me parler, un jargon suranné qui me surprend, mais qui ne m'épate pas...

M. DE Glassom, stupéfait. — Mais en vérité...

Pâquerette. — «En vérité je vous le dis!!! »

{Riant.) vous êtes incurable!...

M. deGlasson. — Savez-vous bien que vous êtes tout à fait déconcertante?...

Pâquerette. — Que non!... à présent, surent !... en quoi serais-je déconcertante?... Je ne

compte plus pour vous et vous ne comptez plus pour moi...

M. DE Glasson, voulant protester. — Mais...

Pâquerette. — ... De sorte que nous redevenons nous-mêmes et nous tâchons de nous ennuyer le moins possible, puisque nous devons achever la soirée ensemble... A. moins que vous ne préfériez reprendre votre liberté, auquel cas je reprends, moi, mon cotillon

M. DE Glasson, la regardant. — Jamais de la vie !

Pâquerette. — Alors, attrapez-moi encore une aile de perdreau... J'ai une faim atrocel... Merci Dites donc?... est-ce que, en intriguant beaucoup, vous ne pourriez pas m'avoir un peu plus de gelée?... elle est bonne, celte gelée!. ,. {Elle passe sa langue sur ses lèvres.)

M. DE Glasson, riant. — Vous êtes gourmande?...

Pâquerette, avec âme. — Oh! oui!... on vous l'a dit?

DÂHS l' train IS

1 Glassok, riant toujours. — Non... je

RETTE, toute rouge. — Vous trouvez ça

Glassos. — Je trouve ça adorable, au ! ! (Il lui enlève sa soucoupe et lui e caille au carry.) Tos petites narines agitent; vos yeux papillotent drôlevos lèvres se retroussent... Ah! vous 1 la plus gentille petite gourmande que sse,aUezl...

RETTE. — Et VOUS, VOUS ne mangez

Glasson. — Si... tout à l'heure, quand US regarderai plus... Voulez-vous une

RETTE. — Non... une tranche de me- )é au marasquin!,., et une gaufre...

Glasson, riant. — Vous ne voulez plus

RETTE. — Moquez-vous bienl... je

DiglIMbyGOO^IC

IS DAH5 L TRAin

prends des forces pour le cotillon... Une valseuse qui ne soupe pas, voyez-vous, c'est comme un cheval de course qui ne mange pas son avoine... çan'ani cœur ni jambes!... Asseyonsnous pour manger ma tranche de melon, voulezvous?... {Elle se dirige vers un S placé dans un angle, sous un palmier.)

M. DE Glasson, s'asseyant en face (telle sur l'S. — Alors, vous m'avez trouvé absolument ridicule?...

Pâquerette, souriant. — Dame!...

M. DE Glassom. — Oui... c'est vrai... Eh bien, c'est pourtant le désir de vous plaire qui m'a rendu bête comme ça!... On m'avait dit : C'est une jeune fllle austère, sérieuse, un peu sentimentale...

Pâquerette. — Oh! je sais bien que j'ai une mauvaise réputation... mais je ne la mérite pas!... je suis gaie... bien plus qu'un pinson; rien ne me choque, tout m'amuse ; j'aime tout ! le soleil, la mer, l'exercice, te plaisir, la vie enfin! .. Je suis telle que je suis, voyez-vous 1

avec mes qualités et mes défauts... surtoutr défauts...! mais il me semble qu'en supprir un seul, ce serait voler Dieu qui me les donnés... Et vous? racontez-moi votre, car tère, le vrai ?

M. DE Glasson. — Moi, je suis insupp table,... égoïste;,., je ne veux pas qu'on quand je suis de mauvaise bumeur, ni qu soit grognon quand je suis gai,., je suisjal* quand j'aime... odieui quand je suis mali et terrible quand j'ai mal dormi !...

Pâquerette. — Alors, à présent que m voyons que nous ne pouvons pas nous convet causoosl... Racontez-moi le Fiacre ii7?...

M. DE Glassoh. — Le Fiacre H7f... I jamais, par exemple I

Paquebette. — J'avais si envie de voir ça -mais papa n'a pas voulu en entendre parlei

M. DE Glasson. — M. Prudhomme et i vous dirons que ça prouve que monsieur vo père est un homme de grand sens... Vi aimez le théâtre?

ERETTE. — Passionnément!... et je ne que le théâtre ennuyeux!... Alors, :Onvenant, le Fiacre in ?... J'ai vu Tarun mardi, par surprise... la voiture las là... est-ce que c'est plus inconvee Tartufe?...

; Glassoh. — C'est un autre genre

îRETTE. — Ah! vous ne faites pas des s compromettantes, vous?... Passons à lose. On m'a dit que vous peignez...

is avez un joli talent... est-ce que c'est

E Glasson. — C'est vrai... je peins...

lis à faire votre portrait... dans ce ços-

EiRETTE. — La symphonie en jaune ma-

Glassoh, —Ne soyez pasméchante!...

ERETTE. — C'est que c'était si banal I...

•éjugé antique et bête qui prétend que ne va qu'aux brunes?... Mais le seul e des blondes, c'est de pouvoir, au

coQiraire, porter toutes les couleuTsI.... Une brune est toujours laide en bleu pâle, tandis qu'une blonde n'est pas nécessairement vilaine en jaune... Et le piano?... dites-moi que vous ne l'aimez pas, le piano?... Vous avez dit ça parce que vous pensiez que j'en jouais?...

M. DE Glasson. — Je l'aime, si vous en jouez...

Pâquerette. — Jamais!... Je joue de l'orgue, de la cithare et de la harpe... C'est joli, hein, la harpe?...

M. DE Glasson. — Je vous entendrai?...

Pâquerette, moqueuse. — Vous serez admis à cet honneur...

M. DE Glasson. — C'est à la campagne, que vous travaillez tout ça?...

Pâquerette. — Oh! à la campagne, je suis toujours dehors...

M. DE Glassos. — Mais, à Paris, vous ne devez pas non plus avoir le temps; les visites, les couturières, les amies...

Pâquerette. — Je ne fais guère de visites...

ti pas d'amies... je connais quelques illes, mais je ne suis liée qu'avec ma

Glasson. — Ah !... (A part.) Pas de pas d'amies!!! Kfais c'est-à-dire que ; femme unique!... (Haut.) Est-ce que ssez beaucoup?...

iRETTE. — Moi?... Mais imaginez-vous : tuerais pas même une araignée. . . Oh !

ni à tir, ni même à courre!.,. Ça me

peine affreuse!... C'est bfite, n'est-ce

Glassok. — C'est pas moi qui trouverai i! Quand, par hasard, je rencontre mes |ui chassent à courre et qui ont perdu . je les remets toujours dans le bon .. en lui tournant te dos!... A tir, c'est ... On ne fait pas soulfrir les ani-

iRETTE. — C'est vrai, mais c'est moi ait souffrii" !... J'ai une peau à laquelle du fusil fait des noirs!... oh! mais, des

DANS L TItAin SI

DoirsM!... Quand je chassais, j'avais l'air d'une panthère ou d'une dinde truffée, alors, maman n'a plus voulu... parce que, au bal, c'était aflreux!...

M. m Glasson, à part, la regardant avec admiration. -~ Le fait est qu'elle a une peau lit (Haut.) Si vous ne chassez ni à tir ni à coaire, qu'est-ce que vous faites à la campagne, car les journées sont vraiment longues?...

Paqueret'I'E. — Je ne trouve pas ça!... Je monte à cheval, deux chevaux tous les jours; je canote, je joue à la paume, au lawn-tennis; quelquefois nous faisons des rallyes papier... Et puis, je lis, je fais de la tapisserie, je peins des paravents, des plafonds, enfin, je m'amuse... Je n'ai pas le souvenir de m'être jamais ennuyée une minute... moi-même, s'entend, parce qu'on m'a ennuyée quelquefois...

M. DE Glasson. — Moi, par exemple, tout à l'heure?...

Pâquerette, avec âme. — Ohl oui!... Ahl

DAMS L TRAIN

eu!... J'ai peur qu'on m'emmène avant lion!...

E Glasson. — Madame votre mère m'a que...

jEBETTE. — Maman, oui, mais c'est .. Il fait son œit pour s'en aller... là-bas, t porte du grand salon !... je le connais liiez, son œil de départ!... Eti bien, ça lie beaucoup, je me réjouissais du co-

E Glasson. — Et moi donc I...

JEBETTE. — C'est vrai ! je suis tout à mon aise avec vous depuis que je me entrée telle que je suif ; comme je sais lUS ne voulez pas d'une femme « dans

>E Glasson. — Vous croyez ça?...

lERETTE, interdite. — Comment, est-ce

E Glasson. — Oui, votre train me plaît ent, et si monsieur votre père persiste in œil de départ, demain, dès l'aurore, il

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iiic .erra poindre pour demander votre petite inaîn... Je la lui demanderais bien ce soir, mais dans ce costume de balayeur...

Pâquerette, le toisant. — Oui... quoiqu'il soit Louis XV, ça ne serait pas â faire 1

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