QUATBIEME PARTIE. PS. XLIV
son Seigneur, elle le considere comme son chef, et lui promet adoration et soumission. Jesus s'epfend de sa beaute, et il s'ecrie joyeux qu'elie est toute belle, toute pure (i), qu'elle n'a ni tache ni ride (2). De la part des peuples infideles lui viennent des marques de veneration : on loue son osuvre, on envoie de riches ambassades ou legations aupres du Pontife qui la gouverne. Ses fideles implorent sa protection centre les empietements des mediants ou les attaques du demon.
Ges derniers traits ne suggerent-ils pas devant nos yeux 1'image de Marie, toute belle et toute pure (3), honoree en toute nation, mediatrice de toute grace? Songeons a ses pelerinages frequentes par les nations les plus diverses (4), aux prieres qui montent vers elle de toutes les parties de 1'Univers. Oui, meme les plus grands de son peuple sollicitent sa bienveillance .
Que vais-je dire? Mais oui, je 1'oserai. Chaque ame de FEglise, votre ame, mon ame, est elle aussi sollicitee a chaque instant par des demandes pressantes. Ce sont des voixqui montent de 1'lSglise, mendiant des prieres et des efforts pour telle ame, pour telle oetrvre, pour telle misere materielle ou morale ; ce sont des appels suppliants qui s'elevent de pays separes de la veritable Eglise ou de regions que n'a jamais encore eclairees la lumiere de 1'evangile. On me sollicite parce que je suis tout-puissant, puisque mon ame est 1'epouse du Christ, puisque je dispose, par la communion des saints, de richesses inepuisables ! ^&
Oui, je veux tout donner au Christ, renoncef^S tout pour adherer plus etroitement a iui, pour etre aime de lui. Puisse-je obtenir de lui que ces voix qui implorent ma bienveillance trouvent une reponse favorable a leur priere confiante !