‹ Dans la beauté Rayonnaute des Psaumes anthologie des Psaumes [microform]. Traduction et commentaire litéraire et doctrinalChapitre 17 sur 203 · PREMIERE PARTIE. PS. GUI · texte numérisé non relu

PREMIERE PARTIE. PS. GUI

DlEU EST A. JAMAIS DIGNE DE TOUTE LOUANGE

Que Dieu se complaise en ses ceuvres :

GZoire a Dieu a tout jamais !

Que Dieu se complaise en ses osuvres I II lui suffit de regarder la terre pour qu'elle tremble,

De toucher les montagnes pour qu'elles foment.

Moi, je mets ma joie a le louer :

Toute ma vie je chanterai des cantiques a Dieu,

Des psaumes a mon Dieu, tant que je durerai.

Que mes accents lui soient agreables !

Quant a moi, c'est Dieu qui est mon sujet de joie.

Puissent les pecheurs disparaitre de ce monde I Qu'il n'y ait plus d'impies !

Antienne :

Mon dme, b&nis Dieu!

Explication du psaume

Nous nous trouvons ici en presence d'un des psaumes les plus grandioses. Le psalmiste a sous les yeux deux livres ou verts : celui de la Genese et celui de la nature, et de ce qu'il a lu dans Tun et 1'au- Ire, il tire une sorte d' elevation a Dieu sur les merveilles de la creation (Lesetre.)

Gomme en d'autres psaumes (i), nous avons une antienne, qui se recite au debut et a la fin du poeme :

Mon ame, benis Dieu!

(i) Ps. vin; Ps. cxvii.

Grandeur et beaute de Dieu

1) Son vetement.

II se drape dans la lumiere comme dans un manteau.

La lumiere repre"sente ce qu'il y a ici-bas de plus eclatant, de plus eblouissant ; aussi cette lumiere que Dieu charge le soleil de rpandre sur le monde est-elle 1'image le plus capable de nous dormer une idee de la majeste divine : Dieu habite une lumiere inaccessible (i). S'il echappe a nos regards, ce n'est que par un exces de splendeur et de clarte.

Moi'se, jadis, reva de pouvoir contempler la gloire de Dieu, de voir Dieu tel qu'il est en lui-meme. Dieu le lui refusa, mais en meme temps il lui assura qu'il lui laisserait entrevoir un reflet de sa gloire, echappe de son vetement de lumiere. Ge qu'il verrait de Dieu serait comme la trainee lumineuse et glorieuse qui suit son passage, et qui, malgre sa splendeur, ne representerait la majeste divine que de la maniere deficiente dont la silhouette d'un homme, disparaissant dans le lointain, en revele 1'aspect et le charme (2).

Les apotres Pierre, Jacques et Jean, au sommet du Thabor, virent Notre-Seigneur soudain transfigure : u Son visage resplendit comme le soleil, et ses vetements devinrent blancs comme la lumiere (3). Et au souvenir de cet evenement, saint Pierre se rejouissait d'avoir ete le temoin oculaire de sa majeste (4) ; saint Jean, de son cote, chantait son enthousiasme en ces termes : Et nous avons vu sa gloire, la gloire qui vient du Pere, telle qu'elle convient au Fils unique, plein de grace et de verite (5).

Jesus, comme son Pere, se drape dans la lumiere comme dans un manteau .

2) Son palais.

II de"ploie les cieux comme une toile de tente, II b&tit au-dessus des eaux sa residence elevee.

(i) I Tim., vi, 16.

(a) Ex., xxxm, 21-28.

(3) Matt., xvn, i.

(4) II Pet., i, 1 6.

(5) Jo., i, ib.

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