‹ Dans la beauté Rayonnaute des Psaumes anthologie des Psaumes [microform]. Traduction et commentaire litéraire et doctrinalChapitre 28 sur 203 · PREMIERE PARTIE. PS. CXIII · texte numérisé non relu

PREMIERE PARTIE. PS. CXIII

eu maille a partir avec un peuple ennemi, idola" tre, qui se .gaussait de la confiance qu'il plac.ait en son Dieu. Israel, en effet, demande a Dieu de remporter un avantage marque sur ses adversaires (accorde la gloire); et pour etre plus assure du secours divin, il interesse Dieu audebat : ilne s'agit pas uniquement d'interets materiels et humains (non pas CL nous, non pas a nous), mais c'est la reputation de Dieu qui est engagee (mais a ton nom) : les ennemis accusent le Dieu d'Israel ou bien de ne pas exister ( Ou est done leur Dieu? ), ou au moins d'etre insensible aux malheurs de son peuple, etpeu empresse a leur fournir 1'appoint promis (a cause de ta bonte et de ta fidelite).

A cette insulte des idolatres, le psalmiste repond fierement que son Dieu est superieur a leurs idoles. Dieu est au ciel, les idoles ne sont qu'un metal fagonne par les mains de I'homme. Dieu peut faire tout ce qu'il veut, et leurs idoles ne peuvent exercer aucune activite malgre tout ce dont on les a pourvues. Et comme dernier trait a Fadresse de ses ennemis, il decoche celui-ci qui ne laisse pas que d'etre

acere :

Ils leur ressembleront, ceux qui les ont faites, Tous ceux qui placent en elles leur confiance ,

c'est-a-dire qu'ils seront reduits a Tetat de statues, incapables de parler, de voir, d'entendre, de sentir, de marcher, de toucher, sans doute petrifies de terreur comme ces Edomites, Moabites, Ghananeens, qui demeuraient figes sur le passage du peuple d'Israel (T).

De cette diatribe centre les idoles et les idolatres, on peut rapprocher les lignes mordantes de la lettre de Jeremie contenue en Baruch, vi. Elle nous parle des miseres des faux dieux : Ils ne peuvent se defendre de la rouille et de la teigne, ils doivent etre epoussetes de temps en temps par leurs ministres ; leurs yeux sont aveugles par la poussiere ; ils tiennent un glaive ou une hache, et ils ne peuvent se defendre des voleurs ; on les enferme sous clef comme des prisonniers pour les defendre ; ils ne peuvent se relever s'ils tombent, ni se venger s'ils sontinsultes, ni punir ceux qui leur manquent de parole (2).

(1) Ex., xv, 14-16.

(2) Resume de Baruch, IT, par J. Lebreton, Les origines du dogtne de la Trinite, 1.

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Et le livre de la Sagesse, apres avoir raconte comment, d'une m6me piece de bois, 1'artisan fait un meuble utile, du bois de chauffage pour cuire ses aliments, et enfin, des derniers debris, une idole a forme d'homme ou d'animal peinte au vermilion et clouee au mur, fait ces reflexions : II demande la sante a ce qui est sans force, la vie a ce qui est mort, le secours a ce qui ne peut rendre aucun service, un heureux voyage a ce qui ne peut se servir de ses pieds..., 1'energie a ce qui a les mains les plus debiles (i).

A 1'encontre de ceux qui se fient en ces idoles, le poete invite le peuple d'Israel dans son ensemble, puis les pretres (famille d' Aaron) et ceux qui craignent Dieu (a), a placer leur confiance en Dieu. Elle serarecompensee.

Et apres avoir assure des benedictions de Dieu tous ceux qui se seront ainsi confies en lui, le psalmiste formule un souhait qui est une maniere de benediction :

Que Dieu vous fasse prosperer, Vous et vos enfants !

Puis, Ton dirait ensuite une benediction liturgique prononc6e par un pretre ( peut-etre par le psalmiste lui-meme s'il est pretre) :

Soyez benis de Dieu

Qui a fait le ciel et la terre I (3)

En guise de conclusion, le poete evoque trois regions du monde :

les cieux ou Dieu reside : c'est la reponse a la question insolente de ses ennemis : o Ou est leur Dieu?

la terre qui est le domaine des vivants, ou le grand devoir et la grande joie est de celebrer le culte public;

les Enfers, la contree du Silence ou les morts sont prives de ces joies sensibles du culte.

(1) Sap., SHI.

(2) Ceux qui craignent Dieu sonfc peut-e"tre ici des proselytes (pai'ens qui ont passe a la pratique integrate du juda'isme), soit seulement des pai'ens qui adorent le vrai Dieu et qui, sans passer au juda'isme, adoptent pourtant quelques-unes de ses observances.

(3) Comparer : Ps. cxxxni, v. 3.

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