PREMIERE PARTIE. PS. CXII
d'une vie vertueuse, c'est la crainte de Dieu (i), en d'autres termes : la pratique- des devoirs de religion envers Dieu.
Nous sommes les beneficiaires d'une autre delivrance, nous qui avons regu de Notre-Seigneur Jesus-Christ redemption pour nos fautes. II nous a invites a entrer dans une autre Terre promise, le ciel, ou il veut nous faire penetrer victorieusement. Avec nous il a conclu une Nouvelle Alliance, plus parfaite encore que celle du Sinai'. Et 1'Eucharistie est la manne sans cesse renouvelee qui nous soutient le long du chemin.
Aussi, plus encore que les Juifs pieux, devons-nous, en nous consacrant au service de Dieu, trouver dans notre piete a son egard le desir et le moyen de vivre vertueusement.
Bontes particulieres de Dieu a regard des humbles et des affliges
Ps. cxil (Laudate pueri Dominion)
Qui doit louer le nom de Dieu :
Louez, serviteurs de Dieu, Louez le nom de Dieu.
Qu'il soit loue toujours et partout
Loue soit le nom de Dieu Mcdntenant et a jamais.
(i) Prov., i, 7.
Du lever du soleil a son concher Lone soit le nom de Dieu.
Des hauteurs ou il trdne, Dieu s'interesse a tout ce qui se passe au-dessous de Lui : .
Dieu se dresse au-dessus des peuples,
Sa gloire depasse les deux.
Qui est semblable a Dieu, notre Dieu,
Qui siege dans les hauteurs, Et abaisse profond6ment son regard
Sur les deux et sur la terre ?
Ses attentions dedicates :
i) Pour les petits :
II fait surgir le foible de la poussiere,
Du tas d'immondices il releve Vindigent, Pour le faire singer parmi les princes, Parmi les princes de son peuple.
a) Pour la mere sans enfants :
La femme qui etait sterile, privee de famille, il la fait trdner En mere heureuse entour6e de ses fils.
Explication du psaume
Ge psaume debute par une s6rie d'acclamations : Que le nom de Dieu soit louc par les serviteurs de Dieu ! Qu'il soit loue partout et to uj ours! (i)
Puis un contraste saisissant nous montre Dieu siegeant par-dela les cieux, si haut qu'il doit abaisser profondement son regard, aussi bien pour contempler les etres celestes que pour voir les etres terrestres, et pourtant daignant s'interesser a ceux qui sont les plus faibles ou les plus miserables ici-bas.
(i) Gf. Mai., i, ii.