‹ Dans la beauté Rayonnaute des Psaumes anthologie des Psaumes [microform]. Traduction et commentaire litéraire et doctrinalChapitre 31 sur 203 · PREMIERE PARTIE. PS. GXII · texte numérisé non relu

PREMIERE PARTIE. PS. GXII

II fait surgir le faible de la poussiere... Tout ce passage se retrouve en termes presque identiques dans le cantique d'Anne, la mere de Samuel (i) et dans le Magnificat de la Tres Sainte Vierge Marie (2). Gombien de pretres et de pontifes dans la Sainte Eglise peuvent reprendre ces paroles a leur compte : car Dieu les a tires d'un milieu modeste et pauvre pour les faire sieger parmi les princes de son peuple ! Et combien de pauvres gens, montant au ciel pour recueillir la recompense d'une existence miserable et ignoree, mais sainte, s'extasieront de sieger a un rang fort honorable au milieu des saints !

La femme qui etait sterile,... il la fait tr6ner, en mere heureuse entouree de ses fils. Gette idee se retrouve aussi dans le cantique d'Anne (3). Gomme le pauvre meprise qui s'en vient sieger au milieu des grands, ainsi la femme sterile, humiliee de son etat, a son tour siege, trone dans sa maison, ses enfants formant autour d'elle comme une couronne d'allegresse.

On pourra comparer la situation ici decrite avec celle qu'envisagent les psaumes cxxvn et cxxvi (4). Dans ces deux psaumes, c'est le bonheur, non plus de la mere de famille, mais du pere de famille qui est contemple. Lui aussi, on le felicite d'etre entoure de nombreux fils, qui se pressent autour de sa table, comme des olives sur les rameaux (Psaume cxxvn), et qui lui font escorte lorsqu'on s'en va discuter avec des ennemis aux portes de la ville (Psaume cxxvi).

Puisque Dieu vient ainsi au secours des faibles, rejouissons-nous avec saint Paul d'etre sans force personnelle, pour que notre puissance d'agir nous vienne manifestement du secours divin : Gar lorsque je suis faible, c'est alors que je suis fort (5).

(i) I Sam. [I Reg.], u, 8.

(a) Luc, i, 46-48.

(3) I Sam. [I Reg.], 11, 5.

(4) Nous les com men tons plus bas.

(5) II Cor., xii, 9-10.

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