‹ Dans la lumière antique (volume 5)Chapitre 1 sur 32 · Dans la lumière antique · texte numérisé non relu

Dans la lumière antique

Sois comme un voyageur las d'une longue route, Lorsqu'il arrive au bord de la mer qu'il écoute Depuis longtemps gémir d'un soupir grandissant ; Ses reins sont douloureux, et ses pieds sont en sang, Ses genoux sont raidis par l'effort de la marche ; Courbé comme celui qui passe sous une arc lie. Les yeux ternis du long dé/dé du chemin. Il se meut avec peine, à pas traînants ; sa main Trouve lourd le bâton sur lequel il s'appuie; Son visage est couvert de sueur qu'il essuie En abaissant son front jusqu'à son bras plié. Le départ du matin allègre est oublié,

Et le salut aux bois scintillants de rosée ;

Dans la sombre lueur déjà verte et bronzée

Ou les chênes confus mêlent leurs rameaux noirs,

L'homme sent en son cœur la vanité des soirs.

Mais lorsque, descendant des rochers sur la grève,

Il voit la mer, immense et douce comme un rêve,

Emplir tout l'horizon de son calme infini

Que le soleil mourant de sa clarté bénit,

Il jette son bâton, son sac, sa gourde vide

Oui n'a plus, des longtemps, rien pour sa lèvre aride,

Il ôte son manteau déchiré par le vent,

Et dont il voit les trous paraître en l'enlevant,

Il défait sa ceinture et ses lourdes sandales,

Et nu, se redressant, dans les ondes lustrales

Qui lavent la sueur, la poudre des chemins,

Il s'avance, et prenant de l'eau dans ses deux mains

Verse la pureté du sel sur son visage.

Dans ses membres meurtris expire le voyage,

Et, baigné jusqu'au cœur d'un repos solennel,

Il va vers le soleil comme vers un autel.

Ainsi, lorsqu accablé, vaincu par la fatigue. Las du goût du froment, du vin et de la figue,

LE mvkk DES sali

Ims d'avoir chemine du rêve et de l'espoir. Par la haine et /'amour, vers l'acte et le vouloir Sentant s'humilier tes épaules moins hautes. Et portant sur ton cœur la poussière des fautes. Tu voudras te laver de ton humain effort. Entre résolument dans les flots de la Mort.

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