LE POIVRE DE GIBRALTAR
(Air, le Vieux Braconnier)
Des bords de la chaude Espagne J’ai reçu, ce jour dernier,
Une lettre qu’accompagne
Le fruit mûr du poivrier :
11 mord, il pique la lèvre,
Un seul grain vaut un dollar :
Quel bon poivre, quel bon poivre Que celui de Gibraltar !
Si Quenoque nous apporte
Des broussailles du Côteau
Une chasse qui comporte
Un plaisir toujours nouveau,
Je fabrique avec le lièvre
Un civet digne du tzar,
Grâce au poivre, grâce au poivre Du Détroit de Gibraltar.
Si je fais pour la colique
Qui tortille Lumena,
Une ponce aromatique
Des feuilles du Quinquina,
Je lui donne du genièvre
Ce petit goût de nectar,
Grâce au poivre, grâce au poivre Du Détroit de Gibraltar,