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Je reprenais ces agréables lectures pour la seconde fois, lorsque tout-à-coup ma porte s'ouvre, Qui vois-je entrer ? M. Desrosiers, hors de lui-même. Nous tombons dans les bras l'un de l’autre. Jugez de sa surprise, lorsque la Supérieure le reeut par ces paroles : “Votre curé est ici et vous attend.” Parle, parle, parle. Nous partons ensemble pour le Collège Canadien, visitant en passant l’église du Sacré-Cœur; Nous ne pouvons entrer à Ste-Marie des Arges qui est en réparation, en vue du mariage prochain du Prince de Naples qui doit avoir lieu. Nous saluons le nouveau supérieur du (Canada, M. Leclerc Longue et agréable conversation avec Mor X., qui me dit que j'ai prophétisé juste à son endroit: phrase vaste de secrets, car je sais ce que je lui ai prédit. De là, je fis faire une longue course à M. Desrosiers par la ville : Ste-Marie Majeure, Ste-Praxède, le Colisée, l'arc de Constantin, le Forum Trajan, la place de Venise, d’où nous revimes en tramway. Près du Colisée, dans le jardin des Césars, assis au même endroit où nous lûmes au mois d'avril 1895 une nombreuse correspondance de St-Lin, M. Desrosiers voulut lire les lettres qu’il venait de prendre au Collège Canadien, dont deux de moi, et une de M. Payette, sans compter les autres. Cette circonstance de lieu et de similitude, petite en elle-même, nous donnait un plaisir grand. Le contentement vient, non du dehors, mais des sentiments du dedans.
Nous rentrâmes pour le souper. À peine avions-nous avalé notre soupe, que M. Ferland, qui était resté en arrière à Arrezo, apparaît au réfectoire. En me voyant, il en tombe des nues. Cette invasion des (Canadiens produit un certain émoi parmi nos compagnons de table, qui sont le bon
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petit chapelain d'il y a deux ans, M. Carrozzi, M. Urdineta, en-
voyé extraordinaire du Venezuela qui pensionnait ici en 1890, et un prêtre Brésilien de Rio Janeiro, M. Fereira da Ponte, Toutes les langues se parlent à table, l'italien, l'espagnol, le portugais, le français et le canadien.
Veillée auprès de ma cheminée, non à la lueur des tisons, mais à la pâle lumière de la chandelle, au milieu des nuages d’une fumée délectable, émanations de trois cigares, heureux de se rencontrer, de parler d'incidents de voyage, surtout du pays et de ceux qu'ils y ont laissés. Il passait dix heures,
quand “Tircis songea à la Retraite.”
Le petit Saint Lin de la Via Milazzo
Sumedi, 26 septembre. —Ce matin, trois messes canadiennes à la chapelle du couvent. Après le déjeuner, c. a. d. le café, longue conversation et longue touche à ma chambre, Travail, le reste de l’avant-midi.
-. Après-midi, les deux voyageurs sont allés à St-Pierre. Je pars pour la poste d’où j'ai été notifié que j'avais à mon adresse
plusieurs paquets, Je souperai seul à 6 heures, ayant ce soir
une audience privée, importante. Bon soir.
Dimanche, 27 septembre.—Hier soir, je retirai de la poste quatre paquets, trois grands mémoires, les cahiers de papier à journal ; le Remedial Order annoncé manquait à l’appel.
Avant-midi de repos, de conversations canadiennes, de fumée tourbillonnante, de bréviaire et de prières en ce jour du Seigneur, doux repos que viennent rendre délicieux une visite de M. Payette et une de Philomène du 14 et du 15 de septem-
bre, visites auxquelles furent admis mes deux compatriotes à
De fé