‹ Dans la ville eternelle pendant que se discutait au Canada la question des écoles du Manitoba. Journal de voyageChapitre 25 sur 76 · SON PE · texte numérisé non relu

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bon de se chauffer au soleil, depuis plusieurs jours, si avare de ses rayons. Les chemins sont comme une carte, les cœurs gais. Une promenade d’une lieue, en de pareilles conditions, c’est trop court, “Cocher, passe tout droit, nous arrêterons voir l’image miraculeuse en revenant, et pousse deux kilomètres plus loin, jusqu’à Bagnaia.” En ce dernier endroit, nous visitons à loisir le parc du château du duc de Lante, construit au 15e siècle par le Cardinal de :Gambara : beau parterre, fontaines superbes, succession de jets d’eau s’élevant en amphithéâtre sur le flanc d’une colline, couronnée d’une forêt de chênes et de platanes, allées obscures, prairies inondées de soleil, statues, colonnades artistiques, et que sais-je ? L'église n’a guère d'autre mérite que d’être sous le vocable de Saint- Jean-Baptiste.

Notre-Dame du Querçu est riche de portes sulptées, de pavés en marbre, de fresques, de tableaux, d’autels brillants. En arrière du maître-autel, un sacristain nous ouvrit une niche où nous pûmes vénérer l’image antique encore enchassée dans une

- pièce considérable du trone primitif. Ci-inclus un fac-simile sur papier, du tableau miraculeux. Pèlerins venus de loin, nous priâmes pour nous, et pour les personnes chères que notre pensée va chercher sur une plage lointaine. Attenant à l’église, est un monastère considérable, avec deux cloîtres, dont un, chef-d'œuvre de Bramante, contenait des centaines de Pères Dominicains, avant 1870 ; depuis, par les dispositions du gouvernement italien, il n’y reste plus que quelques religieux pour les besoins de la desserte. Nous nous promenâmes par ces longs corridors déserts et silencieux, vraies nécropoles, impres-

sionnantes de grandeur et de mystère.

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