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De New-York à St-Lin PAR LE CHEMIN DES ÉCOLIERS,
Mardi, 12 janvier.—A une heure, nous mettions le pied sur le quai d'Hobooken, New-Jersey Les cérémonies de la douane furent longues. Il n’y avait pas, à l’arrivée du Werra, d'agent de l'American Express Company, cela m’ennuyait. Enfin, ce que je n’aimais guère, je laissai ma valise en dépôt au Costom’s House sur un reçu, et je pris, en voiture, la route de “Grand Union Hôtel” 4 ou 5 milles de distance, traverse en bateau. Ma chambre retenue, je pars de nouveau pour le No 65, Broadway, le Bureau Général de l'Express Américain ; huit milles, aller et venir. Le pavé de N ew-York, en pierres solides, est rude, Jai le corps moulu, De retour à l'hôtel, après avoir échangé le reçu de la douane contre un reçu de la Com-
pagnie, qui se charge de rendre ma valise in bond à Montréal,
je vais à la gare prendre des informations sur le départ des trains. A six heures, souper. A 7 heures, je voulus essayer une promenade sur la rue, mais en vain, il fait un froid de trente-six loups.
Demain, j'irai à Hartford. Je ne puis passer ainsi près des amis que j'y ai faits l'été dernier, sans arrêter leur dire bonjour. Je suppose qu’ils vont être très flattés de me revoir ; dans tous les cas, ils ne pourront pas ne pas me trouver fidèle. et persévérant. Tout cela, et d’autres choses, diffèrent un peu le moment de mon retour ; mais ce retard ne peut être long. Il me semble que je suis aux portes de St-Lin : 140 lieues, une bagatelle ! k
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