‹ Dans la ville eternelle pendant que se discutait au Canada la question des écoles du Manitoba. Journal de voyageChapitre 8 sur 76 · O QUOT UNDIS LACRYMARUM · texte numérisé non relu

O QUOT UNDIS LACRYMARUM

Que de peines et que de larmes, Quand, d’un gibet plein d'horreur,

Tu reçus, tremblante d’alarmes, Dans tes bras et sur ton cœur,

Ce fils dépouillé de ses charmes, Vierge, mère de douleur.

De brûlantes pleurs elle baigne Ce visage pâle et blanc, Ces mains, ce cœur qui pour nous saigne f Tendrement, ce tendre flanc | D'où sur le monde l’amour règne, Et ces pieds pourprés de sang.

Cent fois, mille fois, cette mère Enlace d’embrassement

Ce corps sacré qu’elle vénère, De ces lèvres le baisant :

Tristes baisers où tout entière Son âme s’en va passant.

Mère aux tendresses sans mesures, Nous t'en prions, par tes pleurs,

Par ses purpurines blessures, Par sa mort et ses douleurs,

De ton cœur grave les tortures Profondément dans nos cœurs.

Souffle d’impérissable vie, Fils et Pêre, o Trinité,

Que tout l'univers glorifie Votre suprême bonté :

À vous des saints la psalmodie \ Sans fin, dans l'éternité.

Aiïnsi-soit-il.

Page 1