‹ Dans le Bled es Siba; explorations au Maroc. Ouvrage publié sous le patronage du Comité du MarocChapitre 11 sur 46 · I. Thuya · texte numérisé non relu

I. Thuya

'-' "n appelle nzala, au Maror, des sortes île caravansérails placés, de loin en loin, -in- les roule- des caravanes cl où -r trouvent, n poste lixe. des agents du Makhzcn chargés de veiller à In sécurité des voyageurs qui 5 campenl pendant la nuit. Ils rloivenl aussi [>ercevoir des droits de passage qui constituent l'une des

l"' s de l'impôt marocain. On paie généralement par tète de héte de somme.

1 est ainsi que, dans le Maroc du Sud, j'ai souvenl dû donner une demi piécette

bassani | r un àne, une piécette | ■ une mule, tandis que pour un chan

"n paie, parait il, un droit d'une piécette H demie el même de deux. Dans les

nzala "n peut avoir un abri, mais le plus souvenl ;ampc à la helle étoile. On

y trouve de l'eau provenant d'une source voisine ou d'une vaste citer med

Fis. 17. — falaise crétacée de l'Ouad Tidzi.

I il 18. - Tl

podcs, qui conslilucnl une l'aune paléonlologique importante.

Au-dessus de ces argiles reposent les grès tertiaires qui forment souvent une corniche et, tandis que le flanc gauche est incliné en ,„.„,,. ,!,,,„.,.. ['autre constitue une falaise parfois très abrupte, par suite du travail de creusement de la rivière sur sa rive droite.

Des alluvions récentes existenl .la,, s le thalweg sur une largeur

de 150 à 200 mètres.

Après avoir fouillé toul l'après-midi le gisement fossilifère, nous ;,||,,ns planter notre lente non loin de la Zaouïa SitU MheiichucliL

Nous \ recevons la visite d'un cavalier du Qaïd Emflousqui nous demande la raison de notre présence ici. Nos explications ne paraissent pas le satisfaire car il nous donne l'ordre de lui envoyer noire homme, dès qu'il sera revenu de la zaouïa, atin de s'expliquer plus longuement ave lui. Bien entendu, M. Ancelin el moi ne tei - aucun compte d'aussi insolentes injonctions.

J'envoie à un laleb de la zaouïa une lettre de rec mandalion

que m'avail remise Si Allai Abdi, le chancelier du vice-consulal de Mogador, el ce brave homme vient, ave- son frère, nous tenir c pagnie pendanl la soirée et une partie de la nuit.

Le Iruilriua,,, nous remontons la vallée

iur la berge lossmtérc.

VOYAGES DANS LE SUD MAROCAIN. fi7

La rivière est à sec, son lil esl large de 15 à 20 mètres el côtoie toujours la falaise crétacée de droite qui forme, au Djebel Ta rasai, un a-pic de !<• mètres.

Nous faisons halte pour déjeuner dans une belle forêl d'arganicrs. Nous sommes ;issis sur des bancs de calcaires crétacés, pétris de coquilles d'huîtres; ils constituenl un petil escarpemenl audessus de la rivière qui roule un filel d'eau saumâtre1.

En continuanl à remonter le cours de l'< luad donl le lit, presque complètement desséché el rempli de cailloux roulés, s'élargil notablement, nous arrivons à la Nzala Araouc/iP sur la route du Sous, que nous ;ill<>ns suivre dans la direction de Mogador.

Non- demeurons sur 1rs grès tertiaires, dans une très belle forêl d'arganiers et, après avoir passé auprès de Bou Tazert, nous reprenons le chemin de la ville à partir de la Nzala fiouchchen, pour arriver à '.' heures du soie à Tasrouïdert.

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