I. La porte Marrakech
J. Habitant de Mogador
S. Le père de l'oreille
I Marché1 ihi mercredi.
I)\ \.s LE BLED ES S/HA.
Je tous les caravaniers que nous croisons, apprend que des soldats d'Ould Emflous se trouvenl échelonnés parloul sur celle piste. Il
ia faul donc, pour les éviter, prendre un chemin tracé plus au
nord dans des tribus échappant à l'autorité du Qaïd îles Knafa.
Le crochet que nous fail faire notre guide, dans celle course vers le nord, m'empêche d'aller serrer la main à M. de Segonzac et à ses compagnons Boulifa et Zenagui, à Dar Babba, et ce n'est pas sans
une certaine émotion que je m'éloig le celle maison isolée à
l'extrémité de la (lune de Mogador et où s'achèvenl les préparatifs
d'ui \ plu m lin n lointaine et périlleuse, dans les parties inexplorées
el dangereuses du Haut-Atlas oriental.
C'esl ainsi qu'après avoir recoupé la dune littorale, nous nous rejetons sur la roule de Marrakech, qui passe par le Frouga.
Nous demeurons longtemps sur le plateau tertiaire donl les grès ravinés offrent le même modelé que dans la région d'Ain El Hadjar, de l'Ouad Tidzi el des Kuala. D'abord disposés en lianes horizontaux el peu inclinés, ils on) ensuite tendance à se relever en s'éloignanl vers l'es) : cela Lient à ce que, comme aux abords du Djebel Chikhro, on se rapproche du rivage ancien de la mer pliocène dans laquelle ils se sonl formés.
Le plateau, très peu habité dans celle région, esl parloul couverl de bois d'arganiers assez touffus.
\ sa limite, le pays change totalement d'aspect. En effet, dès que nous nous trouvons sur les calcaires el les grès crétacés qui servenl de soubassement aux grès tertiaires, le paysage esl tout différenl : ce sonl de larges surfaces de cultures de céréales, des ver- Mer- où abondenl le figuier el l'amandier, tandis que l'arganier, mêlé a l'olivier, ne forme plus que des touffes isolées; des rtem se monlrenl su r les terrains en friche.
Nous campons sur l'emplaceménl du Souq el Tleta '. auprès de la zaouïa et de la qoubba de Sidi Abdallah ben Ouasmin. Ce poinl
1 Marcluî du mardi
V(>) Mil-: DANS LE SOUS. s:,
esl très fréquenté, car il se trouve sur le passage de la roule de Marrakech : aussi noire sécurité y est-elle assurée.
En lions Musulmans, nous laissons une bougie sur la lombe du marabout vénéré et une pièce de cinquante centimes à la zaouïa.
19 décembre. — Nous allons suivre encore aujourd'hui le chemin iln Frouga, qui est désert. J'apprends que celle route de Marrakech esl 1res peu suivie, parce que les voyageurs prennent ;'i peu près in\ ariablemenl le Triq makhzen, c'est-à-dire le chemin de < Ihichaoua :
le seul ipu ;iil des nzala OÙ l'on pni~.se se ravitailler et trouver la
nourriture îles bêtes.
Nous restons encore une partie de la journée sur <le> calcaires en lianes de 50 centimètres à un mètre d'épaisseur, intercalés de marnes, et qui Forment un relief peu accidenté, avec ravins largemenl étalés entre lesquels se montrent des croupes arrondies.
Nous traversons encore de belles cultures, des champs de céréales admirablement entretenus, entourés de murs construits avec le> pierres qu'on y a soigneusement ramassées.
La fertilité du sol de celle région d'El Kourimat est grande, comparée à celle du plateau gréseux des Ida on Guerd. De nombreux vergers, plantés de figuiers, d'amandiers et d'oliviers, ajoutent encore à l'aspect prospère de ce pays. Enfin, les parties en friche constituent de bons pâturages. El Kourimal est, de plus, le centre d'une région d'élevage de chevaux et de mules.
Nous faisons halle auprès d'une poterie où se fabriquent des vases, pour l'usage domestique, avec des argilesjaunâtres empruntées aux couches crétacées.
A partir de ce point, nous entrons dans une vaste plaine formée par une dépression synclinale an fond de laquelle se sont accumulés des dépôts torrentiels, à cailloux calcaires et gréseux, peu roulés et mélangés a des sables argileux alluvionnaires. L'épaisseur de ces dépôts esl faillie et ils proviennenl du remaniement, presque sur place, de roches des terrains secondaires sous jacents.
l ig] :,:,. Plaine d'EI Kourimat, i-tem.
La plaine esl seulement utilisée comme pâturages, maigres en apparence, mais en réalité assez riches; le rtem se rencontre un peu
partoul .
Nous s arrêtons au douar à' El Aamaïmat, où nous sommes
très bien accueillis par le Chikh el ses fils. Notre tente esl dressée
auprès de leur maison, et je sens vite autour de i un courant de
sympathie qui me fait bien augurer de la suite de notre voyage.
Je me suis entendu désigner, sous le nom de chérif, la veille, au Souq el Tleta : aujourd'hui on m'appelle encore chérif ou bien feqih1,
carmes hommes m'ont présenté corn savant en toutes choses:
bon médecin, astronome, météorologiste, etc.
Aussi les consultations ne me manquent pas; c'est d'abord le Chikh que je soigne pour une conjonctivite, puis d'autres hommes, des l'en s, des enfants.
Je passe près de trois heures à m'occuper de malades ce soir-là, ,.| ces braves gens me manifestent, comme ils le peuvent, leur reconnaissance; c'est à qui m'enverra un couscous, du miel, des
gâteaux.
La soirée s'écoule en conversations de toutes sortes. Je suis
questionné sur le prix du sucre ;'i Mogador, sur l'étal des récoltes etc. On me demande encore si d;ms mon pays d'origine il pousse du blé el l'on me pose mille autres questions auxquelles je suis obligé île répondre pour justifier de la réputation de savanl qui m'a été l'aile en arrivant.
Mes hommes paraissent enchantés; le Chérif surloul me félicite de l'impression que je produis autour de moi : il déclare que nous pourrons aller n'importe <>ii maintenant.
Mais je siii> soumis ;'i une épreuve ijin pourrai! compromettre à loul jamais la place que je viens île conquérir dans l'estime île ces braves gens.
[ls sonl là maintenait une trentaine qui m'enlourenl el. après certains chuchotements donl je ne pui - saisir le sens, le Chikh me demande, délégué sans doute par tous ses administrés, quel temps M fera le lendemain el à quelle époque is aurons île la pluie.
La sécheresse règne depuis longtemps el les récoltes c ncenl
à souffrir.
La question est bien embarrassante, mais il faul \ ré] Ire avec
décision, car ces bons Musulmans ne comprendraienl pas qu un savanl comme moi ne puisse les fixer sur le sorl qui esl réservé a leur- cultures. J'ai forl heureusement constaté, depuis plusieurs jours, une baisse barométrique constante el le ciel commence à se couvrir; aussi je réponds catégoriquemenl que la pluie ne tardera pas à tomber.
Mais en voyant avec quel bonheur ils accueillent ma prédiction j'ai presque le regrel d'avoir apporté chez ces Marocains une fausse joie peut-être. Pourvu que j'aie touché juste.
Enfin le Chikh iïAamaïnuil tient à me donner une dernière preuve de son estime en me désignant comme reqqas I un île ses fils.
.1,. désire avoir i :ourrier avanl d'entrer dans le Son-, car
j'attends, avec anxiété, des nouvelles de France. Il esl donc entendu que le fils du Chikh ira jusqu'à Mogador prendre mes lettres cl m11 '1 me rejoindra à Imi n Tanout.
ss DANS LE BLED ES SIBA.
20 décembre. — J'ai loules les peines du nde, le lendemain
malin, a lever le camp à 8 heures.
Le chef du village voudrail me faire attendre le déjeuner, ce qui rcmetlrail mon dépari à I I heures; mais il n'insiste pas devanl ma décision : on m'apporte alors presque simultanément el <lr différents côtés l'assoua1. Les gens d'. la/naïmat tiennenl à me témoigner ainsi leur considération.
Je prends enfin congé du Chikh el de ses [ils. L'un de ces derniers ne manque pas de me dire qu'il a une grande confiance dans ma prédiction el il me l'ail remarquer que le temps se couvre de plus en plus !
Nous recoupons, à la sortie d\ lamaïmat, une petite colline formée de calcaires crétacés el de calcaires à silex, recouverte de palmiers nains, de rtem el d'herbages qui constituent, paraît-il, d'excellents pâturages.
La région s'appelle El Oumarid, el une petite rivière qui roule des eaux très claires, avec un couranl assez rapide, m'es! désignée sous le nom dOuad Entaa el Oumarid*; elle roule auprès du Souq et Venin " .
\ partir de ce point, nous pénétrons dans une plaine très étendue, que nous allons traverser sur une largeur d'environ 8 kilomètres.
Limitée par u :haîne haute de 500 à 600 mètres, à laquelle
semble appartenir le Djorfer Rokma de la carte, elle esl comprise entre deux plissements des terrains crétacés, el la dépression ainsi formée est, comme celle que nous avons traversée hier, recouverte d'alluvions argileuses el sableuses, grises ou rougeâtres, renfer-
I. L'assoua '■-! bouillie de semoule, de blé nu d'orge, un peu poivrée <>u
pimentée ri que le-- gens riches .améliorenl en j ajoutanl îles œufs battus. t'.'esi le
mets qu'on serl le plus souvenl au repas il atin. .le m'y suis vite habitué, el
bien m'en a pris car, dans mon dernier voyage, il m'esl arrivé île m'en nourrir pendant plusieurs jours sans avoir autre chose à ma disposition.
•1. Rivière de l'Ouï 'ici.
•". Marché du lundi.
\ a) AGE DA \> LE SOI S. sil
manl de cailloux de roches sédimentaires généralement [ >< m i roulés.
Çà ri là le soubassemenl de ces alluvions réapparaît; il semble bien cpic les couches crétacées offrent, dans le fond de ce vaste synclinal, de légères ondulations, qui l'onl surgir dans la plaine de pel iles arèles calcaires.
La région « 1 /:/ Ouinarid a de bons pâturages, parsemés de pal-
Y\x. 56. — Plaine d*EI Oumarid
Bou Zcrsoun
miers nains, de ricin, de jujubiers sauvages. Les parues delnebées des alluvions constituenl de riches terrains de culture.
La petite chaîne que nous allons mainlenanl recouper porte, me dit-on, le nom il<' Djebel Bou Zerqoun, qui esl aussi celui d'un village bàli à -mm pied septentrional et enlouré de beaux bouquets d'oliviers. Elle présente, sur une épaisseur de 200 mètres, les mêmes couches gréseuses, marneuses el calcaires surmonlées, comme dans le Djebel Chi/chro, par les mêmes calcaires, .;i silex. Ces derniers se montrent, ainsi qu'à Imi n Takandout, en bancs épais, égalemenl percés de nombreuses grottes. \\> Cormenl de plus ici, un remarquable niveau d'eau à leur contael avec des couches marneuses imperméables.
Les ouad qui découpenl transversalement la chaîne sont presque
toujours à sec el offrent un large [il de cailloux calcaires peu roulés, qui leur donnenl une blancheur éclatante.
Mais ce qu'il j a de plus curieux dans cette montagne de Bou Zergoun, c'est son prolil géologique. Les calcaires, d'abord à peu près horizontaux de pari el d'autre, dans la plaine, se relèvenl
brusquement à 15" p ' redevenir horizontaux sur la crête.
La traversée de relie petite chaî ssl interrompue par un orage
assez violent el nous sommes obligés de nous abriter pendant plus
d'une heure: - Dieu soil loué— lit le Chérif— tuas dil vrai hier
soir, lu seras béni par les gens d'Aamaïmal ».
Mous nous trouvons en ce moment sur le passage des caravanes du Sous; en l'espace d'une heure, nous en rencontrons quatre, composées chacune de cinq à six bêtes de charge. Celle roule es| relie des convois qui, arrivant du Sud de l'Atlas par le col des [iibaoun el Imi n Tanout . se rendent à Mogador.
Au sud du Djebel Bou Zergoun j'observe le même niveau d'eau que sur son flanc nord. Là encore sont disséminés de loin en loin des bouquets d'oliviers el l'on m'en désigne un qui abrite la demeure du Qaïd Ould Bachir. Le versant méridional montre les bancs de calcaires à silex entaillés par de petites vallées qui se rétrécissent vers le bas el donnenl à la montagne un aspect géométrique.
Nous pénétrons ensuite dans une plaine, plus large que la précédente, et s'élendant jus-
pi au pie
At-
,„ ii,li..„.,l .le la chaîne de Rmi Zcrgi
h,s ; elle offre d'abord le même coup d'oeil, niais les dépôts alluvionnaires \ sont de moindre épaisseur et formés,
VOYAGE D I VS / / SOI S. m
sur place, de silex noirs parfois gros comme la tète ; ils proviei ni
indiscutablemenl de l'érosion ou de la dissolulion, par les eaux superlicielles, des calcaires qui les renfermaient.
Le sol esl encore ici recouvert de cultures ou de pâturages.
Auprès de la '/.; ïa Sidi Abd el Moumen, où nous allons
passer la nuit, les mê s calcaires se montrenl très faiblemenl
inclinés el formenl I entablemenl de gour', séparés par des ravins
très larges cl peu profonds. Le niveau d'eau réapparaît ici el donn< ,:i l'oasis de la zaouïa >;i belle fertilité.
\ous plantons noire tenledans un enclos atlenanl à la diemaa nous \ passerons la nuit, paraît-il, en toute sécurité.
21 décembre. — La Zaouïa Sidi Abd el Moumen esl 1res réputée dans !'• pays, de par la célébrité 'lu maraboul donl elle abrite les précieux restes el aussi, je pense, à cause de la fertilité du sol abondamment arrosé par les eaux qui émergent au pied dune gara,
I ,es maisons, groupées en un village assez important, sont •■ni ou
i fiour, pluriel de gara, sorle de plateaux, isolés par l'érosion •■! couronnés par une table de rorlie dure calcaire ou gréseuse. 2. Mosquée, lieu de réunions.
récs de nombreux oliviers, de belles cultures et de riches pâturages : véritable oasis au milieu de la plaine complètemenl nue qui s'étend de la chaîne de Bou Zergoun à l'Atlas.
L'étape que nous aurons à franchir esl très courte, car nous
devons passer une journée au moins, à Imi n T. I. qui ne se
trouve plus qu'à une quinzaine de kilomètres.
Dans la plaine que nous allons traverser, on peul distinguer deux zones différentes. La première, celle que nous parcourons d'abord, esl basse, elle forme des alluvions récentes cultivées par des gens venus de la zaouïa H de villages échelonnés nu pied de l'Atlas. La seconde constitue un plateau limité par un brusque ressaul d'une quarantaine de mètres, formée par des alluvions plus anciennes qui vonl s'appuyer contre les derniers contreforts de la
naute chaîne. Cette terrasse quaternaire porte ici le i i du petil
village d'£7 Hoçaïn; entaillée par des ravins qui lui donnenl nu relief ondulé, elle esl fertile nu même titre que In plaine basse de Sidi Abd el Moumen cl couverLe de champs de céréales ou de pal urages.
\Tous is élevons insensiblemenl en nous rapprochant d'Imi u
Tanoul el nous nous arrêtons à une petite dislance de Souq el Tenin, ;^\ bord du thalweg de l'Ouad es Seratou.
('.<• cours d'eau, descendu de l'Atlas, traverse ici les dépôts quaternaires anciens, donl l'épaisseur esl devenue considérable, avanl d'aller rejoindre l'Ouad es Seqssaoua pour former, sous le
l'Ouad Kahira, in rivière qui passe à Chichaoua el va grossir,
-m- -,i gauche, H ^r.u\ Tensifl.
Dechaq :ôté >\\\ large thalweg de l'Ouad es Seratou se trouvent
des groupes de maisons, des champs, des jardins plantés d oliviers ,•1 irrigués par ses eaux, canalisées sur un long parcours.
C'est dans l'une de ces agglomérations que se trouve In maison
du Chikli Al I.
Celui-ci n un fils, Si Abdallah, très connu de l'un" de mes hommes,
VOYAGE DA XS LE SOUS. :i.-,
le Cliéril", qui espère le décider à nous accompagner dans le Sous. Il esl malheureusemenl absenl : parli de bonne heure pour le Souq el Vrba des Mzouda, il ne reviendra qu'à la nuit. En l'allendant, nous plantons notre tente auprès du village.
Le Chikh Ahmed nous fail servir un couscous el nous lui rendons sa politesse par des lasses de thé. Il a appris avec joie que j'ai des
Kig. 59. — [mi n Tanout; le Souq el Tcnin
médicaments el c'esl loul l'après-midi un défilé de malades pré venus par lui. L'un deux, un Musulman de marque, le Chikh cl un douar voisin, esl un lu '.-ni vieillard cpii souffre d accès de fièvres pa lustres. Il écoute religieusemenl mes conseils, accepte mes comprimés de quinine el paraîl surpris que je me refuse à recevoir une rétribution : Je serai suffisamment payé — lui dis-je par la satisfaction que j'éprouverai d'apprendre que mes remèdes L'onl fail du bien
Il part, mais revient au boni d'une demi heure el me tend une pièce de vingt-cinq centimes. Je suis sur le poinl de refuser encore ces honoraires — non qu'ils me paraissenl indignes il un médecin tel que moi — lorsqi ie mon regard se rencontre avec relui du Chérif qui me fail signe de les prendre. Il paraîl que le vieux Chikh sérail con
vaincu de l'inefficacité de mes remèdes si je n'acceptais pas son paiement.
C'esl la première fois, je puis l'affirmer, que je reçois des émoluments pour une consultation donnée à un malade el la première fuis, par conséquent, que je commets le délil d exercice illégal de la médecine. I ■ < n ■ I heureusement je ne suis plus en France el il n'y a rien d'illégal au Maroc, pas même la pratique médicale de la pari d'un profane comme moi.
\\anl même que son fils soil revenu du Souq, Si Ahmed, qui commence à nous connaître un peu. nous demanded accepter I hospitalité chez lui. Il a invité des gens de sa famille et du douar el je suis salué au pas de sa porte par de nombreux « Mrahba hik », paroles de bienvenue qui ne peuvent me laisser de doute sur 1 accueil cordial de Ions ces Marocains. Il paraîl que j'ai gagné la confiance du Chikh el «le Ions les habitants du village.
Le Chérif, qui m'étail apparu d'un naturel un peu poltron el que l'idée seule île pénétrer dans le Sous avec des camarades effrayai! déjà, paraissait, à plus forte raison, peu disposé à accompagner uw roumi. Mais il est radieux maintenant, il lui semble même que notre voyage de l'autre côté de l'Atlas s'effectuera sans la moindre difficulté.
Je ne suis pas toill à l'ail de son axis; niais je suis heureux de ses
lionnes dispositions.
( '.e dévoué compagnon esl au comble de la joie lorsqu il apprend
que Si AI ;d sérail désireux de se joindre à nous pour la suite de
noire voyage. Il connaîl très bien le Sous, où il a de nombreuses relations; on aurai! donc avec lui beaucoup plus de sécurité. Mais il lui faut, aupréalable, aller voirie Qaïd Tiggui1, sous les ordres duquel il esl placé. Ce dernier, en effet, désire l'aire acheter sur [\w marché du Sous quelques esclaves el il compte charger de ce soin son subordonné1. Notre hôte me demande, pour aller voirie