QUELQUES MOTS SUR L'ARQANIER
Les pages qui précèdent renferment, au poinl de vue géographique el géologique, un grand nombre d'observations qui mérileraienl d'être coordonnées dans des conclusions d'ensemble. Mais un essai de ce genre, sur !<• Maroc septentrional el sur la Chaîne du Haut- Mas, m'entraînerait dans des considérations théoriques qui ^<>rli- [■aienl du cadre de cel ou\ rage qui n i">l qu'un simple récil .le voyages.
.le réserve, pour île- publications spéciales qui paraîtront ultérieurement l'élude détaillée de tous I.- doc n me n ts sci en litiques que j ai rapportés ri qui sont , jg ,,, , 1H ,-,„,.,, i Tid/.i dos id; iiuord
représentés par 1800
kilomètresd'itinéraire, appuyés de 000 photographies pour la plupart
orientées, par plu- de six quintaux de fossiles el d'échantillons minéralogiques, par de nombreuses coupes géologiques, etc.
.1,. ferai cependant exception, en ce qui concerne mes observai -
-m- Varganier, car cel arbre j •. dans les régions du Haut-Atlas
que j'ai parcourues, ôle remarquable au poinl de vue de la
géographie botanique el surtoul parce qu'il a une réelle importance
dans la vie écon ique de ces pays. Il a une influence marqué.
IVxistence des populations arabes ou berbères des contrées qu'il
recouvre et, bien qu'on en ail souvent parlé, il mérite encore l'attention parce qu'il est destiné vraisemblablement à un plus grand a\ enir.
On ;ail qu< Varganiei es! cet arbre singulier par son extension géographique très limilée el qui esl l'objel de la curiosité des touristes qui louchenl à la côte occidentale du Maroc, à Mogador.
On pourrait l'appeler l'arbre du Sous, lanl il caractérise cette région sud-marocaine : il n'\ ;i r>as <"
speee végétale qui soi un plus haut degré, répandue à profusion el reléguée dans mèl re relativement restreinl .
un péri-
J ai, au cours de mes voyages, parcouru dans tous les sens le pays de l "arganier el j'ai noté avec soin les conditions d'habital de cette remarquable essence forestière. Aussi serais-je désireux d'exposer ici le résultai de mes observations.
Bien des botanistes ou des explorateurs onl écril sur cel arbre curieux.
Le Premier qui en ail fail mention esl Léo Africanus (1510) el
la description spécifiqi n a été donnée, pour la première lois. par
u '' l/!!' d'après un échantill lesséché, sous le nom de
Sideroxylon spinosum ; mais le spécimen étudié par l'illustre nalu- ''aliste n'avail l>"* de fleur, ce qui peut expliquer la confusion qu'il afaitede cette plante ligneuse avec le o bois de fer » donl il s,. distingue cependanl par un grand nombre de caractères.
Le voyageur danois Schousboe, après un séjour de trois
années au Maroc 1766-1768), a publié un très intéressa \-
moire sur la P^re du Moghreb, dans lequel il décrit longuemenl I arganier.
A citer encore les observations d'Henry Grâce, vice-consul d'Angleterre à Mogador (1853) el l'étude des matériaux transmis par 1 W- Hookerjpuis les données consignées dans 1rs publications des explorateurs marocains. .1. Dalton iïooker el John Bal] 1878 .