CHAPITRE
We Paris à (en- V ork
SNEN me demande de raconter à de jeunes lecteurs mes
| voyages dans des pays lointains et peu connus. Sans doute Je trouverai un écho sympathique, trop sympathique peut-être, dans le cœur de plus d’un d’entre eux, en leur par-
lant de la réalisation de certains rêves d'enfance qu’ils connaissent aussi bien
que moi. Hélas !ces rêves, si doux pour nous, sont souvent cruels pour nos
mères, qui plus tard verseront des larmes en attendant nos lettres. Mais je
ne veux pas commencer par vous faire de la morale, et par vous prêcher ce
que je n'ai pas pratiqué ; J'entre donc
immédiatement en matière, pour vous raconter quelques incidents de ma vi-
site aux États-Unis d'Amérique, en
C’est sur l'invitation d’un Américain,
M. Rufus Hatch que J'ai entrepris cette
expédition. M. Hatch était alors président de la Compagnie du Parc national
(nous aurons bientôt à revenir là-des-
sus). Voulant faire connaître les mer-
mms cms ve me
veilles de ce fameux parc aux touristes d'Europe et d'Amérique, il organisait une sorte de réclame grandiose, à l’américaine. Soixante personnesde divers pays étaient invitées à l'accompagner | dans une excursion qu'il comptait faire au parc/pendant les mois d'août et de septembre 1885. Tous les frais généraux, à partir de New-York, devaient être à sa charge. En route, on visite-.
rait le Niagara, Chicago, les champs du Dakota ; enfin, pour ceux des voyageurs qui voudraient quitter l’expédition à.
un moment donné, les compagnies de chemins de fer donnaient des « passes », c’est-à-dire des billets gratuits, dans toutes les directions, jusqu'en Californie. (Es
Grâce à M. Haynie, correspondant