‹ Dans le far-west américainChapitre 28 sur 40 · Je ne sais pas si ce nom est resté officiel · texte numérisé non relu

Je ne sais pas si ce nom est resté officiel

net À A

notre itinéraire : c’est là que mes com-

pagnons ont tué quelques grosses bêtes, et que moi-même j'ai pu tirer un coq de bruyère.

Après la Rattlesnake on descend dans la vallée, et quand on a traversé la rivière à laquelle des sources sulfureuses ont valu le nom vraiment séduisant de Séinking Water (eau puante), la contrée change d'aspect. C’est presque une plaine où l’on rencontre à chaque instant des villages de chiens des prairies, sorte de marmottes américaines, charmantes petites bêtes dont vous avez sûrement entendu parler, ou que vous avez vues au Jardin d’acclimatation. De temps à autre, on aperçoit des troupes de

bœufs demi-sauvages qui errent en li-

berté. Bientôt on arrive à un ranch, établissement d’éleveur de bestiaux, qui se compose de deux ou trois /opcabins, et de quelques enclos où l’on pousse les troupeaux quand on veut en abattre ou en vendre une partie.

Évidemment, nous approchons d’un pays habité.

Le 11 septembre, nous campions sur la rivière Wzti451. Là Yarnell me dit que nous étions à cinq lieues de Washaki, que même une « route de poste » reliait ce fort à un petit établissement nommé Wzlson's Store, situé à trois lieues de notre camp. « Mais, ajoutait le capitaine, nous n'allons pas à Washaki maintenant. Nous n'avons pas eu de chance Jusqu'à présent ; eh bien, nous allons faire un coude vers l’ouest;

là, sans doute, nous trouverons du gibier.» — Cela ne faisait pas du tout mon affaire. Chasser, même sans gibier, parcourir les montagnes et les forêts, à la bonne heure; mais je n'étais pas venu en Amérique uniquement pour mon plaisir : J'avais ma mission pédagogique à remplir ; Je voulais être à Saint- Louis pour la rentrée des classes. J'ex-

pliquai ma situation au capitaine, lui

demandant s’il n’y avait pas moyen de quitter l’expédition et d’aller droit à Washaki. « La chose est possible, mais difficile, me dit-il. Vous pouvez suivre la piste qui va de Wilson’s Store à Washaki ; il y a, de place en place, des ranchs Où vous pourriez passer la nuit.

Mais surtout ne quittez pas la piste! A

l’est le pays est inhabité et sauvage ;

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vous ne pourriez Jamais vous y retrouver.

— Eh bien, capitaine, dis-je, c’est

entendu. Je vais vous rendre ce que

vous m'avez prêté, mon fusil, mon cheval, ma tente, et dans trois jours je serai à Washaki. »

Le capitaine et le lieutenant essayèrent de me retenir, mais Je ne pouvais pas me laisser persuader. Je pris donc congé d’eux le Jour même, et J'allai à Wilson’s Store, emportant mon petit bagage. J’Y passai la nuit, non pas dans la maison (il n’y avait pas de place), mais à côté, en compagnie de plusieurs éleveurs de bestiaux. |

Le lendemain matin, je priai l’hôtelier de donner mon sac et mes couver-

tures au courrier de Washaki ; je me

fis renseigner aussi exactement que

possible sur la route à suivre, et, me bornant à emporter le strict nécessaire, Je me mis en route.

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