X DANS LE SILLAGE DU ROMANTISME
Les principales sources de cette biographie de Charles Didier sont des documents inédits, et en tout premier lieu son vaste Journal manuscrit. Je l’ai fidèlement suivi, cité souvent, et maintes fois paraphrasé en m’efforçant d’en conserver l'atmosphère. Je me suis : servi également des lettres de l'écrivain, qui m'ont été confiées par ses parents, ainsi que de celles que j'ai retrouvées dans les dépôts publics de Genève, Paris, Florence et Amsterdam. J'ai de même consulté les extraits des parties disparues de ce Journal, qui se trouvent à Chantilly dans la collection Spoelberch de Lovenjoul. Cette documentation a été vérifiée et complétée au moyen de lettres et de témoignages de contemporains de Didier, suisses et français, tant inédits qu'imprimés.
Pour rassembler ces matériaux il a fallu poursuivre des recherches en plusieurs endroits et des secours inestimables m'ont facilité la tâche. C’est avec un vif sentiment de reconnaissance que ma pensée se reporte ici vers tous ceux qui m'ont ou encouragé ou aidé. Il y a tout d’abord mon maître, M. Fernand Baldensperger qui m'a inspiré cet ouvrage et qui en a dirigé la préparation pour mettre ces recherches en valeur. Il me serait bien difficile de lui exprimer ma reconnaissance ainsi qu’à mon ami, M. Gustave Charlier, professeur à l'Université de Bruxelles qui m'a aidé de toutes façons. De sa vaste documentation sur le dix-neuvième siècle, il m'a donné force renseignements utiles et de précieux conseils pour la préparation du manuscrit. °
Ma tâche aurait été tout autre chose sans le concours des parents de Charles Didier, auxquels je dois tous mes remerciements : Monsieur et Madame Louis Lacroix, qui ont accueilli, avec tant d’amabilité, l'étranger venu de loin pour faire cette étude sur leur aïeul et qui ont mis à ma disposition les documents des archives de la famille, ainsi que toutes les indications utiles recueitlies sur leur arrière grand-oncle : Madame Marie-Claire Serment-Monnier, qui m'a confié des notes de son père, Marc Monnier, avec une collection importante d’autographes ; M. Henri Cuendet, qui m’a donné des renseignements intéressants sur son grand-oncle, Charles Didier. Mon travail m’a retenu pendant plusieurs semaines à Genève. M. Paul Chaponnière, rédacteur au Journal de Genève, m’a beaucoup aidé par des introductions et des conseils utiles. A la Bibliothèque publique et universitaire, M. Aubert, conservateur des manuscrits, et MM. Delarue et Violette, bibliothécaires, m'ont rendu de grands services de la façon la plus aimable. Je veux offrir