Revue encyclopédique, juin 1832, tome 54, pp
ques paysages italiens — Première lettre à M. Sainte-Beuve — La Campagne de Paris et la Campagne de Rome. Nous aurons plus tard à reparler de ces lettres, corrigées par la suite et publiées sous leur forme définitive en 1842. Mais notons déjà que celle-ci, adressée à Sainte-Beuve, se termine en ces térmes : « Permettez que je me déclare ici publiquement votre admirateur et votre ami. Ce sont deux titres qui m'honorent ». Ces phrases ne reparaîtront pas dans le volume. Fin novembre, Didier note une visite à Sainte-Beuve !, «lequel est très content de ma lettre sur la campagne romaine, dont tout le monde me dit du bien ».
En somme, Ç’à été pour lui une belle année. Sa vie intérieure est alors peu troublée, il travaille bien et beaucoup, se sent inspiré en écrivant son roman, reprend confiance. Il quitte l'Hôtel Corneille pour s'installer avec David Richard en appartement, au numéro six de la rue du Regard. II continue à fréquenter le monde artistique et littéraire. De Potter ? l'invite à dîner pour faire la connaissance de Lamennais 5. Il rencontre Liszt pour la première fois : «Chez Victor Hugo, où j'entends Liszt, jeune et fameux pianiste, d'une force extraordinaire, il me fait un effet immense... Je n'avais pas avant cette soirée l’idée des ressources du piano. Il a un air débile et féminin, ce qui le rend plus intéressant encore ». Ils étaient
destinés à devenir de grands amis pour quelques années #.
En janvier 1833 parut la deuxième lettre sur la campagne romaine, intitulée « Les Maremmes 5 », avec cette note des éditeurs « Bien que cette lettre puisse être regardée comme complétant l’étude sur la campagne de Rome que M. Charles Didier avait déjà com-