I. 17 juin
2. Buloz acheta aux enchères, en 1834, la Rrvue de Paris. C'était alors comme disait Didier « la même boutique » que la Revue des Deux Mondes, mais ce n’est que dans celle-ci qu'ont paru ses articles. Buloz n’a jamais rien accepté pour la Revue de Paris, plus littéraire alors que l’autre publication.
3. Rivaux à l'égard de George Sand. Voir chapitre III. 4. Paris, 1860, p. 49.
« Manzoni n’a pas besoin de moi pour être célèbre. Sa vie et ses œuvres ont été très nettement résumées par M. Charles Didier dans la Revue des Deux Mondes. »
A ce moment, Didier a déjà quitté la Revue encyclopédique. I] écrit à Vieusseux au mois d’avril ! : « Quant à la Revue encyclopédique, je n’en fais plus partie. Des circonstances personnelles m'ont éloigné de la rédaction de ce journal ?. » Il projette de nouveaux livres sur l'Italie et il demande à Vieusseux ? de lui envoyer « une description de Pise exacte et moderne, en un volume, ainsi que le Saggio di Canti populari della provincia di marittima (sic) et campagna, publié à Rome, 1830 », sources sans doute de Chavornay et des Chants populaires de la campagne de Rome.
Il écrit encore un peu pour les journaux, puis il se décide à partir pour l'Espagne, afin d’y étudier sur place les conditions politiques du pays pour le journal le Bon Sens 4. I1 quitte Paris à la fin du mois d'octobre et reste absent plus d’un an, voyageant à travers l’Espagne et visitant le Maroc. Ce voyage, il ne le fait nullement en romantique qui goûte fort les paysages et en recherche le charme. C’est le voyage d’études d’un observateur politique, préoccupé avant tout de la situation révolutionnaire du pays. Aussi bien l'Espagne lui plaît-ellé peu, ses préférences vont à l'Italie. Il s’agit pour lui de remplir une mission. De ce voyage est sorti Une année en Espagne, qui ne paraîtra qu’en 1837, mais dont une partie verra d’abord le jour sous forme d’articles, dans la Revue des Deux Mondes. Le premier de la série, L'Espagne depuis 1830, paraîtra le 15 décembre 1835, peu après son retour à Paris.
Rien ne subsiste de son Journal pendant ces mois de voyage ; mais il donne les dates des différentes parties de son récit, qui commence à Figuières, en novembre 1834, et se termine à Madrid, le 5 septembre 1835. Cependant, d’après l’avant-propos d'Une année