‹ Dans Le Sillage Du Romantisme Charles DidierChapitre 41 sur 172 · Cette correspondance malheureusement reste introuvable · texte numérisé non relu

Cette correspondance malheureusement reste introuvable

En cours de route, Didier s'était décidé à profiter de l’occasion pour pousser jusqu'au Maroc, De Cadix il se rend à Gibraltar, puis visite Tarifa, Tanger, Tétouan, Ceuta, achevant de se documenter pour les articles qu'il publiera dans la Revue des Deux Mondes, commé pour ses romans le Chevalier Robert et Thécla, et pour Une promenade au Maroc, dont nous parlerons plus tard.

Didier rentre donc à Paris en automne 1835, pour ne plus voyager avant 1838. Il reprend, rue du Regard, la vie en commun avec l’ami Richard, se met à écrire ses articles sur l'Espagne et le Maroc et renoue avec ses relations parisiennes. C’est à ce moment que, d’après Wladimir Karénine !, Didier serait devenu membre de l’école saint-simonienne groupée autour de Michel de Bourges. Mais la chose reste fort douteuse, la plupart des renseignements sur Didier contenus dans l’ouvrage de Karénine se trouvant être inexacts ?.

Didier revient alors à son ancien projet, abandonné pendant le voyage en Espagne, de publier un deuxième roman sur l'Italie, celui pour lequel il avait demandé à Vieusseux un livre sur Pise. C’est Chavornay, qui paraît en 1836. Roman d’un tout autre genre que Rome souterraine, où se marque davantage l'influence des fictions romantiques, mais qui n’a, pour la cause, rien d’un chefd'œuvre du genre. Cette fois encore Didier, ne s’est pas fait la moindre illusion, et nous trouvons dans son journal, au 30 juillet 1836 : « Plus j’avance, moins je me sens propre à la production littéraire. J'ai l’idée, l'émotion, mais la forme se fait violence ; elle est de jour en jour plus rebelle. Mauvaise humeur, résultat de mon incapacité et du mécontentement intérieur. » Le récit se déroule le plus souvent à Pise 3, où est installé, dans un grand hôtel, un jeune

«ménage cosmopolite, le duc et la duchesse d’Arberg. Frédéric d’Arberg appartient à l’une des maisons les plus riches et les mieux apparentées de toute l’Allemagne, mais c’est un esprit « froid, méthodique et positif ». Sa femme, Hélène, est fille d’un gentil-

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