‹ Dans Le Sillage Du Romantisme Charles DidierChapitre 98 sur 172 · Voir chapitre IV · texte numérisé non relu

Voir chapitre IV

4. Le Siècle, d'après Hatin, était un « exemple de la théorie alors nouvelle duj journalisme à bon marché. (Il) parut sous les auspices des députés de l’opposition constitutionnelle, Le Lafitte, Dupont de l'Eure, Odilon Barrot etc. Le Siècle fut à la monarchie de juillet ce que le Constitutionnel avait été à la Restauration. Bibliographie historique et critique de la presse périodique française, p. 42.

5. Malgré son influence, le National n'eut pas un grand public.

journal ! : « C’est une chose décidée. Il ne faut pas considérer cela comme une affaire d'argent, mais de politique et de parti ? ». Didier devenait un républicain enragé. S'il rencontrait par hasard la voiture de Louis-Philippe, sa promenade en était gâtée. Il détestait tout ce qui touchait au roi. Un jour il emmena Aglaé à une séance royale à la Chambre des Députés $. Ils arrivèrent à dix heures du matin, mais il leur fallut attendre jusqu’à une heure et demie. Le hasard les avait placés derrière Madame d’Agoult, mais pendant toute cette longue attente Didier ne lui dit pas un mot. Elle proposa cependant au coupie de le reconduire dans sa voiture. Mais Didier refusa. Il quitta la séance mécontent et découragé. Le même soir il notait: « Un pouvoir constitué est toujours quelque chose de formidable. Aux vivats, je songeais à tous les vivats contradictoires criés par les mêmes bouches, et aussi au mot de Mirabeau : « Que faire d’un peuple qui ne sait que crier Vive le Roi! » Louis-Philippe manque totalement de dignité ».

Ses articles commencèrent bientôt de paraître dans le National, articles traitant pour la plupart de questions de politique internationale, bien écrits du reste et fort intéressants. Didier se trouva très déçu de n’être pas admis au comité de rédaction, mais en revanche il vit, dans le numéro du 30 août 1840, son nom figurer parmi ceux des membres du comité de la Réforme électorale, et il sentit qu’il faisait du progrès dans le milieu politique. Son article sur la Nationalité française eut du succès 4. L'auteur y retraçait le développement et l'influence de la France dont « l'initiative est sa nationalité même ». Il considérait ce pays comme le résumé de l’Europe, et, géographiquement, comme le centre du système européen :

.» Elle participe à la fois du nord et du Midi... Douée d’un ciel tempéré à la fois et varié, la France offrait une patrie à toutes les races,

Page 1