‹ Dans le sud de MadagascarChapitre 24 sur 56 · C. d* Châtelain · texte numérisé non relu

C. d* Châtelain

D. d° Caries

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JùndrcOL

Celui-ci, tiré de sa quiétude, se dérobait encore avec deux hommes entre deux groupes, mais faisait appel de nouveau à Tsiampondy. Quant aux quatre groupes, ils arrêtaient trois des chefs amis de Refotaka.

Le capitaine Charbonnel, avant de laisser partir Tsiampondy,

PÉRIODE d'exécution 107

lui montrait combien il serait contraire à ses intérêts de ne pas réussir dans ses négociations. Les chefs blancs en concluraient sûrement ou qu'il ne voulait pas réussir et qu'alors il ne nous était pas dévoué, ou qu'il ne pouvait pas et qu'alors il n'était pas un aussi grand chef qu'il le prétendait. C'est pendant ce kabary qu'arriva l'envoyé de Refotaka; Tsiampondy partit immédiatement. Il devait venir à Maroarivo cinq jours après, le 19, soit amener Refotaka, soit annoncer que décidément celui-ci refusait de se soumettre.

Le capitaine Charbonnel profitait de ce délai pour tout préparer au cas 011 Tsiampondy échouerait.

Le plateau devait être entièrement occupé par sept groupes ayant chacun leur centre et leur zone d'action.

Deux autres groupes complètement mobiles devaient constamment marcher sur le point où Refotaka était signalé.

Il n'existait qu'un très petit nombre de pistes praticables. On commence le débroussaillement d'autres pistes en nombre suffisant pour relier tous les postes provisoires.

En outre, le désarmement complet — fusils et sagaies — est prescrit et commencé.

Le 18 au soir, Tsiampondy faisait demander au capitaine Charbonnel de venir à Ejeda pour y recevoir la soumission de Refotaka.

Refotaka y arrivait enfin le 21 mai suivi de ses gens. Tous étaient renvoyés chez eux, sauf Refotaka et l'un de ses compagnons.

L'influence qu'il avait exercée si longtemps dans le pays ne permettait pas de l'y conserver. Il était donc conduit sous escorte à Tulear pour être transporté à Sainte-Marie.

L'effet dans le pays était immédiat. Dans les deux semaines suivantes, les habitants rendaient 500 fusils et 4.000 sagaies. Tsiampondy lui-même venait à Tulear le 27 mai, démarche qu'il n'avait pu encore se décider à faire, et, comprenant que cette fois toute idée de résistance éventuelle devait être abandonnée dans le Sud, acceptait de procéder lui-même au désarmement des populations Mahafaly, opération qui doit être considérée comme écartant toute chance de soulèvement sérieux sur ce dernier point.

Le dernier groupement rebelle sérieusement constitué sub-

sistant dans le commandement supérieur du Sud se trouvait dissous et la tâche militaire qui m'avait été assignée par le Gouverneur général vingt mois auparavant se trouvait ainsi accomplie.

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