I.IÎ DIABLE RI. ANC
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conte F histoire du Diable blanc sans la faire précéder de l’enterrement du déserteur et de sa liancée. A ceux rpii douteraient de l’existence du malfaiteur, on montre ses coups!
Les gens de peu de foi sont aujourd’hui si nombreux, que l’on ne saurait trop bien s’y prendre pour les amener à la croyance du Diable blanc comme à celle du Diable noir.
Ceux qui ont peur des démons craignent le Seigneur, plus puissant et plus terrible à lui seul que tous les diables réunis.
Quand donc les premiers anges mauvais se révoltèrent, Dieu, pour se venger d’eux, créa un globe de flamme qu’il jeta dans l’espace et le donna pour prison au Diable noir, chef des révoltés, ainsi qu’à tous ceux qui avaient voulu précipiter de son tronc le Seigneur trois fois bon. En assignant au terrible Lucifer, • pour lieu d’exil, un royaume de feu, Dicn proportionna la grandeur de la vengeance à la grandeur de la faute. Le courage insensé, l’audace sacrilège du Diable noir méritaient
l.E DIABLE BLANC.
la torture cruelle, non une punition humiliante.
Le règne de Dieu, après la défaite de Lucifer, devait encore une fois être troublé. In ange rusé, (jue la fatale expérience du Diable noiV avait fait réfléchir, crut pouvoir réussir à détrôner le lloi des Rois par de petits moyens. Soupçonneux, inquiet, jaloux, il ne chercha point, comme Lucifer, à s’entourer de cohortes nombreuses. Sans hardiesse, sans vaillance, il craignit d’attaquer en face le maître du ciel, l’attira dans un piège et le trahit bassement.
Le Très-Haut, forçant alors ce lâche conspirateur à venir au milieu de la foule des anges, lui dit :
— Lucifer avait l’orgueil, tu as l’envie; il avait la passion ardente, un cœur exalté : je l'ai maudit, livré au feu et à la flamme. Toi, tu fais le mal froidement, sans chaleur, avec calcul et lente réflexion ; je créerai pour te punir un élément nouveau: la glace ! Tu au-