‹ Dans les ateliers de l'Angleterre [microforme]Chapitre 7 sur 22 · CHERE EEE RATE ARTE · texte numérisé non relu

CHERE EEE RATE ARTE

de m’accabler de faits et de chiffres. Notre automobile filait, sur des routes où il avait plu, à une allure qu’un policeman n’eût pu tolérer ailleurs ; j'ai découvert plus tard que c'était là l’habitude des chauffeurs des automobiles du ministère, et l’un d’entre eux à qui je parlais de cette vitesse vertigineuse m’en donna la raison : ‘ Ces messieurs des munitions que

je conduis,” me dit-il, “ils n’ont qu’un mot à la bouche, et c’est : ‘ dépêchez-vous ! ? ” Mon compagnon était en train de me dire le chiffre vraiment extraordinaire du rendement de son district, lorsque l’automobile tourna à toute vitesse un coin dangereux, s'arrêta, en dérapant, presque sous l'arrière d’un immense fourgon qui s’avançait lourdement au milieu de la route. Il y avait une bâche sur l’autocamion, mais j'aperçus à un bout quelque chose qui me rappela : longues lignes de soldats s’avançant,—courbés sous de lourdes

charges, —dans les tranchées de seconde ligne de Loos.

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