un j!LU tiK le tioj tjve Jila firpa cpITunst <.iit
ix. iliontttn bondilTant U le totfit toit coiirr on L vo«
I '- c \ s.lw 1. u
ll<a.r. ' B.u' .jinU
11 vunt .k tll t k, Pu ,c,
^hiJlc i tt Animal teiote ,
V4 wr m^i r,rrrt,r ,
FIGURE DE LA BÊTE FAROUCHE QUI DÉVORE LES FILLES DE LA PROVINCE DU GÉVAUDAN
{Bibliothèque Nationale, Estampe)
empêche les bûcherons d'aller dans les forêts, ce qui rend le bois rare et fort cher.
« Ce n'est que depuis huit jours qu'on a pu parvenir à voir de près cet animal redoutable. Il est beaucoup plus haut qu'un loup : il est bas du devant et ses pattes sont armées de griffes. Il a le poil rougeâtre, la tête fort grosse, longue et finissant en museau de lévrier, les oreilles petites, droites comme des cornes; le poitrail large et un peu gris; le dos rayé de noir et une gueule énorme, armée de dents si tranchantes qu'il a séparé plusieurs têtes du corps comme pourrait le faire un razoir. Il a le pas assez lent et il court en bondissant. Il est d'une agilité et d'une vitesse extrêmes; dans un intervalle de temps fort court, on le voit à deux ou trois lieues de distance. Il se dresse sur ses pieds de derrière et s'élance sur sa proie, qu'il attaque toujours au cou, par derrière ou par le côté. Il craint les bœufs, qui le mettent en fuite.
« L'allarme est universelle dans le canton; on vient de faire des prières publiques; on a rassemblé quatre cens paysans, pour donner la chasse à cet animal féroce; mais on n'a pu encore l'atteindre. »
La première apparition de la bête avait été constatée au mois de juin précédent,
Une « pastoure », qui était allée dans la journée garder son troupeau dans la campagne, aux environs de Langogne, rentrait le soir son corsage tout déchiré; elle raconta qu'elle avait été assaillie par un animal monstrueux, qui avait fait fuir ses chiens d'épouvante, et dont ses bœufs l'avaient heureusement sauvée. On crut généralement qu'il s'agissait d'un loup et on mit sur le compte de la terreur de la jeune fille l'exagération de son récit.
Des semaines se passèrent, sans qu'on entendît parler des méfaits de la bête; quand, inopinément, et de divers côtés à la fois, on signala ses exploits. On découvrait dans les champs des cadavres horriblement mutilés, principalement des femmes, des fillettes et des jeunes garçons.
Pour le coup on s'émeut et des battues s'organisent. Les paysans se mettent, d'abord seuls, en mouvement; mais, sous la pression de l'opinion publique, le gouvernement envoie un détachement de dragons, qui vont camper à Saint-Chély et dans les alentours.
Les paysans ont à leur tête leurs seigneurs et les meilleurs veneurs du pays se joignent à eux. Des louvetiers sont accourus jusque de la Normandie, pour donner la chasse au fauve; mais celui-ci,
défiant balles et poisons, paraissait invulnérable; ses victimes se multipliaient et il demeurait insaisissable.
Certain jour on crut le tenir, il semblait qu'il fût blessé à mort : il se retirait en boitant, mais il parvenait à se soustraire à toutes les recherches.
La terreur et la consternation étaient générales; on n'osait plus s'aventurer au dehors; les travaux des champs étaient suspendus; on ne s'entretenait que de la bête mystérieuse.
Les moyens humains restant sans effet, on eut recours aux prières, on réclama l'intercession du Très-Haut. L'évêque de Mende prescrivit des oraisons, lança un mandement dans toute l'étendue de son diocèse. Mais Dieu restait sourd à ces supplications de toute une province désolée.
Les doléances des habitants furent portées jusqu'aux pieds du trône. Le roi, touché de compassion et, sans doute aussi, mortifié qu'une bête tînt en échec près de vingt mille hommes acharnés à sa poursuite, donna l'ordre à son premier portearquebuse de partir, sans retard, pour le Gévaudan, avec ses gardes, ses valets et ses limiers et de rapporter à Paris, coûte que coûte, la dépouille de l'animal.
Après plusieurs reconnaissances, la petite troupe parvenait à traquer la fantastique bête et le premier porte-arquebuse lui donnait le coup de grâce. Des enfants, qui avaient eu affaire à elle, prétendirent la reconnaître. Elle fut empaillée à Clermont et expédiée à Fontainebleau.
Nous avons eu, par bonne fortune, en nos mains le rapport même du porte-arquebuse, héros de l'aventure. Nous le donnons ci-après in extenso; il nous a paru que c'était une pièce intéressante à verser au dossier d'une cause si souvent plaidée, sans avoir été définitivement jugée.
Ainsi qu'il résulte du document que nous croyons avoir mis le premier au jour (1), ce serait le 19 septembre 1765 que le porte-arquebuse était parti en expédition pour exterminer le monstre.
L'an mil sept cent soixante-cinq, le dix-neuvième jour du présent mois de septembre, Nous, François Antoine (de Beauterne), Chevalier de l'Ordre Royal et militaire de Saint-Louis, Porte-Arquebuse du Roi, Lieutenant des Chasses de Sa Majesté, étant par ses Ordres rendu dans les deux Généralités d'Auvergne et du Gévaudan à l'effet d'y détruire la bête féroce qui y dévore les Habitans,
1. In : Médecine Internationale, 1912, sous le pseudonyme de D^ Bienvenu.
Nous étant transporté avec le sieur de la Goste, Garde- Général, Pelissier, Regnault et Dumoulin, Garde- Chasses de la Capitainerie Royale de Saint-Germain, les sieurs Lacour et Reinchard, Gardes à cheval de Son Altesse Sérénissime Monseigneur le duc d'Orléans, premier Prince du sang; le sieur Lesteur, Lamoncy et Bonnet, Garde-Chasses de Son Altesse Sérénissime Monseigneur le duc de Penthièvre, à l'Abbaye Royale des Chazes en Auvergne, ayant été informé que les Loups y faisoient beaucoup de ravage, c'est (ce) qui Nous a fait envoyer le dix-huit les sieurs Pelissier et Lacour, Garde-Chasses avec leurs Limiers et La Feuille, valet des Limiers de la Louveterie du Roi pour reconnoître les Bois de la réserve des dames de l'Abbaye Royale des Chazes; et le lendemain dix-neuf dudit mois, ils Nous auroient envoyé avertir par le sieur Bonnet, qu'ils avoient vu un très grand Loup et qu'ils avoient pleine connaissance aussi dans ledit Bois d'une Louve avec des Louveteaux assez forts, ce qui Nous a fait aussitôt partir tout de suite pour aller coucher audit lieu des Chazes en Auvergne, distante du Besset de trois petites lieues, et le lendemain vingtième dudit mois, lesdits trois Valets de Limiers et le nommé Berry, Valet de Chiens nous ayant fait rapport qu'ils avoient détourné ledit grand Loup, la Louve et les Louveteaux dans les bois de Pommières dépendant de ladite réserve, Nous nous y sommes transporté avec tous les Garde-Chasses et quarante tireurs Habitans de la ville de Langeac et des Paroisses voisines, ou après être tous placés pour entourrer ledit Bois, lesdits Valets de Limiers et les chiens de la Louveterie s'étant mis à fouler ledit Bois,
Nous, François Antoine esd. noms étant placé à un détroit, il Nous seroit venu par un sentier à la distance de cinquante pas, ce grand Loup en présentant le côté droit et tournant la tête pour me regarder et sur le champ je lui ai tiré un coup de derrière de ma Canardière, chargée de cinq coups de poudre, de trente-cinq postes à Loup et d'une balle de calibre dont l'effort du coup m'a fait reculer de deux pas; mais le dit Loup est tombé aussitôt ayant reçu la balle dans l'œil droit, et tous lesdits postes dans le côté droit tout près de l'épaule, et comme je criois halaly, il s'est relevé et est revenu sur moi en tournant et sans me donner le temps de recharger ma dite arme, j'ai appelle à mon secours le sieur Reinchard, placé près de moi, qui l'a trouvé arrêté à dix pas de moi et lui a tiré dans le derrière un coup de sa carabine, qui l'a fait refuir environ vingtcinq pas dans la pleine où il est tombé roide mort.
Nous, François Antoine, esdits noms, et nous Jacques de la Font, avec tous les Garde-Chasses ci-dessus déclarés, ayant examiné ce Loup avons reconnu qu'il avoit trente-deux pouces de hauteur après la mort, cinq pieds sept pouces et demie de longueur, que la grosseur de son corps étoit de trois pieds et que les crocs, les deux machelières et les pieds de cet animal ont paru des plus extraordinaires; ledit Loup pesoit 130 livres.
Nous déclarons par le présent Procès-Verbal, signé de notre main n'avoir jamais vu aucun Loup qui pût se comparer à cet animal, c'est pourquoi Nous avons jugé que ce pourroit bien être la Bête cruelle, ou un Loup dévorant, qui a tant fait de ravage et pour en prendre une plus grande connoissance, Nous avons fait ouvrir
îi.
Pi
rC>
ce -,
ledit Loup par le sieur Boulanger, chirurgien-Expert de la ville de Saugues qui en a fait son rapport en présence de MM. Antoine Père et Fils, de M. de la Font, de tous les Garde-Chasses soussignés, des deux Valets de Limiers de la Louveterie du Roi, de M. Torrent, curé de Ventuejol, de M. Jean-Joseph Vernet et son Frère de la ville de Saugues, de M. Torrent, de Laveze, paroisse de Ventuejol, et de M. Mouton, de la paroisse de Greze, et sur ce, s'est présenté premièrement, M. Torrent, Curé de la paroisse de Ventuejol et Guillaume Gavier, Consul de ladite Paroisse qui nous ont amené le nommé Jean-Pierre Lourd, âgé de 15 ans et Marie Trincard, âgée de 11 ans, qui nous ont déclaré tous deux après avoir examiné ledit Loup, que c'étoit la même bête qui les avoient attaqué et blessé ladite Marie Trincard, le 21 juin dernier, ainsi qu'il est déclaré par le présent Procès-Verbal fait par Nous, en conséquence et ne sçachant écrire ni l'un ni l'autre, M. le Curé et le sieur Gavier, Consul, ont signé pour eux au bas du présent Procès-Verbal; en second lieu, M. Bertrand-Louis Dumont. Curé de la Paroisse de Paulhac et le sieur DucROS, Consul de ladite Paroisse, Nous ont amené les nommées Marie-Jeanne Valex et Thérèse Valex, sa sœur, qui ont déclaré avoir été attaquées le 11 du mois d'Août dernier par ladite Bête, suivant et ainsi qu'il est déclaré par le Procès-Verbal fait en conséquence, lesquelles deux sœurs après avoir bien examiné ledit Loup elles ont déclaré que c'étoit la même Bête qui les avoient attaquées et ont reconnu le coup de Bayonnette qu'il leur a été représenté et que la Bête avoit reçu à l'épaule droite, sur laquelle interrogation elle a répondu qu'elle
ne pouvoir déclarer où elle l'avoit blessée; a été représenté aussi Guillaume Bergounhoux et son Frère Jean Bergounhoux l'aîné, âgé de 17 à 18 ans et son frère Cadet de 15 ans ont déclaré tous deux avoir été attaqués de ladite Bête, le 9 août dernier et secourus par Pierre Mercier, Garde-Juré de M. le Baron du Besset, lesquels après avoir aussi examiné de toutes parts ledit Loup, ont déclaré l'avoir bien reconnu totalement pour la même bête qui les avoient attaqués, ainsi que la nommée Marie-Jeanne Mercier âgée de 11 ans attaquée aussi à la m-ôme heure et qui fut défendue par Pierre Vidal, qui a déclaré que ledit Loup est la même Bête qui avoit attaqué ladite nommée Marie-Jeanne Mercier, lesquels ne sçachant signer ni les uns ni les autres, ledit M. Dumont, Curé et ledit sieur Duclos, ont signé au bas du présent Procès-Verbal; lequel examen fait autant que le tems l'a pu permettre. Nous avons jugé qu'il était convenable d'envoyer ledit Loup en poste par le sieur Antoine de Beauterne, notre fils accompagné du sieur Lacoste, Garde-Général à M. de Ballainvilliers, Intendant de la Province d'Auvergne, pour en disposer suivant ce qu'il jugera nécessaire.
Et ayant laissé le sieur Lachenay, Garde de Monseigneur le duc de Penthièvre, Prince du Sang, au Besset, pour venir nous donner avis de ce qui se passerait dans ce canton, suivant les connoissances que lui en auroit donné M. de la Font, qui avoit bien voulu s'en charger, il doit être compris au service du Roi, comme s'il eût été présent à notre chasse faite au Bois de la Réserve des Dames de l'Abbaye Royale des Chazes en Auvergne; par supplément M. le curé de Ventuejol, vient de me présen-
ter la nommée Marie-Anne Camifolle, âgée d'environ 20 ans, le nommé Jean Fontanier âgé d'environ 15 ans et Jacques Ollier âgé de 12 ans ses Paroissiens, du lieu de Combret, qui dirent tous unanimement reconnoitre cette Bête pour être la même qui leur apparut le 21 du mois de juin dernier; et ont déclaré aussi ne sçavoir signer, et Nous affirmons pour fait véritable le présent Procès-verbal les jours et ans que dessus.
Signés :
Antoine de Beauterne, Lacoste, Pelissier, Renaud et Moulin; Lafont, Reinchard, Lafleur, Lecteur, Du- MONT, curé de Paulhac, Torrent, curé de Ventuejol, Lacour, Bonnet, Bertonnier, Lafeuille, Mausson, Clernet, Bigon, Lamade, Sauveton, chirurgien, Boulanger, chirurgien, Torrent, Bigot, consul, Ducros, consul, Gavier.
Suit le procès-verbal du maître-chirurgien, qui n'est pas, à la vérité, très explicite.
Nous, François Boulanger, M« chirurgien juré de la ville de Saugues, déclare avoir fait l'ouverture par ordre de M. Antoine, lequel après l'avoir vuidé et sorti les Entrailles, avons trouvé plusieurs lambeaux de chair et ossemens lesquels ossemens nous n'avons pas bien pu dicerner, si ce n'est quelques cotes de mouton; laquelle ouverture a été faite en présence de M. Antoine, M. son Fils, M. de la Font, Messieurs les Garde-Chasses et les
190 DANS LES COULISSES DE L'hLSTOIRF
Habitans de Besset et autres. Je certifie le présent Rapport sincère et véritable.
Fait au Besset le 21 septembre 1765.
Signé : Boulanger, Chirurgien.
Le rapport du lieutenant de M. le premier chirurgien du roi entre dans plus de détails.
Je, soussigné, Charles Jaladon, Maître et démonstrateur en chirurgie, Lieutenant de M. le premier Chirurgien du Roi, Chirurgien-major du Régiment de Riom, Membre de l'Académie des Sciences et Arts de Clermont- Ferrand, certifie qu'en vertu de l'Ordonnance de M. de Ballainvilliers, Intendant de la Province d'Auvergne, me suis transporté en son Hôtel à l'eff'et d'y voir et visiter la Bête féroce qui a fait tant de ravages dans le Gévaudan et les Montagnes d'Auvergne, à laquelle j'ai remarqué les cicatrices et playes dont il sera fait mention ci-après; et l'ayant faite transporter chez moi j'ai fait les plus exactes perquisitions sur toutes parties du corps, en présence de M. Benoît Duvernin, Docteur en Médecine et Doyen de son Collège, et de Messieurs François Farghon, Me en chirurgie, Prévost de la Compagnie, Jean-Baptiste Raymond, aussi M« et démonstrateur en chirurgie qui ont eu la bonté de m'aider à l'examen et dissection dudit animal, d'après lesquelles perquisitions il résulte les remarques suivantes :
1" Que l'animal commençoit à tomber en putréfaction, ce qui se manifestoit par l'odeur, la chute du poil et de l'épiderme;
2° Une cicatrice à la face interne de la naissance de l'épaule droite, qui pénétrait jusqu'au muscle;
3° Plusieurs cicatrices aux deux poignets, ou à la partie antérieure inférieure des jambes de devant;
4° Deux trous situés à la partie postérieure des deux cuisses, qui paraissent avoir été faits par une balle;
ô'* Un coup qui a percé le globe de l'œil droit, pénétré dans la tête, et a fracturé les os de la base du crâne, et a procuré la mort de l'animal; lequel coup paroît avoir été fait par une balle;
6° Une cicatrice derrière l'oreille gauche;
7° Une autre cicatrice pénétrante obliquement dans les chairs à la partie m.oyenne antérieure de l'épaule droite;
8° La peau percée en différens endroits par des gros plombs ou chevrotines, surtout dans le flanc gauche;
9" Plusieurs plombs de différentes grosseurs se sont trouvés dans les parties intérieures de cet animal;
10° Les muscles du col, des lombes, du dos et de la mâchoire inférieure font des masses de chair d'une force bien au-dessus des Loups ordinaires; toutes les autres proportions sont aussi plus considérables que dans ces espèces d'animaux;
11° Après avoir enlevé les tégumens, les graisses et les parties musculeuses déjà sphacelées; j'ai desséché les parties charnues avec la liqueur indiquée par M. de BuFFON, ensuite avec l'esprit de térébantine, j'ai placé dans l'interstice des muscles les poudres et baumes dont on se sert dans les embaumements; les cai)acités sont
remplies de poudres odorantes et gommes balsamiques; de sel antiputride; toutes les parties extérieures matelacées avec la même poudre et par-dessus le liniraent ordinaire; le tout couvert de la peau;
12° La peau de cet animal a été si fatiguée que tout son long poil est tombé, la partie qui recouvre l'abdomen, surtout entre les cuisses, s'est dépouillée de l'épiderme, ainsi que quelques parties de la peau, suite de la mortification;
13** Toutes les autres proportions ont diminué de volume par le dessèchement, c'est ce qu'on peut remarquer par la table suivante (1) :
Nombre de dents
1" A la mâchoire supérieure dix-huit : savoir, six incisives, deux défensives et dix molaires, six du côté droit et quatre du côté gauche, et prêtes à percer du même côté;
2° A la mâchoire inférieure vingt-deux : savoir, six incisives, deux canines ou défensives, et quatre molaires; il y en a sept à chaque côté.
Le présent procès-verbal est sincère et véritable : en foi de quoi j'ai signé avec les ci-dessus nommés. A Clermont-Ferrand le vingt-sept septembre 1765.
Signé : Jaladon, Lieutenant de M. le premier Chirurgien du Roi; Duvernin, Docteur en médecine et doyen de son collège; Farghon, M® en Chirurgie et Prévôt de la Compagnie; Raymond, aussi M« et démonstrateur en chirurgie.