LE DOCTEUR RECAMIER
(Collection de l'auteur)
Puisqu'il est question du docteur Récamier, disons quels liens unissaient le célèbre praticien à l'idéale coquette.
Le docteur Récamier passait, à tort ou à raison, pour être le cousin de la jolie personne qui portait le même nom que lui. La lettre qui suit (1) , et qui fut écrite par le chirurgien à Mme Récamier, dans l'été de 1816, en même temps qu'elle donne une assez juste idée de la tournure d'esprit de ce maître illustre, précise la nature des rapports qu'ils échangèrent :
G juin 181G.
Madame,
La promptitude de votre départ, semblable à celui du zéphir, m'a privé d'avoir l'honneur de vous voir; il a fallu me consoler en attendant votre retour. Mais ce
des papiers provenant de la succession de la belle Juliette, M. Voisin acquit un certain nombre d'auto^aphes de la célèbre amie de Chateaubriand; ces autographes présentaient cette particularité que les caractères en avaient été tracés au crayon sur des ardoises où ils avaient été fixés à l'aide d'un mordant chimique.
On a tout lieu de supposer que c'est à l'époque où Mme Récamier était devenue presque aphone qu'elle se servit de ce moyen de converser avec ses familiers.
Inutile d'ajouter que c'est sous toutes réserves que nous rapportons l'anecdote.