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sa nièce, à s'occuper d'elle-même et moins encore à en occuper les autres.
Cependant, en 1832, des symptômes fâcheux avaient mis en- éveil la sollicitude de ses proches. Ils commencèrent à s'inquiéter d'une toux opiniâtre et d'une extinction de voix subite, qui durait souvent plusieurs heures, à laquelle se joignait parfois un spasme nerveux du larynx, provoquant de véritables crises d'étouffements et qui faisait redouter une affection grave des voies respiratoires (1).
Les médecins consultés se rangeaient à ce dernier avis; seul le docteur Récamier persistait à affirmer que tous ces phénomènes étaient d'ordre nerveux et qu'il n'y avait nullement lieu de s'alarmer. L'événement lui donna raison : peu à peu les symptômes s'amendèrent et la santé de Mme Récamier se rétablit (2).
1. D'une lettre écrite le 21 août (1832) et que M. Herriot a publiée le premier, dans une thèse très remarquée {Mme Récamier et ses amis), nous extrayons ce passage : « ... J'ai cru mourir hier et aujourd'hui; j'ai eu des crises de nerfs et des étouffements qui me donnèrent l'agréable sensation d'être étranglée... » S'agissait-il d'un spasme hystériforme, nous n'osons nous prononcer, mais cela ressemble fort à la home que vous savez.
2. Nous tenons de M. Voisin, le libraire très informé, une curieuse anecdote, qui se rapporte à cette période de la vie de IVlme Récamier. Lors d'une vente où furent dispersés
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