CHAPITRE X
Un portrait et une histoire
J'ai eu plusieurs fois l’occasion de nommer l’ancien évêque, le Père Dordillon, « Monseigneur », ainsi qu'on l'appelle encore universellement, vicaire apostolique. des îles Marquises et évêque in partibus de Cambysopolis. Dans toutes les îles, parmi toutes les classes et toutes les races, on se souvient avec affection et respect de ce vieillard aimable, fin et enjoué. Son influence sur les indigènes était souveraine. Ils le considéraient comme le plus grand des hommes — plus grand qu'un amiral! — lui confiaient leur argent en garde, lui demandaient conseil dans leurs entreprises, et n'auraient pas planté un arbre sur leurs propres terres sans l'approbation du père des îles. Durant l'exode des Français, il resta seul pour représenter l'Europe, habitant la Résidence et gouvernant par l'intermédiaire de Temoana. Les premières routes furent faites sous ses auspices, et à sa requête. La vieille route qui va de Hatiheu à Anaho fut commencée de chaque côté afin de faire une promenade du soir agréable et fut menée à bien en exploitant la rivalité des deux villages. Le prêtre vantait à Hatiheu les progrès faits à Anaho et disait à la population d'Anaho : « Si vous ne prenez garde, vos voisins auront franchi la colline avant que vous ne soyez même parvenus au sommet ! » On ne pourrait faire de même aujourd'hui ; on le pouvait alors ; la mortalité, l'opium
et la dépopulation n'étaient pas arrivés au degré actuel. Les habitants de Hatiheu rivalisaient d'élégance, et avaient coutume de s’en aller, par bandes, dans la fraîcheur des soirs, canotant et ramant dans la baie. Il y a une apparence de vérité dans l'opinion commune qui veut que le double règne de Temoana et de l’évêque ait été le dernier et fugitif âge d'or des îles Marquises. Mais le pouvoir civil fut rétabli, la mission fut mise à la porte de la Résidence en vingt-quatre heures de temps, de nouvelles méthodes survinrent, et ce fut la fin de l’âge d’or quel qu'il fût ! C’est la preuve la plus évidente du prestige du Père Dordillon, d'avoir survécu, sans rien y perdre, à cette brusque déposition.
Sa méthode avec les indigènes était d'une extrême douceur. Il jouait toujours, parmi ces enfants barbares, le rôle du père indulgent ; et il avait soin d'observer dans les moindres choses l'étiquette marquisane. Ainsi dans le singulier système de parenté artificielle, l'évêque avait été adopté par Vaekehu comme un petitfils; Miss Fisher de Hatiheu, comme une fille. De ce jour, Monseigneur s’adressa toujours à la jeune femme comme à sa mère, et terminait ses lettres avec les formalités d'un fils respectueux. Avec les Européens, il se montrait strict jusqu'à friser la sévérité. Il ne faisait pas de distinction pour les hérétiques avec qui il était en termes amicaux ; mais il entendait que les règles de son église fussent observées ; et une fois, au moins, il fit jeter un blanc en prison pour avoir profané un jour saint. Mais, même cette rigueur, si intolérable à des laïques, si irritante pour les Protestants, ne put ébranler sa popularité. Nous la mesurerons mieux encore par des exemples de chez nous : nous avons tous connu, plus ou moins, quelque pasteur de la vieille école, en Ecosse, strict observatèur du sabbat, formaliste de la loi, prise à la lettre, qui, dans sa vie privée, n'en était pas moins modeste, naïf, de bonne humeur et joyeux. Voilà le genre d'homme que semble avoir été le
Père Dordillon. Et sa popularité résista à une pire épreuve. Il avait la réputation, probablement méritée, d'un homme avisé en affaires, et sachant maintenir l'équilibre dans le budget de la mission. Rien n’expose à autant de ressentiments que la religion s'immisçant dans le commerce ; mais les commerçants rivaux eux- .mêmes parlaient avec respect de Monseigneur. C'est dans l'histoire de ses derniers jours que son caractère se dessine le mieux. Il vint un temps où, sa vue baissant, il dut renoncer à ses travaux littéraires : ses hymnes, ses grammaires, ses dictionnaires marquisans, ses journaux scientifiques, ses vies de saints, et ses poésies religieuses. Il se chercha des intérêts nouveaux : se lança dans ile jardinage, et tout le jour on put le voir avec la bêche et l'arrosoir, courant entre les plates-bandes avec une ardeur d'enfant! Un pas de. plus dans le déclin, et il dut abandonner aussi son jardin. Instantanément, une nouvelle occupation fut imaginée, et on le vit, assis à la mission, découpant des fleurs et des guirlandes en papier. Son diocèse était trop étroit pour son activité; toutes les églises des Marquises furent décorées de l'ouvrage de ses mains, et toujours il fallait en faire de nouveau. « Ah! disait-il en souriant, quand je ne serai plus, quel bon temps vous passerez à mettre en ordre tout mon fatras! » Il était mort depuis six mois environ, mais j'eus le plaisir de voir quelques-uns de ses trophées encore exposés, et je les contemplai avec un sourire, tribut qu'il aurait préféré (si j'ai bien compris son heureux caractère) à d'inutiles larmes. La maladie continua progressivement de le réduire à l'inaction; lui qui avait si vaillamment escaladé les rudes rochers des Marquises, apportant la paix aux élans belliqueux, fut pendant quelque temps encore porté sur une chaise de la mission à l'église, et finalement confiné au lit, immobilisé par l’hydropisie et tourmenté par une sciatique et des ulcères. C'est là qu'il demeura couché deux mois
durant sans se plaindre ; et le 11 janvier 1888, dans la soixante-dix-neuvième année de sa vie et la trentequatrième de ses travaux dans les îles Marquises, il rendit l’âme.
Ceux qui trouvent un plaisir à entendre décrier les Missions tant catholiques que protestantes, ne le trouveront pas dans mes pages. Catholiques et protestants, malgré toutes leurs imperfections, avec toute leur absence de candeur, d'esprit, de sens commun, les missionnaires demeurent les blancs les plus utiles et les meilleurs du Pacifique. Ce sujet nous suivra jusqu'au bout, mais un de ses côtés peut parfaitement être traité ici. Les missionnaires mariés ou célibataires ont chacun leurs avantages et leurs défauts propres. Le missionnaire marié, pris dans son aspect le meilleur, peut offrir au naturel ce qu'il a grand besoin de voir : un tableau élevé de la vie domestique ; mais la femme attachée à ses côtés tend à le garder en contact avec l'Europe, et moins avec la Polynésie et à introduire des coutumes paroissiales qu'il vaudrait bien mieux oublier. Ainsi, l'esprit de la femme missionnaire est continuellement occupé de toilettes! Elle comprend difficilement qu'aucun costume puisse être convenable en dehors de ceux de Clapham Common; et pour satisfaire à ce préjugé, l’indigène s'engage dans des dépenses superflues, son esprit s’imprègne des morbidités de l’Europe, et sa santé se trouve en danger.
Le missionnaire célibataire, d'autre part, et que ce soit un bien ou un mal, tombe facilement dans les manières de vivre du pays; à quoi il ajoute, ce qui est généralement la marque d’un célibataire libre de ses actes, ou un héritage des saints du Moyen Age : je veux dire, la négligence dans ses habitudes et la malpropreté sur sa personne. En cela, bien entendu, il y a des degrés ; et la religieuse (naturellement, et c'est tout à son honneur) est pimpante comme une dame au bal. Pour le régime, il n'y a rien à dire — il doit surprendre
et choquer le Polynésien — mais pour l'adoption dés coutumes indigènes, c'est autre chose.
« Chaque pays a ses coutumes », disait Stanislas: c'est la tâche délicate du missionnaire de les modifier : et plus il le fera en voyant les choses du dedans, et en se plaçant au point de vue indigène, meilleure sera sa besogne ; et là, je crois que les catholiques ont parfois l'avantage ; dans le vicariat de Dordillon, ils l'avaient certainement. J'ai entendu blâmer l'évêque à cause de son indulgence pour les naturels, et parce qu'il ne sévissait pas avec une énergie suffisante contre le cannibalisme. C'était une forme de sa politique de vivre parmi les insulaires comme un frère aîné; de suivre, là où il pouvait ; de diriger, là où il fallait ; de ne jamais forcer ; et d'encourager le développement des coutumes nouvelles au lieu de déraciner violemment les anciennes. Et tout irait bien mieux à la longue, si cette politique était généralement appliquée.
On pourrait croire les missionnaires indigènes plus - indulgents; mais c’est tout le contraire. Le balai neuf emporte tout; et le missionnaire blanc d'aujourd'hui est souvent embarrassé par la bigoterie de son coadjuteur indigène. Comment s'attendre à autre chose ? Dans quelques îles, la sorcellerie, la polygamie, les sacrifices humains et l'usage du tabac ont été prohibés, l'habillement des naturels transformé; et, lui-même, fortement mis en garde contre des sectes de chrétienneté rivales; et tout cela par le même homme, au même moment et avec une égale autorité. Quel critérium aidera le nouveau converti à distinguer l'essentiel du superflu ?
Il avale l'élixir tel quel; il n’y a eu aucun effort d'intelligence, aucune instruction, et sauf un motif brutal d'utilité quant aux prohibitions, aucun progrès. Pour rappeler les choses par leur nom, c'est là enseigner de la superstition. Il est regrettable de devoir employer ce mot ; si peu de personnes ont lu l'histoire,
si peu ont jeté même un coup d'œil sur de petits manuels d’athéisme, que la majorité va s'empresser de conclure et décréter que toute la peine est perdue. Et loin de là : ces superstitions semi-spontanées, variant suivant la secte des évangélistes primitifs, et les coutumes de l’île, se trouvent être, en pratique, extrêmement fécondes ; et, en particulier, ceux qui les ont apprises et s'en vont pour les enseigner à leur tour, offrent un exemple au monde. Le plus beau spécimen du héros chrétien que j'aie jamais rencontré était un de ces missionnaires indigènes. Il avait sauvé deux vies au péril de la sienne; comme Nathan, il avait bravé un tyran à l'heure du sang. Quand toute une population prit la fuite, lui seul demeura à son poste; et dans les épreuves intimes auxquelles le public demeure étranger, sa conduite emplissait le spectateur de sympathie et d'intérêt. Un pauvre petit homme souriant et laborieux, semblait-il; et vous doutiez s’il y avait en lui rien de plus que ce qu'il possédait réellement en trop grande abondance : la complaisance et la bonté!.
Or les seuls concurrents de Monseigneur et de sa Mission des Marquises furent certains de ces évangélistes à peau brune, natifs de Hawaï. J'ignore ce qu'ils pensaient du Père Dordillon; ils sont la seule classe que je n'aie pas interrogée ; mais je soupçonne le prélat de les avoir regardés de travers, car il était éminemment humain. Pendant mon séjour à Taï-o-hae, le temps des vacances annuelles arriva pour l’école des filles ; et une vraie flotte de baleinières arriva de Uapu, afin de rapatrier les jeunes filles de cette île. A bord de l'une d'elles se trouvait Kauwealoha, l’un des pasteurs, un vieux gentleman, beau et rude, de ce type léonin si répandu à Hawaï. Il me fit une visite sur le Casco et me raconta l’histoire d’un de ses collègues,
1. Il s'agit ici de Maka, le missionnaire hawaïen, de Butaritari, dans les Gilbert.
Kekela, missionnaire dans la grande île cannibale de Hiva-oa. Peu après la visite d’un négrier péruvien, venu pour enlever des enfants, me dit-il, les bateaux d'un baleinier américain, ayant relâché dans une baie de cette ile, furent attaqués et échappèrent à grandpeine, abandonnant leur contre-maître, un Mr. Whalon, entre les mains des naturels. Le captif, les bras liés derrière le dos, fut jeté ainsi dans une maison; et le chef annonça la capture à Kekela. Et, ici, je commence à transcrire la version de Kauwealoha; c'est un bon spécimen d'anglais canaque:; et le lecteur est invité à se l’imaginer débité avec une emphase violente et une pantomime parlante :
‘I got ‘ Melican mate’, the chief he say. What you go do ‘ Melican mate ?’ Kekela he say. ‘I go make fire, I go kill, I go eat him, he say ‘ you come to-mollow eat piece ‘’. ‘I not want eat Melican mate !’ Kekela he say; ‘why you want ?" ‘This bad shippee, this slave shippee’, the chief he say. ‘One time a shippee he come from Pelu, he take away plenty Kanaka, he take away my son. ‘ Melican mate he bad man. I go eat him; you eat piece”. I no want ‘ Melican mate!” Kekela he say ;: and he cly — all night he cly! To-mollo Kekela he get up, he put on blackee coat, he go see chief ; he see Missa Whela, him hand tie’ like this (Pantomime) Kekela he cly. He say chief : — ‘Chief, you like things of mine ? you like wahle-boat ?’ ‘Yes’, he say. ‘ You like fileam?’ (fire-arms). ‘ Yes’, he say. ‘ You like blackee coat ?”.‘ Yes’, he say. Kekela h take Missa Whela by he shoul’a (shoulder), he take him light out house ; he give chief he whale-boat, he file-a'’m, he blackee coat. He take Missa Whela he house, make him sit down with he wife and chil'en. Missa Whela all-the-same pelison (prison); he wife, he chil'en in Amelica ; he cly — Oh, he cly. Kekela he solly. One day Kekela he see ship. (Pantomime.) He say Missa Whela, Ma” Whala ? ‘ Missa
Whela he say, ‘Yes’, Kanaka they begin go down beach. Kekela he get eleven Kanaka, got oa” (oars), get evely thing. He say Missa Whela, ‘ Now you go quick.” They jump in whale-boat. ‘ Now you low!” Kekela he say : ‘ you low quick, quick!” (Violent pantomime, and a change indicating that the narrator has left the boat and returned to the beach.) AIl the Kanaka they say, How. ‘ Melican mate he go away ?’ — jump in baot ; low afta. (Violent pantomime and change again to boat.) Kekela he say,’ Low quick!”
1. « Je tiens le contre-maître ’Mélicain », le chef, il dit. — « Quoi vous faire de contre-maître 'Mélicain ? » Kekela il dit. — « Je vais faire du feu, je vais le tuer, je vais le manger », il dit : — « vous venir
demain manger morceau. » — « Moi, pas besoin manger contre-maître ‘Mélicain » Kekela il dit : « pourquoi vous avoir besoin ? » — « Ce méchant bâteau, ce bâteau d'esclave », le chef il dit. « Une fois un bâteau, il vint de Pelu, il emporta beaucoup de canaques, il emmena mon fils. Le contre-maître, 'Mélicain, lui, méchant homme. Je vais le manger; vous mangerez morceau. » — « Je n'ai pas besoin manger contre-maître 'Mélicain » Kekela, il dit : et il pleu’a ! toute la nuit, il pleu’a ! — Le lendemain, Kekela il se leva, il mit des habits noirs, il alla voir chef; il vit Missa Whela, ses mains attachées comme cela. (Pantomime.) Kekela, il pleu'a. Il dit à chef : « Chef vous aimer choses à moi? vous aimer baleinière ? » — « Oui », il dit. — « vous, aimer almes-à-feu ? » (armes-à-feu). — « Oui », il dit. — « vous, aimer habits noirs ? » — « Oui », il dit. Kekela, il prit Missa Whela par les épaules, et le poussa hors de la maison; il donna à chef baleinière à lui, almesà-feu à lui, habits noirs à lui. Il emmena Missa Whela dans maison à lui, fit asseoir lui avec femme et enfants à lui. Missa Whela, tout de même en pelison (prison) femme à lui enfants à lui en Amélique! lui pleu'er! Kekela, lui tliste! Un jour Kekela, lui voir bâteau. (Pantomime.) Il dit Missa Whela : « Ma ‘’Whela? » Missa Whela, il dit : « Oui. » Canaques eux commencent à descendre à terre. Kekela, il prend onze Canaques, il prend avilons (avirons), il prend tout. Il dit Missa Whela : « Maintenant, vous allez vite. » Ils sautent dans baleinière. « Maintenant, vous lamer » (ramer). Kekela, il dit : « vous, lamer, vite, vite. » (Violente pantomimè, et un changement à vue, indiquant que le narrateur avait quitté le bateau et gagné la terre.) Tous les canaques disent : « Quoi! contre-maître Mélicain, lui partir! » — sauter dans bâteau et — lamer après. (Violente pantomime et de nouveau dans le bateau ) Kekela, il dit : « Lame vite! »
Je crois qu'à ce moment, la pantomime de Kauwealoha m'avait déconcerté; je ne me souviens plus de son ipsissima verba ; et je puis seulement ajouter, dans mon propre style, bien moins pittoresque, que le navire fut atteint, Mr. Whalon pris à bord, et que Kekela retourna à ses fonctions parmi les cannibales. Mais quelle injustice de traduire les bégaiements d’un étranger dans une langue imparfaitement connue! Un lecteur superficiel pourrait regarder Kauwealoha et son collègue comme des types d'aimables babouins ; mais j'ai là un antidote. Pour récompenser son acte de courageuse charité, le gouvernement américain fit don à Kekela d’une somme d'argent, et le Président Lincoln lui offrit personnellement une montre en or. De sa lettre de remerciements, écrite dans sa propre langue, je donne l'extrait suivant. Je n’envie pas l’homme qui pourra le lire sans émotion :
« Quand je vis l’un de vos compatriotes, un citoyen de votre grande nation, brutalisé et au moment d’être cuit et mangé, comme un porc est mangé, je courus pour le sauver, plein de pitié et de douleur à la vue de la mauvaise action qu'allaient commettre ces gens, encore plongés dans les ténèbres de l'esprit. Je donnai mon bateau en échange de la vie de l'étranger. Ce bateau venait de James Hunnewell, c'était un don de l'amitié. Il devint la rançon de ce compatriote à vous afin qu'il ne fût pas mangé par les sauvages qui ne connaissaient pas Jéhovah. C'était Mr. Whalon, et cela se passait le 14 janvier 1864.
Quant à la bonne action que j'ai faite en sauvant Mr. Whalon, elle est le fruit d’une semence venue de votre grand pays, apportée par certains de vos compatriotes qui avaient reçu l'amour de Dieu. Elle a été plantée dans Hawaï et je l'ai transplantée dans ce pays, et dans ces régions obscures, afin qu'ils connussent la source de tout ce qui est bon et vrai, c'est-à-dire l'amour :
1° L'amour de Jéhovah.
2° L'amour de soi.
3° L'amour du prochain.
Si un homme possède ces trois choses suffisamment, il est bon et saint, comme son Dieu Jéhovah, dans son triple caractère (Père, Fils et Saint-Esprit), un en trois personnes, et trois personnes en une seule. S'il en a deux et pas la troisième, ce n'est pas bien; s’ilen a une et que les deux autres lui manquent, ceci, en vérité, n'est pas bien; mais s'il chérit les trois, alors il est réellement saint, selon la Bible.
C'est là une grande chose e: dont votre nation peut se glorifier à la face de toutes les nations de la terre. De votre grand pays, la semence la plus précieuse a été apportée au pays des ténèbres. Elle y a été implantée non à l'aide de fusils, d'hommes de guerre et de menaces, elle a été plantée. par l'intermédiaire des ignorants, des négligés, des méconnus. Telle fut l’introduction de la Parole de Dieu Tout-Puissant dans ce groupe de Nuuhiwa. Grande est ma dette envers les Américains qui m'ont enseigné toutes choses ayant trait à cette vie et à celle qui doit venir.
Comment reconnaîtrai-je votre grande bonté envers moi ? Ainsi David le demandait-il à Jéhovah, et ainsi je vous le demande, à vous, le Président des Etats-Unis ? Et voici tout ce que je puis vous donner au retour — c'est ce que j'ai reçu du Seigneur — l'amour —
(aloha). »